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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 10:21

 

 

FRANCE CULTURE – Journal de 12h30 – Jeudi 19 décembre 2013

Commentaire du rapport de l'INSEE

 

Tabuchi_alphabet-truck.jpg

 

 

Il y a deux fois plus d’illettrés dans les ZUS que dans d’autres quartiers de France, sur les 4 millions d’habitants de ces ZUS.

 

15% ne maîtriseraient pas leur langue maternelle, contre 7% en moyenne dans le reste du pays. Les chiffres restent préoccupants.

 

Les chiffres s’améliorent plutôt par rapport à l’enquête précédente publiée en 2004.

 

Les hommes et les jeunes s’en sortent mieux. La situation des femmes en revanche s’est dégradée sur cette période et c’est le seul chiffre en hausse.

 

Les résultats de cette enquête INSEE montrent qu’habiter en ZUS augmente les risques de rencontrer une personne en situation d’illettrisme. C’est-à-dire: « mal comprendre à l’écrit ou à l’oral le français en ayant suivi un parcours scolaire dans cette langue ».

 

4 fois plus de jeunes de 18-30 ans sont touchés par rapport au reste du pays, soit 12% de cette tranche d’âge.

 

Un cinquième des 40-65 ans sont illettrés dans ces quartiers en difficulté. La moitié de ces personnes en difficulté sont d’ailleurs nées à l’étranger, notamment en Afrique, même si elles ont suivi un cursus scolaire en langue française.

 

Parmi les facteurs qui favorisent les cas d’illettrisme on retrouve le parcours de la famille, l’absence de diplôme – chez le père par exemple – mais aussi des problèmes graves de santé rencontrés par l’enfant.

 

Les personnes interrogées racontent avoir ressenti des difficultés notamment à l’écrit dès leur plus jeune âge à l’école primaire. On est donc loin de l’idée de celui qui oublie ses fondamentaux faute de pratiquer suffisamment la langue.

 

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Illettrisme
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 18:00

 

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

 

              bof 

♥♥              ah ouais quand même (bien)

♥♥♥              top (très bien)

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 

 

 

 

 

« A touch of sin » ou la part sombre de l’humanité

 

Béatrice Moreno

 

Source : blogs.rue89

Inspiré de quatre faits divers violents qui ont eu lieu en Chine ces dernières années, et sur lesquels il a minutieusement enquêté en qualité de scénariste, Jia Zhangke a offert au dernier Festival de Cannes un scénario brillantissime intemporel et universel couronné d’un prix amplement mérité (Prix du scénario 2013) (...).

Jia Zhangke, dont la jeunesse infatigable en fait l’un des réalisateurs chinois les plus remarquablement inspirés depuis 1997 (son film « Still Life » a remporté le Lion d’Or à Venise en 2006), livre un opus d’une force extrême.

Le synopsis est aussi concis que l’ampleur du message est vaste et son impact brutal.

Dahai, mineur exaspéré par la corruption des dirigeants de son village, décide que la justice passera par lui.

San’er, un travailleur migrant dépourvu de toute conscience, fasciné par le cinéma violent, découvre comment tromper l’ennui par l’utilisation d’une arme à feu.

Xiao Yu, hôtesse d’accueil dans un sauna, poussée à bout par le vertige d’un amour que tout contrarie et par le harcèlement sexuel d’un riche client est confrontée à la question de sa survie.

Xiao Hui, jeune travailleur moderne plein de tous les espoirs d’une vie meilleure et animé d’un sentiment amoureux pur, se fracasse sur la noirceur d’un horizon constellé de réalités dégradantes et violentes.

Ainsi, au travers de quatre histoires dont chaque protagoniste est confronté à une problématique individuelle identifiée, Jia Zhangke, inspiré par l’opéra chinois classique, nous propose une analyse satirique de la comédie humaine dans la grande usine mondiale du temple planétaire de la consommation : la Chine.

Déplacement de populations d’une région à une autre mue par la nécessité de trouver du travail, perte de repères des individus dont le lien social autrefois fondu dans le collectivisme s’est dissout pour ne laisser place qu’à la solitude, émergence insidieuse de formes de « racisme » régional, corruption et nébuleuse étatique quasi fantomatique, la Chine, semble-t-on nous dire, est un pays au bord de l’implosion.

Pourtant, il n’y a point de jugement définitif porté sur cet état de fait exposé dans l’œuvre de Jia Zhangke dont la volonté est de mettre en lumière des problèmes sociaux qui apparaissent sous une forme nouvelle : clairement le réalisateur a-t-il exprimé son désir de faire en sorte que cette fiction fasse « surgir une émotion forte » sur les « conditions de vie quotidiennes » en Chine au travers d’une esthétique documentaire affirmée.

Mais également véritablement inspiré par le passé, Jia Zhangke s’implique dans la transmission d’un héritage qu’il ne renie pas : selon se propres termes

« il y a de nombreux parallèles entre les difficultés auxquelles les chinois font face aujourd’hui et les situations qu’ils vivaient il y a des siècles ».

