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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 09:14

 

 

 

 

 

 

Documentaire terrifiant qui montre la continuité du régime indonésien depuis le massacre de 500 000 à un million de personnes supposées communistes en 1965. Joshua Oppenheimer dresse le "portrait de l'Indonésie d'aujourd'hui. Un pays gangrené jusqu'à l'os par des groupes paramilitaires fascisants, ressemblant étrangement à ceux qui, il y a près d'un demi-siècle, se sont chargés du carnage."

 

Les Jeunesses Pancala accueillent près de 3 millions de membres...

 

Ce film est une descente au plus profond de l'abysse de l'abjection humaine.

 

 

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Source : Telerama 

 

 

On est d'abord frappé de stupeur. Tout paraît choquant, effarant, obscène. Est-ce un canular de mauvais goût ? Une farce kitsch et trash dans l'archipel indonésien ? Une chose est sûre : ces presque deux heures passées en compagnie de tortionnaires relèvent de l'expérience extrême... Octobre 1965. L'armée prend le pouvoir à Jakarta. Pendant plus d'un an, la junte extermine les membres et sympathisants du Parti communiste local : entre cinq cent mille et un million de personnes, selon les estimations.


Pour raconter ce génocide oublié, le documentariste américain Joshua Oppenheimer se tourne vers les rares survivants, qui refusent de parler, trop dangereux. Ce diplômé de Harvard part alors à la rencontre des tueurs eux-mêmes, toujours bien en cour dans l'Indonésie d'aujourd'hui : une poignée de mafieux psychopathes, ravis de se vautrer dans leurs souvenirs sanglants. Il leur propose de rejouer leurs crimes dans des mises en scène de leur choix. Le dispositif enthousiasme le leader des sadiques, un certain Anwar Congo, crinière chenue et silhouette juvénile dans ses costumes en lin, soucieux de son élégance jusque sur les lieux de supplice où il évoque, comme d'autres le bon vieux temps, sa méthode pour tuer sans « tacher ». Il s'agit, dit-il, de « montrer la vérité ». Quitte à l'habiller de chimères pour divertir le public.


Au dépouillement des scènes de torture ou d'exécution répondent ainsi d'extravagantes séquences musicales et dansées — sommet de bouffonnerie exotique — où des danseuses emplumées se dandinent sur fond de jungle luxuriante. Très dérangeante, cette collusion-collision entre le réel et la fiction ne stylise pourtant pas l'horreur. Elle en révèle au contraire la face la plus crue, en donnant accès, via leur imaginaire, au point de vue des assassins. Et à leur sentiment d'impunité. A mesure que ses « personnages » fanfaronnent, exposent leur abjection comme un trophée, se glissent même dans la peau de leurs victimes, on sent croître la stupéfaction de l'Américain. Il ira cependant au bout de la noirceur, pour découvrir ce que cache l'exhibition du mal.


Dans cet exercice de cinéma-vérité, il n'y a pas plus de voix off (pour nous dire quand il convient de s'indigner) que de complaisance. Fallait-il filmer la reconstitution de la mise à sac d'un village, à laquelle sont « conviés » des enfants terrifiés ? Dans S21, La Machine de mort khmère rouge, Rithy Panh avait choisi l'épure pour confronter bourreaux et rescapés du génocide cambodgien. En laissant les assassins recourir au sensationnalisme, Joshua Oppenheimer vise paradoxalement le même but : faire remonter le massacre des profondeurs de l'Histoire. Comme de la bile.

 

 

(...)

 

Descente sans filet dans les bas-fonds de l'âme humaine, (...) Congo et sa clique se prennent pour des « gangsters » de films, homologues asiatiques des héros de Martin Scorsese ou de Francis Coppola. Entre leurs mains, le cinéma est une plaisante façon de tenir le réel (et ses fantômes) à distance. Pour Joshua Oppenheimer, c'est au contraire un instrument cathartique qui démasque et met à nu.


En creux, il y a aussi le portrait de l'Indonésie d'aujourd'hui. Un pays gangrené jusqu'à l'os par des groupes paramilitaires fascisants, ressemblant étrangement à ceux qui, il y a près d'un demi-siècle, se sont chargés du carnage. Voir The Act of killing est une entreprise à risque. Celui de désespérer du genre humain. — M.B.

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Ciné - Vidéo - Radio
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:00

 

 

Un peu de géographie. Connaissiez-vous les îles de Nauru (Micronésie) et Niue

 

 

 

Les paradis fiscaux. Enquête sur les ravages de la finance néolibérale, par Nicholas Shaxson

André Versaille éditeur, 2012, 381 p., 19,90 euros.

 

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Christian Chavagneux
Alternatives Economiques n° 314 - juin 2012

 

Si le sujet des paradis fiscaux vous intéresse, vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre. Publié l'an dernier en anglais, voici déjà la version française de l'admirable travail d'enquête réalisé par le journaliste Nicholas Shaxson, agrémenté qui plus est d'un chapitre original pour dénoncer les turpides du Luxembourg. On ne peut que résumer ici les commentaires que l'on faisait déjà à la sortie du livre (Alternatives Economiques n° 299, février 2011) et attirer l'attention sur un travail qui confirme le rôle crucial des paradis fiscaux dans le fonctionnement de la mondialisation à partir de nombreuses informations passionnantes, sans oublier, témoignages à l'appui, l'ambiance d'omerta qui règne dans plusieurs de ces territoires.

 

Lire l'article de La vie des idées : Un siècle d'évasion fiscale - Arnad Bourgain et Skerdilajda Zanaj

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Bibliothèque et star système
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 17:00

 

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'unE par siècle

 

 

              bof 

♥♥              ah ouais quand même (bien)

♥♥♥              top (très bien)

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 

 

Non il ne s'agit pas à vrai dire d'Angela l'allemande. 


Je suis de la génération d'Angela Davis, celle du documentaire, avec quelques années de moins. Elle pourrait être ma soeur aînée, ce qu'elle fut d'une certain façon.


D'ailleurs, elle et moi, nous avions beaucoup d'atomes crochus, en particulier...au niveau des cheveux !


Plus sérieusement, deux aspects me semblent prépondérants à la sortie de ce film.


D'abord, il rappelle le contexte d'apartheid de l'époque aux USA, que nous avons trop tendance oublier, qui caractérisait la condition des Noirs. Et la violence idéologique et politique du pouvoir blanc.


Ensuite, ce qui me semble le plus frappant, c'est le renversement de tendance que nous connaissons actuellement avec la période des années 60 marquée dans le monde occidental par une lutte pour la conquête de droits - civiques aux USA -, sociaux en France et en Europe.


Ainsi quand la gauche progressiste occupait la rue au nom de l'égalité et des libertés collectives; aujourd'hui les forces conservatrices défilent sur le pavé, pour manifester leur opposition au nom du respect de leurs valeurs traditionnelles, à une communauté réclamant l'égalité des droits (Mariage pour tous).

 

Entre ces deux décennies, il n'y a jamais eu que quarante ans qui se sont écoulés, mais Angela est toujours là.

 

Fascinante Angela; d'hier et d'aujourd'hui.

 

Plume Solidaire

 

 


Free Angela Bande annonce du film par LE-PETIT-BULLETIN

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Petites conférences...

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Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

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Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

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Le logement social à Paris 
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Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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