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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 21:49

 






J'ai rarement passé autant de temps devant mon téléviseur. C'était bien la première fois que je regardais aussi assidûment les retransmissions en direct des J.O.

 

Je dois l'avouer, c'est le seul domaine dans lequel je suis un peu cocardier. Je suis venu au sport sur le tard, à 35 ans, en réalisant un rêve d'enfance, par la pratique intensive et passionnée de l'escalade libre et de l'alpinisme. Avant de m'investir plus tard encore dans les arts martiaux avec autant d'énergie et d'assiduité.

 

Pour moi le sport c'est d'abord  la recherche de l'harmonie entre le corps et l'esprit. Elle se traduit par un bon équilibre personnel, une plus grande résistance aux chocs de la vie, une santé plus solide, et la capacité à entretenir des relations épanouissantes avec mon entourage. Il implique aussi une pratique régulière de l'effort pour progresser, le respect des règles propres à une discipline. Le sport participe donc d'une vision positive et constructive de l'existence. L'esprit d'équipe et la solidarité font partie des valeurs que le sport développe.

 

Les Jeux Olympiques sont l'expression de ces valeurs. C'est l'un des domaines où le mérite l'emporte toujours. Si la vie réelle pouvait ressembler aux J.O., la fraternité universelle s'en porterait probablement mieux. Encore faut-il souligner que de nombreuses nations ne participent pas à cette grande fête. Certains états ne le souhaitent pas ; soit qu'ils n'ont pas les moyens financiers, ou la volonté de développer le sport dans leur pays. Selon le site Rue 89 : « En dehors des pays phares de la course à pied, l'Afrique est quasiment inexistante dans le classement des médailles. Seuls le Zimbabwe, le Cameroun et le Togo, l'Afrique du sud, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc ramènent une médaille. Quelques géants économiques sont aussi complètement en dehors du coup : le Brésil 23e au classement des nations , l'Argentine 34e... sans parler de l'Inde qui est 50e. L'Amérique latine est particulièrement absente de cette fête sportive : le Mexique, Panama, le Chili et le Venezuela font plutôt pâle figures  ».

 

Avec 40 médailles, la France a atteint l'objectif fixé au départ. Et ce résultat n'est en rien déshonorant même si nos athlètes ont rapportés 7 médailles d'or au lieu des 12, qui était l'objectif proposé par la Ministre des Sports. Et que la France soit en tête du classement ou en dixième position n'a guère d'importance, et les athlètes qui sont restés en bas du podium olympique à la 4ème place n'en sont pas moins de grands sportifs mondiaux dans leur discipline.

 

J'ai un peu regretté que notre pays soit peu présent dans certaines disciplines, comme l'athlétisme ou la gymnastique, et que nos médaillées féminines fussent aussi peu nombreuses. En 2004, à Athènes, elles avaient glané 16 médailles sur 33. A Sydney en 2000, 11 médailles sur 38. Et à Atlanta en 1996, 15 médailles sur 37. En moyenne, elles avaient 40% environ des médailles sur les trois précédentes olympiades. A cela il y a des raisons sociologiques, culturelles et institutionnelles auxquelles les autorités sportives nationales devraient remédier par un effort  en faveur de la pratique du sport chez nos filles et jeunes femmes.

 

Mais il n'y pas que la compétion et les récompenses. Il y a aussi l'esprit olympique merveilleusement illustré par l'image des 2 athlètes géorgienne et russe médaillées du tir au pistolet, qui se sont embrassées sur le podium le 10 août, pendant l'invasion de l'Ossétie du sud par l'armée russe.

 

Au fait, les Jeux en Amérique du Sud ou en Afrique c'est quand ?

 


 

 

Pendant cette période j'ai aussi lu « LES JEUX OLYMPIQUES - L'invention du Sport », de Patrick Clastres (éditions Les Quatre Chemins) - 10 €. Un petit livre passionnant qui se lit très vite.



 

 

 

 

 Présentation de l'éditeur 

"Fidèle au principe de la collection, l'auteur s'attache ici à raconter une histoire des jeux olympiques modernes sous un angle original. Il raconte le rôle de Pierre de Coubertin et pourquoi c'est à la fin du 19e siècle que renaissent les jeux. Pourquoi, le sport va devenir l'activité qui va refléter les rapports de puissance entre les nations, les espoirs de paix ou les signes de conflit ?

