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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:00

 

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Revue de presse internationale de Claude Guibal en ces temps de manifestations en France

22.04.2013 - 07:24

 

Miroir miroir mon beau miroir, dis moi si je suis la plus belle... Si la France, ce matin, se regardait dans son miroir, celui que lui tend la presse internationale en ce lendemain de manifestation contre et pour le mariage pour tous, que verrait-elle?

 

Elle verrait deux visages, ceux avec lesquels les médias du monde entier tentent d'incarner le débat français. Il y a -sans suprise - celui de Frigide Barjot, l'ex-noctambule autoproclamée "attachée de presse de Jésus", comme la décrit The Guardian.

 

Et puis il y a le visage tuméfié, fracturé, édenté de Wilfried de Bruijn, cet homosexuel violemment agressé, la semaine dernière, à Paris, avec son compagnon.

 

Si la France lisait le New York Times, qu'apprendrait-elle encore sur elle-même.? Eh bien qu'elle est - que nous sommes en fait - un vieux pays "très majoritairement catholique romain, au conservatisme profondément ancré" dans toutes les strates de la société. Pour le quotidien  El Pais," la France, le pays qui a inventé les droits de l'homme, est un pays replié sur lui même, peureux, et dans lequel prolifèrent les phobies."  Le journal espagnol continue...

"L'islamophobie, reprend-il, a inondé la dernière campagne électorale. Le racisme, la xénophobie et surtout la phobie des Roms, font désormais partie du langage courant". Et c'est donc au tour de l'homophobie de flamber, explique le journal.

 

En Nouvelle-Zelande, c'est la perplexité, l'incompréhension qui domine. La semaine dernière, le mariage homosexuel y a été légalisé dans un parlement où le public et nombre de députés présents ont entamé un chant, un vieux chant maori  dont les dernières paroles sont "Je pourrais mourir d'amour pour toi". Le New Zealand Herald raconte un débat, marqué par l'humour et la profondeur, or en France, souligne-t-il, les députés, à l'inverse, ont failli en venir aux mains dans l'hémicycle, dans un pays divisé par un discours extrême, haineux de part et d'autres, pro et anti-mariage gay.

 

Car voilà bien ce qui perturbe la presse internationale lorsqu'elle décrit la France, au moment où elle s'apprête à voter, cette loi, qui selon le Guardian, est quand même la plus importante réforme sociale que le pays aura connu depuis l'abolition de la peine de mort en 1981. Ce qui choque, c'est la violence renvoyée par un pays jusqu'ici décrit comme le champion de la laïcité, un pays aussi célèbre pour sa conception très relâchée des questions relevant des mœurs et de la vie privée, note le premier quotidien néo zélandais.

 

Ce qui choque, encore, c'est la pauvreté apparente du débat public français. Quand les uns accusent le gouvernement de tuer des enfants en cas de légalisation de l'adoption par des homosexuels,  les autres traitent les anti-mariages pour tous de Nazis...

 

L'image renvoyée est celle d'un pays sectaire, incapable de se montrer à la hauteur de sa  tradition de débat intellectuel. Cela tient, peut être, à ce que le Huffington Post qualifie de "coup de génie politique", cet artifice qui depuis le début lie uniquement le mariage homosexuel avec la tradition et l'obsession française d'égalité.  Mariage pour tous, la formule est sublime, insiste le Huffington Post, "elle place les droits homosexuels au sein de ce qui fonde l'ADN de la France", une république où l'égalité est la valeur première. Sauf que, sauf que, reconnaît le journal en ligne, l'artifice a ses limites, puisqu'il exclut de facto l'idée d'empathie, la reconnaissance de la différence dans la société, les avancées de l'Histoire avec un grand H et la possibilité d'un débat sensible, évidemment perturbant, mais un débat nécessaire dans lequel nombre de français se retrouveraient, davantage, sûrement plus que dans les caricatures qui lui sont renvoyées de toutes parts. 

