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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 18:01

 

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Lettre à Léa : Mary versus Leonarda - 1 

Lettre à Léa : Mary versus Leonarda - 2

Lettre à Léa : Mary versus Leonarda - 3

Lettre à Léa : Mary versus Leonarda - 4 

 

Pour continuer cette série d'articles que je te dédie Chère Léa, j'aimerais que tu écoutes cette chronique de Brice Couturier qui, à mon avis, pose bien les termes du débat sous ses différents et principaux aspects;

 

 

 

 

 

 

 

Cette longue méditation sur ces problématiques, conforte ma position de ne pas faire œuvre de complaisance ni vis-à-vis des étrangers que je reçois, ni à l’égard de celles et ceux qui se tiennent droit dans les bottes de la solidarité universelle obligatoire. Et de ne considérer que l’état du droit français et de ses modalités d’application pour tous les français et étrangers qui peuvent en bénéficier.

 

D'un point de vue juridique : la loi est applicable à toutes et à tous, français ou étrangers.

 

Or Monsieur Dibrani, père d’une famille de six (ou sept ?) enfants a volontairement entraîné les siens dans une situation illégale...Famille accueillie dignement et hébergée aux frais de l'Etat, pendant quatre ans en raison de la lenteur, et du respect des procédures du droit d’asile en France.

 

« A la tête de son comité de soutien, Gérard Guinot s'est battu pendant des années pour que la famille Dibrani obtienne l'asile en France. Mais quand, après que tous les recours furent épuisés, la préfecture de Doubs a entériné son obligation de quitter le territoire au motif qu'elle présentait "d'insuffisantes perspectives d'intégration sociale et économique", il s'est fait une raison ».(Source Le Monde du 17 octobre 2013)

 

Autrement dit, la responsabilité de l'expulsion de cette famille incombait entièrement au père, et non aux services de l'état qui n’ont fait qu’appliquer - maladroitement il est vrai -, le droit français.

 

Leonarda Dibrani étant mineure et placée sous la responsabilité de ses parents, son départ de France est juridiquement fondé. Et cette agitation médiatico politique n’aurait pas eu lieu d’être si elle avait été arrêtée le matin avant son départ ou à l’arrivée de la sortie scolaire à laquelle elle s’était inscrite la veille au soir. Alors même qu’elle s’était distinguée par son absentéisme depuis la rentrée scolaire (source C dans l’air).

 

Moi aussi ma petite Léa, je me suis fait une raison. Pour la famille Leonarda, comme pour les nombreuses personnes que j’ai reçues qui sont dans cette situation.


  

- - - - - - - - -


 

J’achèverai mon aède (je pressens que tu n’as pas ton dico de français à tes côtés), par une devinette et un vœu.


Quel est le pays dans lequel l’application d’une décision légale déchaîne une polémique nationale ?


Quel est le pays dans lequel, à une demi-heure près, ce déchaînement médiatique et politique n’aurait pas eu lieu ?


Quel est le pays dans lequel, pour finir, le chef de l’Etat s’empresse d’inscrire un projet de loi d’accélération des décisions en matière de droit d’asile à l’agenda du Parlement ?


Léa, ce pays s’appelle la France.

 

"La France, a enregistré le dépôt de 55.000 nouvelles demandes d’asile et 6.000 demandes de réexamens, selon des chiffres officiels. La demande d'asile a progressé de 7% en 2012, la cinquième hausse consécutive, précise l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) dans son rapport annuel.


En 2012, l'Ofpra n'a accordé l'asile qu'à 4.348 demandeurs, en baisse de 6%. Environ 15% de ses refus (soit 5.628 dossiers) ont été invalidés par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), ce qui aboutit à un total de près de 10.000 réponses positives, soit 21% du total des demandes contre 25,3% en 2011.

 

A la fin 2012, 177.000 personnes se trouvaient sous la protection de la France" (source Le Point)

 

Les demandes d'asile seront donc traitées plus rapidement et l'immense majorité des demandeurs recevront une réponse négative à leur requête. Contrairement à Mary qui résidait en France depuis plus de 10 ans. 

 

La gauche qu’incarne le Président de l’Assemblée Nationale – « il y a la Loi, oui mais il y a les valeurs avec lesquelles la gauche ne saurait transiger sous peine de perdre son âme » -, n'a peut-être pas encore perdu son âme, mais elle est en bonne voie pour y parvenir.