C'est également l'occasion d'étudier les relations entre le sport professionnel et le sport amateur, ainsi que les liens étonnants qui se nouent entre l'argent, le dopage et la médiatisation d'une part et les idéaux universels de paix et de loyauté d'autre part.

Enfin P. Clastres s'interroge sur les rapports entre le CIO et les états et les organismes internationaux dont l'ONU avec qui, à plusieurs reprises, il fut en conflit au point que de nombreuses contre manifestations, qu'on a oubliées, ont existé : Les jeux de l'Empire Britannique (1930), les Spartakiades (1928), les Olympiades populaires de Barcelone (1936) ou les Paralympiques (1960).

Cet ouvrage a été élaboré en collaboration avec le Musée national du sport"

 


 

 

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 11:40



D’après la dépêche de 
L'Associated Press






- Mercredi 20 août



Le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés s'inquiète de l'usage que l'on peut faire du bracelet électronique: "le double traçage dans le temps et dans l'espace" que permet cette technique constitue "en matière de liberté individuelle, l'une des évolutions les plus dangereuses de nos sociétés", estime Alex Türk, en soulignant que la CNIL n'a pas les moyens juridiques de s'opposer à de telles évolutions.




Photo -  Le blog de KOBE (octobre 2007)

Commentaire de la photo : "Effet Prison break ou Paris Hilton, le bracelet électronique a inspiré Karl Lagarfeld pour Chanel ! Vu à la dernière fashion week, deviendra t'il le new must have de 2008 ?"


Le rôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) est simplement "d'émettre des préconisations d'usage et veiller au respect des principes de la loi"



Invitée à se prononcer sur l'usager du bracelet électronique dans les maternités et à l'intention des personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer, elle s'inquiète de l'usage que l'on peut faire du bracelet électronique ; et plaide pour un durcissement des moyens d'autorisation et de contrôle.



Avec le bracelet électronique, et les autres techniques de géolocalisation des personnes et des biens (ordinateurs, télépéage, téléphones mobiles, cartes bancaires, etc), "il n'existe plus de droit à l'oubli". "On se réveillera un jour en se demandant: quelle société a-t-on fabriqué?" s'interroge son président Alex Türk.


Philippe Huguen AFP/Archives ¦ Démonstration du bracelet électronique en août 2006 au centre de semi-liberté d'Haubourdin



Si " la technologie peut remplacer la surveillance humaine. Que se passe-t-il si le système ne fonctionne pas?" se demande-t-il. Concernant les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, Alex Türk juge le cas "plus complexe", car la technologie "peut venir en aide aux familles et aux soignants". "Tout est en fait une question de seuil, de limite", "tout dépend de l'usage" que l'on fait du bracelet, "l'information et le consentement libre et éclairé constituent une condition sine qua non de l'utilisation" de ce dispositif.

 

Par ailleurs, le gouvernement a fait voter en juin dernier une loi afin de développer le placement sous bracelet électronique, qui existe en France depuis 1997, des personnes en attente de jugement et des condamnés à de courtes peines afin de désengorger les prisons.


 

  Plume Solidaire

 

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 14:24

A l'occasion des J.O de Pékin certains états comme les USA, tentent de faire pression sur la Chine pour inciter ses autorités à démocratiser leur régime.  

 

Après la libération des infirmières bulgares, la contribution à celle d'Ingrid Bétancourt jusqu'à l'actuelle médiation diplomatique entre la Russie et la Géorgie, la France, qui exerce actuellement la présidence de l'UE, s'est à nouveau positionnée activement sur la scène internationale comme le pays défenseur des droits de l'homme et de l'état de droit.

 

Pourtant ne sommes-nous pas simultanément en train d'assister à une réduction des libertés en France initiée par le Président de la République, dans la continuité de son action en qualité de Ministre de l'Intérieur de 2002 à 2007 ?

 

 


 

 

 

La défense de l'ordre et de la sécurité, qui fut l'un des thèmes marquants de sa campagne présidentielle constitue désormais l'un des axes de la politique intérieure mise en œuvre par le gouvernement.