 

"Je n'irai pas en vacances à Paris, parce que si je marche dans la rue avec une amie, je risque de me faire frapper et me faire tuer parce que je suis lesbienne", écrit Jillian Page, qui tient un blog sur le site de la gazette de Montreal. Voilà donc l'image qui - à lire la presse internationale- est aujourd'hui renvoyée par un pays où les politiques ne se grandissent pas par la qualité de leurs arguments, un pays prisonnier de peurs qui ne disent pas leurs noms, un pays enfin, qui lâche ici sa violence et ses angoisses sur un clivage politique droite-gauche qui s'affronte ainsi sur fond de crise économique, et de faillite de la politique et la gouvernance au sens noble du terme.

 

Alors, il reste peut être à espérer que la France ce matin prenne son miroir et se regarde enfin, sans maquillage et se demande en son for intérieur, miroir, mon beau miroir, dis moi si je suis, si je peux, si je veux encore rester la plus belle...

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 17:00

 

 

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Un jeu bourdieusien

 

L’une de mes marottes consiste à identifier les filles et les fils de, les sœurs et les frères de…Ministre ou de personnalités très proches du pouvoir. Ma liste qui comporte (uniquement) des personnalités médiatiques identifiables par leur patronyme, ne cesse de s’allonger. Citons rapidement de mémoire: Martine Aubry, Pierre Laurent, Jean Pisani-Ferry, Frédéric Lenoir, Olivier Duhamel, Jean Noël Jeanneney, Pierre Joxe, François Chérèque...

 

Il y a les grandes dynasties de l’aristocratie républicaine telles que les familles Missoffe/Panafieu/Sellières; ou Debré, dont j’ai découvert récemment que Guillaume, journaliste à TFI est bien le fils de Jean Louis Debré, actuel Président du Conseil Constitutionnel.

 

Dans la course à la présidence du MEDEF on trouve actuellement Pierre Guattaz, fils d'un ancien président du CNPF (ex Medef) Yvon Guattaz de 1981 à 1986 (lire l'article : Présidence du Medef : pour l'UIMM ce sera Pierre Guattaz).

 

Il y aussi les enfants de personnalités du monde universitaire dont l'oeuvre est internationalement reconnue. Je pense particulièrement à Serge Moscovici - La société contre nature publiée en 1972 -, père de Pierre Moscovici notre actuel Ministre des Finances -; et à Alain Touraine - Sociologie de l'action (1965) -, père de Marie Sol Touraine actuelle Ministre de la Santé.  

 

Un jour la présence du nom Debord accolé à celui de Valérie Rosso, « l’une des snipers de l’UMP, membre de la cellule riposte qui monte au front quotidiennement pour défendre les propositions de Nicolas Sarkozy » m’a interpelé. C’est ainsi que j’ai découvert que Valérie Rosso-Debord est bien apparentée, certes de manière éloignée, à Guy Debord.

 

A ce propos, le 31 mai 2011, elle déclarait dans une interview de Rue89 (lire L’UMP qui monte par la grâce des vieux) que, de Guy Debord, "un cousin éloigné, elle pense qu’il l’aurait ‘haïe’ ".

 

Et pour cause.

 

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Guy Debord. Un art de la guerre

 

du 27 mars 2013 au 13 juillet 2013François-Mitterrand / Grande Galerie

 

Paris, 1953, au fond de la rue de Seine, un jeune homme écrit sur un mur en hautes lettres : NE T RAVAILLEZ JAMAIS !

 

Guy Debord n’a jamais travaillé. Il a beaucoup marché dans les rues de Paris, bu certainement plus que d’autres et a surtout développé dans ses œuvres, écrites ou filmées, les armes théoriques d’une critique sans concession de la société moderne. Les mouvements d’avant-garde dont il fut l’initiateur, l’Internationale lettriste (1952-1957) puis l’Internationale situationniste (1957-1972), furent les points d’appui de cette lutte organisée pour combattre tout ce qui fait entrave à la vie véritablement vécue. À la fois poète, artiste, marxiste révolutionnaire, directeur de revue, cinéaste, Guy Debord fut avant tout le stratège d’une guerre de mouvement contre les faux-semblants de notre société, dont il démontra très tôt et très précisément le mécanisme pervers (La Société du spectacle, Éditions Buchet-Chastel, 1967). C’est sous cet angle de la stratégie que sera abordé le parcours de Guy Debord et de ses compagnons d’armes dans l’exposition que lui consacre la BnF. Son œuvre, son regard et sa pratique seront constamment au centre d’un dispositif qui présentera, époque après époque, les travaux collectifs et individuels de ceux qui unirent leurs efforts pour concevoir une société à leurs yeux moins absurde que le système d’une économie capitaliste marchande, alors en plein essor. 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 15:09

L'affaire commence le 1 mai 2006, le jour de la Fête du Travail.