 

Par exemple, en arguant "qu'il y a des centaines de millions de réfugiés climatiques à venir, dont il va falloir que nous prenions notre part" (Eva Joly - Mots Croisés - 21 octobre 2013).

 

Rappelons aussi quelques chiffres relatifs à l'immigration : 

 

En moyenne par an:

  • 200 000 personnes entrent sur le territoire en situation régulière,

dont 65 000 étudiants étrangers qui ne viennent pas essentiellement du sud mais des USA, et de nations émergentes (Brésil), dont il ne reste que 15% après 5 ans, sur le territoire français

 

  • 32 000 régularisations
  • 100 000 attributions de la nationalité française.


Soit au total : 332 000 personnes

 

 

Plus de 100 000 personnes sortent du territoire, comprenant celles des français.

 

 

- - - - - - - - 


 

 

 

 

Voilà c'est fini Léa. Maintenant tu es en possession de quelques éléments de réflexion sur la question du droit d'asile, qu'il faut bien distinguer de la politique d'immigration, et tu disposes d'un témoignage très concret de l'expérience  d'un écrivain public, concernant un nombre réduit de personnes, qui appartiennent à une population immigrée nombreuse.

 

Tu vas pouvoir commencer à réfléchir sur les aspects humanitaires, économiques, juridiques, démographiques; ainsi que sur les caractéristiques des différentes catégories de populations immigrées (étudiants, réfugiés, régularisés, naturalisés, regroupement familial, expulsions...). Je n'ai pas abordé, comme tu as pu le constater, la question culturelle et plus particulièrement (cultuelle) religieuse, sur laquelle tu vas pouvoir entamer des recherches fécondes.

 


 

Enfin Léa, je voudrais te demander un petit service s'il te plaît : pourrais-tu écrire un poème pour Mary aussi émouvant que celui que tu as écris pour Leonarda ?

 

Et si tu es d'accord, je te propose d'aller plus loin. Chaque semaine, chère Léa, je t'adresserais de nouveaux courriers comme celui j'ai rédigé pour Mary, et toi tu écrirais un nouveau poème que je publierais sur Plumeacide.


Dans l’attente du plaisir de te lire Chère Léa.

 

Si tu veux aller plus loin dans la réflexion, je te suggère d'écouter la seconde partie des Matins de France Culture -  ouverte par la chronique de Brice Couturier (elle ne dure que 19 minutes):

 

 

 

 

 

Plume Solidaire

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Chronique des permanences
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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 10:18

 

 

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Source : Telerama 

 

Malheureuse identité française, malmenée par l'obsession communautaire. Pourtant, un « vivre-ensemble » est possible.

 

Dans une conférence donnée le 3 octobre dernier à Lyon, Alain Finkiel­kraut décrivait avec brio comment le thème de l'identité française et, au-delà, européenne, l'a pris au dépourvu – « l'appartenance » ayant été pour lui d'abord politique, et le questionnement identitaire réduit à « la part juive de son être »–,Finkielkraut dit s'être peu préoccupé de la France, se jugeant simplement redevable d'une « dette à l'égard de la langue, de la littérature, de l'école française ». Mais voilà que, trente-cinq ans après Roland Barthes, découvrant sur le tard que« la langue peut mourir », le philosophe perçoit une double menace, celle de la « totale disparition du surmoi littéraire chez les élites », et celle des conflits que recèle une société ouverte et « multiculturelle ». Malheureux que le thème de l'identité ait été capté par l'extrême droite, il juge urgent de poser une nouvelle fois les questions qui le hantent. Que faire de ce que nous sommes ? Sommes-nous capables d'hériter et de transmettre ? Et que répondre à ceux qui nous demandent de passer à autre chose ?