La juxtaposition des problématiques anciennes et nouvelles s’impose avec virtuosité, le tout menant à penser que le temps n’est rien à l’échelle de la vie humaine dont l’histoire se perpétue inlassablement.

Alors, Jia Zhangke qui désire faire un prochain film épique d’arts martiaux, transcende le genre par des images modernes marquantes parce que, cette fois-ci l’honneur de l’homme chinois se lave au bout du fusil, du révolver ou d’un simple couteau.

Ensuite, pariant sur l’exposition crue de la violence « A touch of sin » fait surtout sonner dans les tripes du spectateur le tocsin acide et sourd d’une petite musique intérieure de la mise en doute.

Il propose avec puissance une introspection sur l’acte de tuer, de donner la mort au travers d’une palette de confrontations humaines relativement banales.

Car il n’y a pas de marginalité dans ces personnages, juste des trajectoires courantes qui déraillent et des prises de conscience individuelles à l’aune de l’injustice, de l’ennui, de la solitude, de l’accident, ou de la déception amoureuse...

Chacune des quatre fables modernes racontées par Jia Zhangke va ainsi conduire vers une mort flamboyante, presque jubilatoire pour le personnage qui la donne ou se la donne dans la perspective de la délivrance de sa souffrance physique et/ou psychologique…

En une fraction de seconde, on peut basculer vertigineusement de l’excessive banalité vers le mal absolu devenu presque inévitable. Et le réalisateur peut se délecter d’une belle victoire lorsqu’il provoque chez le spectateur un état de choc des plus intenses.

Pourquoi l’homme en arrive-t-il à tuer ?

Pourquoi, s’interroge-t-on immédiatement, un être que rien ne prédispose à cela, peut-il, finalement tuer ou se donner la mort ?

On ne peut que constater que ce questionnement taraude le cinéma mondial en ce début de XXIème siècle avec une puissance psychologique et esthétique troublante qui s’amplifie pour toucher du doigt quelques bribes de vérités.

De « Drive » à « The Act of killing » pour ne citer subjectivement que ces deux emblématiques extrêmes de l’univers cinématographique, en passant par « A touch of sin », le foisonnement scénaristique autour de cette problématique est un coup de défibrillateur que l’on ne doit pas considérer comme anodin.

Bien entendu, on pourra aussi entrevoir, dans les parcours individuels des personnages, les révélateurs d’une crise collective qui s’annonce peut-être en Chine, voire ailleurs, tant les errances personnelles violentes sont ici très liées à l’évolution d’une société donnée.

Nier l’interaction entre le collectif et l’individuel serait un non-sens tant on ressent que les quatre personnages sont noyés dans une foule de solitudes qui s’additionnent.

La Chine qui avait assis son pouvoir sur le collectivisme est en pleine mutation et se trouve confrontée à l’apprentissage de la démocratie.

On ressent combien la liberté individuelle à peine éclose mais propulsée à la vitesse de l’éclair dans le même modernisme technologique des moyens de communication que le reste du monde fracasse le tissu social traditionnel chinois.

Et, en fond d’écran, de s’interroger s’il y a d’ailleurs une véritable place pour cette liberté individuelle à l’ère d’Internet et de Twitter (Weibo en Chine), ou s’il ne lui préexiste pas déjà, avant même son avènement, qu’une simple impression d’exister individuellement purement factice ?

A ce titre, Jia Zhangke nous permet de nous interroger sur le fait de savoir comment l’Etat Chinois, grand absent tonitruant du film, gère cette transition démocratique bien complexe. Il y a là incontestablement de quoi nourrir le point de départ d’une réflexion profonde dont les enjeux dépassent cette œuvre de fiction.

Un parfum de péché

Quoi qu’il en soit, « A touch of sin » promène son parfum de péché au quatre coins de la Chine moderne telle qu’aucun guide touristique ne nous la présentera jamais.

D’évidence, outre la démarche de celui qui nous raconte une histoire fort bien construite dans un univers cauchemardesque à l’onirisme froid des nuits qui nous laissent exsangues de l’hostilité de notre inconscient, Jia Zhangke raconte tel Zola la part sombre de l’humanité autour de thèmes classiques : l’amour, le travail, l’injustice, l’ennui, le pouvoir, l’argent, le sexe, la mort…

Condensés de vies « borderline », chaotiques et névrotiques qui s’ignorent en tant que telles, ces histoires permettent au dragon qui vit en chacun des personnages de cracher les flammes de leurs frustrations pour entrer dans les limbes.

Le propos est subversivement jouissif. Si nous devions nous rebeller de quoi que ce soit, ne le ferions-nous pas ainsi, même si nous ne sommes pas chinois ?

La part sombre révoltée et violemment courageuse qui sommeille en chaque être ne peut-elle exister qu’au prix d’une touche de péché mortel ?