 

Mettez-vous à la place de cette dame qui ne dort plus depuis quelques jours.

 

Désireuse de rendre service à votre fils, vous acceptez de vous porter caution du loyer de l'appartement de sa compagne pour un bail de 3 ans.


Les années passent sans autres soucis que ceux du moment. Vous travaillez durement et vous mettez un peu de cash de côté pour vos vieux jours.


Quatre ans après la fin de ce bail, vous avez tant bien que mal réussi à économiser 21 700 €.


Et c'est à l'approche du 1 mai 2013, jour de la Fête du Travail, qu'un Huisser fait bloquer votre compte bancaire et menace de vous prélever 17 300 €, vous laissant pour vivre le montant du Revenu de Solidarité Active (483 € par mois).


C'est que, entre le 1 mai 2006 et le presque 1 mai 2013 (7 années), l'eau a coulé sous le pont de la vie du jeune couple : ils se sont séparés et la jeune femme a connu de grandes difficultés financières jusqu'à cumuler 21 700 € d'impayés de facture d'eau et de loyers.


Vous ressentez toujours de l'affection pour la jeune femme, également maman de votre petit fils, et vous ne désirez pas être la source d'ennuis supplémentaires.

 

Alors c'est le coeur triste que vous vous trouvez dans l'obligation de défendre votre pécule amassé à la sueur de votre front.

 

C'est triste parfois la Fête du Travail.

 

Les SCI et les Huissiers aussi, souvent. Mais pas toujours : nous connaissons aussi d'heureux dénouements.

 

 

 


 

 

 

 

Madame ...........

..........................

PARIS 75019

 

 

Tribunal de Grande Instance de Paris

A l’attention de Monsieur le Juge de l’exécution

4, boulevard du Palais

75055 PARIS cedex 01

 

 

Paris le 20 avril 2013

 

 

OBJET : Contestation de la saisie attribution

Lettre recommandée avec accusé de réception

 

Monsieur le Juge,

 

Je suis l’objet d’une saisie-attribution en date du 9 avril 2013 par laquelle il m’est réclamé la somme de 21 713, 70 euros, à la demande de la SCI ............. à Saint .................

 

Dans le cadre de cette procédure, en vertu d’une ordonnance de référé signifiée le 17 novembre 2012, Maître ............ Huissier de Justice a fait procéder à une saisie attribution sur mon compte postal. Le Centre Financier de la Banque Postale m’a fait savoir le 3 avril 2013, qu’il est dans l’obligation de rendre indisponible jusqu’au 22 avril, le solde figurant sur mon compte. La somme bloquée en vertu de cette opposition est fixée à 17 305,88 €, et constitue mon unique patrimoine à l’approche de ma retraite.

 

La saisie attribution est motivée par le fait que j’ai consenti à me porter garante de la location de l’appartement de l’ex compagne de mon fils en 2006. Or le contrat de location a pris effet à compter du 1 mai 2006, pour une période de trois ans, dont le terme était le 30 avril 2009.

 

Je conteste aujourd’hui cette saisie attribution et demande la restitution des sommes dans la mesure où mon engagement de caution est nul.

 

En effet, par application de l’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989, les formalités relatives au cautionnement n’ont pas été respectées ; de sorte que je ne peux être tenue responsable des dettes locatives nées du contrat de location.

  

Dans l’attente d’une réponse de vos services,

 

Veuillez agréer, Monsieur le Juge, l’assurance de ma plus haute considération.

 

 

 

PJ :

  • Dénonciation de saisie-attribution du 9 avril 2013 émis par (...) Huissier de Justice
  • Copie de la contestation de saisie attribution adressée le 20 avril à l'Huissier de Justice 
  • Courrier du Centre Financier du 3 avril 2013
  • Contrat de location du 1 mai 2006

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Lettres logement
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Bonne visite et à bientôt
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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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