Deux cent quinze pages plus loin, nous sommes sûrs, non d'avoir les réponses, mais d'avoir été stimulés, parfois agacés, souvent séduits par une pensée qui nous prend à contre-pied. Finkielkraut s'empare du « premier symptôme » de la crise identitaire française, « la querelle de la laicïté », une vingtaine d'années batailleuses autour du voile islamique à l'école, pour en faire une analyse décapante. « Le cléricalisme est mort », dit-il. L'époque ne rejoue pas l'affrontement de l'instituteur et du curé, deux groupes s'affrontent aujourd'hui, mais l'un et l'autre... sont laïques ! Héritières de Diderot et surtout de Benjamin Constant, les élites anglo-saxonnes, derrière lesquelles s'engouffrent les islamistes, déclarent que « laïque est l'Etat qui nous permet de conduire notre existence comme nous l'entendons », sans restriction aucune. Aux religieux musulmans qui affirment « ne revendiquer aucun privilège et vouloir simplement que l'école soit à l'image de la société », Finkielkraut oppose donc Jules Ferry qui souhaitait tenir la société à distance... et « le mystique Pascal », éminemment laïque puisqu'il avait « circonscrit et sécularisé le territoire de l'esprit ».

Pourquoi cette exception française, qui a abouti à la double interdiction du foulard à l'école et du voile intégral dans l'espace public ? Pas pour un principe d'égalité entre les hommes et les femmes, puisque les autres démocraties, qui tolèrent le voile, ne sont pas moins égalitaires, mais parce que le voile « coupe le monde en deux en séparant les sexes ». Or, constate Finkiel­kraut, de David Hume à Edith Wharton, les étrangers ont toujours été fascinés par la tradition galante française, la place des femmes dans la conversation, un art de la mixité publique – « La violence dans les quartiers dits sensibles est souvent imputée à l'exclusion sociale. La sociologie dit vrai, bien sûr. Mais dit-elle toute la vérité ? La violence ne serait-elle pas liée aussi à l'exclusion de la féminité et au désert affectif qui en résulte ? »

Tout au long de ce voyage en « identité malheureuse », Alain Finkielkraut entend faire la preuve qu'« on peut éviter le politiquement correct sans tomber dans le politiquement abject » — l'enfer identitaire, nationaliste, raciste, qui conduit à Auschwitz. Face à l'hubris des révolutionnaires de tout poil et à ce qu'il nomme « la guerre des respects », il en appelle à l'aidos« cette restriction de l'estime de soi »,cette modestie qui devrait fonder le « vivre-ensemble ». On en est loin...

 

Le 19/10/2013 - Mise à  jour le 15/10/2013 à  19h27
Vincent Remy - Telerama n° 3327

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Bibliothèque et star système
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 16:33

 

Lettre à Léa : Mary versus Leonarda - 1

Lettre à Léa : Mary versus Leonarda - 2

Lettre à Léa : Mary versus Leonarda - 3

 

 






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Banksy - Ce que nous faisons dans la vie fait écho dans l'Eternité

 

 

 

 

 

Bonjour Léa, comment ça va aujourd'hui ?

 

Puisque je vois que je te passionne, reprenons la suite de ma lettre...

 

Cet aspect moins reluisant de l’immigration en France que je dépeins, issue tu l’auras compris du continent africain, est toujours poussé sous le tapis par la gauche bien pensante.

 

Au slogan de Mai 68, il est interdit d’interdire, elle voudrait substituer celui de l’interdit de dire.

 

J’appartiens à une autre gauche, toute aussi soucieuse des valeurs de solidarité, mais aussi plus réaliste, et qui ne souhaite pas vivre avec la moitié de son cerveau à la lumière des belles actions, et l'autre dans l’obscurité de l'autocensure.

 

Dans ce blog que tu connais, tu as pu lire de nombreuses  situations problématiques de personnes en difficulté avec l'administration, un employeur, un propriétaire de logement...

 

 Je revendique, ô Léa la Douce, le droit de dire la réalité que je vois, rien que cette réalité, mais toute cette réalité *. Et je ne suis en aucune manière suspect de compromission avec celles et ceux qui refusent l'immigration et rejettent globalement les immigrés.

 

Telle est Léa la face obscure de mon activité de l’écrivain public.  C’est le revers de l’immigration, qu’elle soit devenue légale par régularisation au fil des années, ou qu’elle soit toujours clandestine. Elle interroge profondément la conscience citoyenne de l'écrivain public sur le sens de son action.

 

Agissant au cœur de certaines réalités de l’immigration, ayant conscience du niveau d’éducation scolaire, des connaissances et des compétences qu’exige l’insertion sur le marché du travail et l’adaptation à notre société, je me demande concernant nombre de personnes que je reçois, comment elles pourraient combler ce déficit abyssal. Et quel avenir peut être le leur au sein d’un peuple devenu aujourd’hui de plus en plus fermé ou hostile à la présence d’étrangers, pourtant indispensables à notre économie.