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Ciné - Vidéo - Radio
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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 18:22

 

761153198.jpg

      Le métier des professionels qui vendent par téléphone les produits dont vous n'avez pas besoin

 

C'est le second jeune africain qui vient nous voir au cours de cette semaine de reprise. Surendetté de 8 500 € pour le même motif que le premier : il envoie en priorité l'argent à la famille au pays, et s'acquitte de ses obligations en France ensuite. Résultat: au premier les arrièrés d'impayés de loyer valent un refus de regroupement familial - refus du Préfet qu'il a heureusement réussi à faire annuler par le Tribunal Administratif.

L'explication du second est simple: " pour vous français la famille se limite au couple et aux enfants, puis les enfants quittent le foyer et ne sont plus à votre charge.Tandis que nous, nous devons faire vivre notre foyer, aider nos parents, nos grands-parents, et toute la famille..."

Bénéficiant d'un plan conventionnel de redressement de la Banque de France, il vient pour renseigner un formulaire de demande de mensualisation du paiement de la Taxe d'Habitation, dont la date limite d'acquittement est dépassée. Je lui fais un dossier nickel qui devrait passer comme une lettre à la Poste.

En fin d'entretien, il me fait le coup des demandes gigogne: la petite demande d'abord, la grosse après. Je ne suis pas déçu.

Il m'annonce qu'il a un second dossier à traiter auquel il ne comprend rien. Il bénéficie de son employeur d'une prise en charge de ses frais d'hospitalisation en cas d'accident de travail - sous réserve l'invité-je, de renseignements complémentaires concernant l'extension des garanties -, et croit que la proposition du contrat qui lui a été présentée par téléphone prend le relais du premier.

Je lis les documents, et je constate qu'il s'est engagé contractuellement par téléphone auprès d'une société de prévoyance. Qui va lui débiter son compte par prélèvement automatique dès le mois de février 2014, d'une petite somme (24 €). 24 € qui lui seraient bien utiles dans un budget pris en tenailles entre ses besoins personnels et ses dettes en France; et la famille au pays.

La lettre date du 6 décembre dernier, il avait un mois pour renoncer (jusqu'au dimanche 5 janvier); il vient me voir un samedi 4 janvier et présente cette affaire à l'heure de la fermeture de la Poste, au moment où le personnel se réunit pour manger des chocolats et prendre l'apéro pour fêter la nouvelle année avec sa courbe de croissance qui monte et l'inversion de sa courbe de chômage qui baisse.

Les ressorts de mon fauteuil grincent et hurlent de colère sous mes bonds.

Il serait venu avant Noël, ou m'aurait présenté ce dossier en début de matinée, la lettre aurait été expédiée dans le délai, au plus tard aujourd'hui.

Pire, j'ai oublié de lui dire qu'il pouvait l'envoyer aujourd'hui en allant à la Poste du Louvre, ouverte le weekend.

En 2014, je formule le voeu que tous les gens qui se laissaient jusqu'en 2013, mettre la pression et déstabiliser par les commerciaux du marketing téléphonique sachent : 

1) couper la parole en affirmant qu'ils n'ont besoin de rien,

2) saluer poliment et raccrocher le téléphone.

 

Ce qui me sauve, c'est que je lui ai dit de revenir s'il y a problème : je sais comment le sortir de ce mauvais pas.

 

Plume Solidaire

 

 


 

 

Monsieur …………….

……………………………..

75019 PARIS

 

ALLOFAIR SAS

Bureau 46

128 rue de la Boétie

75008 PARIS

 

Paris le 4 janvier 2014

 

 

 

 

OBJET : renonciation

PLAN PREVOYANCE HOSPITALISATION N°17695519

Lettre recommandée avec accusé de réception

 

Madame, Monsieur,

 

J’accuse réception de votre courrier du 6 décembre 2013  m’informant que je compte parmi vos clients.

 

Je vous informe de ma décision, conformément à ma Faculté de renonciation mentionnée dans les Conditions Générales, de ne pas donner suite à votre proposition.

 

Par ailleurs je relève que mon interlocuteur s’était engagé à me faire connaître une proposition par écrit. Etant illettré, je prends connaissance aujourd’hui, par l’intermédiaire des conseils d’un juriste des modalités des méthodes de vente par téléphone.

 

Cette méthode s’est apparentée aux techniques de vente forcée, qui m’a contraint malgré moi à vous communiquer mes coordonnées bancaires (RIB).

 

Enfin, étant en situation de surendettement auprès de la Banque de France de Paris, je vous informe que je ne suis pas autorisé à engager de dépense de cette nature.

 

Je n’hésiterai à engager toute procédure à l’encontre de votre société, dès le premier prélèvement sur mon compte bancaire, décision qui me placerait dans une situation de grande difficulté avec ma banque.

 

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

  

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Chronique des permanences
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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

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Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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