 

Même si je sais que notre destin n’est pas déterminé à l’avance, et que chacun dispose de ses propres atouts pour construire un chemin de vie heureux.

 

Prés d’un français sur trois (30%) a un parent ou un grand parent d’origine étrangère. Si l’immigration fait partie de l’histoire de notre peuple, il faut bien reconnaître que les conditions d’accueil des immigrés aujourd’hui ne sont pas en adéquation avec leurs besoins.

 

Or, selon Hervé Le Bras, démographe et historien  « Trois sans papier sur 4 sont venus avec un visa de façon régulière, puis restent en France. » Est-ce normal ?

 

40% des français et la quasi totalité des populations immigrées habitent dans les 25 métropoles d’un pays qui connaît une situation dramatique en matière d'emploi; et un manque cruel de logements sociaux dans les grandes villes. Or 46% des immigrés viennent en France pour des raisons familiales" (source / Mots Croisés du 21 octobre 2013).

 

Et, nous, écrivains publics, ne cessons d’être sollicités pour des problèmes de mal logement, d’accès à un premier logement social de la part de personnes qui sont hébergées aux frais de la République dans des hôtels (à quel prix ?), et de changement de logement pour les familles qui s’agrandissent naturellement. Par ailleurs j’ai quotidiennement connaissance des graves conséquences que ces conditions de vie entraînent sur la scolarité et l’avenir des enfants et des jeunes de ces familles.

 

C’est pour ces motifs que, personnellement ma Chère Léa, je préfère une immigration légale, qui reste généreuse, fidèle aux valeurs de la France que je voudrais digne des personnes qu’elle accueille. Et opposé à l’immigration clandestine, et tout particulièrement celle qui concerne les unions contractées entre immigré(e)s devenu français(es) et étranger vivant au pays d'origine, qui portent préjudice à tous les étrangers qui respectent le droit français et européen.

 

 

- - - - - - - - -

 

 

Plus, j'attends que ce gouvernement se saisisse de la question de l'immigration et de la laïcité, actuellement préemptées par le Front National.

 

Jusqu'à ce que j'y mette un terme définitif, j'ai reçu pendant plusieurs années par l’intermédiaire du formulaire de contact de ce blog, des demandes multiples d'aides financières et d'entrée en France émanant d'enfants et petits enfants d'anciens combattants algériens, qui ne connaissent pas notre pays, auxquels la France ne doit rien, et qui revendiquent un devoir de reconnaissance (pension, titre de séjour, aides sociales) en héritage du courage de leurs ascendants...

 

Dans un esprit républicain, je préférerais que tous les étrangers soient à égalité devant les conditions d'entrée et de séjour en France, d'où qu'ils viennent, de nos anciennes colonies ou d'ailleurs. Les guerres du XXème siècle sont loin, l'empire colonial a disparu depuis plus de 60 ans. La France a un devoir de mémoire à l'égard des peuples qu’elle a colonisés et des hommes qui ont combattu aux côtés de nos pères. Elle ne doit rien à leurs enfants. Et je ne vois pas au nom de quels principes notre pays persévérerait à se laisser culpabiliser, et enchaîner par son histoire coloniale, par des ressortissants de pays devenus indépendants.

 

Les vietnamiens l'ont bien compris et vivent en harmonie avec nous, sans réclamer la dîme post coloniale.

 

Par ailleurs, j’abonde Léa dans le sens d’Alain Finkielkraut, lorsqu’il souligne que l'immigration ne peut en France se justifier pour des raisons démographiques. Nous ne sommes ni l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie qui souffrent d’un déficit démographique. Elle ne doit plus constituer une immigration de population de fait, qui n'a jamais l'objet d'une consultation démocratique des citoyens français.

 

De plus, notre Etat et nos chefs politiques de gauche s'honoreraient s'ils montraient leur volonté de joindre les actes à leurs paroles, en proposant aux populations adultes illettrées résidentes, des politiques d'éducation scolaire, civique, d'accompagnement, et de formation adaptées aux niveaux culturels des étrangers devenus français et des étrangers autorisés au séjour.

 

J'attends de notre gouvernement qu'il prenne les mesures que tout pays d'immigration doit mettre en place, en particulier par une politique d'apprentissage obligatoire de la langue, de l'écriture pour tous les immigrés et étrangers résidant légalement sur notre territoire; financée sur les deniers publics, dispensée par des enseignants qualifiés, et à hauteur des besoins actuels.

 

Comme tu le sais Léa, cette politique serait la volonté en acte de la gauche de s’opposer à l’autoritarisme de l’assimilation – adapte-toi tout seul ou pars - prônée par le Front National, par une véritable politique d’accueil et d’adaptation.

 

Voilà à mes yeux ce que pourrait constituer une politique d'immigration généreuse.

 

Enfin, un écrivain public n'est pas une machine à faire de l'abattage épistolaire. Il ne peut non plus éviter de réfléchir  à la question des identités.

 

Je souhaite que l'identité française - qui n'est pas la pauvre identité nationale sarkoziste, et le néo nationalisme du FN -, et son rôle au sein de la civilisation européenne et occidentale soit clairement assumée, affirmée comme étant fonfée sur notre culture en tant que culture de référence de notre pays pour les étrangers, dans la continuité de son histoire, de ses traditions d’accueil et de ses valeurs républicaines. Ecartant le projet d'une société inclusive, indifférenciée, molle et anomique, refusant le multiculturalisme des cultures cloisonnées et les séparatismes identitaires.

 

En d'autres termes, je rêve à mon âge encore, d'un pays qui assume son histoire, sa culture, ses modes de vie et s'engage dans un véritable contrat du vivre ensemble, unissant français, immigrés et étrangers, dans lequel l'Etat prendra ses responsabilités pour permettre aux immigrés de bien vivre avec nous (et non pas, parmi nous ou à côté de nous), et leur assignera les contreparties qu'ils seront tenus de respecter pour vivre dans notre pays. Je rêve de gouvernements qui auront le courage et la fermeté de faire respecter ce contrat aussi par les français de toutes opinions, maléfiques ou bien pensantes.

 

Voilà à mon sens ce que pourrait constituer les bases d'une entente harmonieuse entre femmes et hommes de cultures différentes, fondées sur un socle de règles communes et partagées. 

 

 

 

*Tel est le sens du dernier livre d’Alain Finkielkraut – « L'identité malheureuse », qui a reçu une volée de bois vert de la part d'un censeur dépositaire patenté de l’histoire de l’immigration; alors qu’il mérite  sinon d’être compris, au moins d’être écouté avec attention…Mais peut-on encore aujourd’hui débattre démocratiquement de l’immigration en France et de ses conséquences sur l'identité française ? Sans être suspect de cautionner les idées du Front National ou de la Droite Forte ?

 

  

- - - - - - - - -

 

 

 Enfin, je ne puis m’empêcher de ma poser la question des arrières pensées des militants du Réseau Education Sans Frontières, qui ont alerté le Parti de Gauche et le site Mediapart, qui sont à l’origine de la médiatisation des conditions de l’arrestation de Leonarda Diabari (source : Le secret des sources – France Culture)

 

Ma chère Léa, nous entrons ici dans le fond de « l’affaire Leonarda », celui dont le sens et les enjeux lui échappent autant que son image étalée à l’encan, comme à toi sans doute et aux milliers de collégiens qui se sont mobilisés à l’initiative des "syndicats étudiants" liés au Parti Socialiste (Fidel, UNEF Lycéens), contre les expulsions des élèves sans papiers scolarisés en France.

 

Avec ses manipulations politiques. Je pense à l’exemple présenté par l’un des invités de l’émission  Le secret des sources, journaliste de l’opposition, qui évoque un tweet lui communiquant le lien avec le blog de Mediapart qui a lancé la polémique; tweet qui lui a été adressé par l’un des ministres du gouvernement actuel, l’informant de l’existence de ce fait divers dans le but de porter préjudice à son collègue de l’Intérieur. Sympa non ?

 

C'est là, où les rapports de force politiciens surfent sur la vague de l’instrumentalisation des flux d’opinions suscités par cette expulsion, que s’arrête ma réflexion d’homme de terrain et d’écrivain public.

 

Encore un effort Léa, je sais que je t'ai bien pris la tête. Sois courageuse et patiente encore un peu. Demain verra la fin de ce fastidieux cycle initiatique.

 

Tu peux retourner jouer avec ton téléphone portable maintenant.

 

Bise,

 

A demain

 

 

 

 

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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

Quel temps sur Belleville ?