 

La loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPSI) actuellement en préparation, autoriserait les perquisitions en ligne des ordinateurs des citoyens « sans le consentement des l'intéressés » à la demande d'un juge d'instruction. Le fichier Périclès préconisé permettrait de croiser de nombreuses données privées des citoyens.



Dans le domaine scolaire, « Les Big Brother Awards » s'étaient associés en janvier dernier à une initiative de parents d'élèves, d'enseignants et de militants des droits de l'homme visant à obtenir le retrait d'un fichier informatique censé ficher tous les élèves à partir de 3 ans ; un fichier qui doit se généraliser dans toutes les écoles maternelles et primaires à la rentrée 2009. Déjà le ministère de l'Éducation nationale avait été contraint, fin 2007, de supprimer de ce même fichier les données concernant les enfants de parents étrangers ; ce qui laisse augurer du pire quant aux prochaines évolutions de ce fichier au gré des politiques répressives touchant les personnes sans papiers et celles en pleine précarité. De possibles croisements peuvent être envisagées par exemple avec le nouveau fichier "Eloi", officialisé en décembre 2007.



Le 1 août, Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap 21, a annoncé un recours devant le Conseil d'Etat afin d'obtenir l'annulation du décret paru le 1er juillet au Journal officiel, instaurant le fichier policier Edvige. Ce fichier permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", ainsi que des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Dans ce recours, Mme Lepage estime que les dispositions prévoyant le "fichage des élus et responsables politiques" "portent atteinte gravement aux libertés publiques et qu'elles ne pouvaient en toute hypothèse pas être instaurées par décret mais par la loi". Elles "sont donc entachées d'incompétence", ajoute-t-elle. Selon la vice-présidente du MoDem, le fichier Edvige porte aussi "atteinte aux principes de liberté politique définis par la convention européenne des droits de l'Homme". "L'enregistrement de données fiscales et patrimoniales ou encore concernant l'environnement de la personne" est "incompatible avec la liberté politique indispensable au fonctionnement démocratique", affirmait-elle. Le 7 août, 73 000 personnes avaient déjà signé la pétition pour "l'abandon" de ce fichier, selon la Ligue des droits de l'Homme (LDH). Ce décret permettrait donc à la police d'intervenir non pas après un acte délictueux constaté, mais de juger a priori les personnes qui peuvent potentiellement commettre des actes "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".



Par ailleurs, il faut aussi noter que le renseignement constitue l'un des volets stratégiques de la réforme de la Défense nationale qui vient d'être votée par le Parlement.



Enfin, on sait que la surveillance électronique a aussi le vent en poupe, alors même que nos voisins britanniques qui ont une longueur d'avance sur nous, en constatent l'inefficacité.



Si en conclusion, d'après Le Monde la mission de l'Etat est de garantir la « sûreté des citoyens » et sa responsabilité d'adapter les moyens à l'évolution de la délinquance ou de  criminalité, cela ne justifie pas, en République, que l'on veuille introduire dans le droit commun des dispositions d'exception, ni que soit porté atteinte, peu ou prou, aux libertés publiques et à la vie privée.

 

 

 

Source : éditorial du Monde du 25 juin 2008 - AFP des 1 et 8 août 2008 - Pétition sur le site : bigbrothersawards - Article « vidéosurveillance et intelligence » sur le site : aietech

 

 


 

 

Sous le titre « L'Etat de droit n'est-il plus qu'une illusion ? », l'émission « Grands débats contemporains » de Laurence Courtois de France Culture diffuse les « 23èmes Rencontres de Pétrarque » qui se sont tenues du 14 au 18 juillet 2008


Le site de l'émission  Grands débats contemporains 

 

  

En voici la Leçon inaugurale, présentée par David Kessler, Directeur de France Culture

 

L'Etat de droit n'est-il plus qu'une illusion ?

A la fin du siècle qui vient de s'achever, la chute des régimes communistes, le progrès du droit international et du droit humanitaire faisaient espérer l'avènement d'Etats de droit regardés comme les meilleurs protecteurs des libertés individuelles. Que l'Etat lui-même puisse être soumis en presque toutes circonstances à la contrainte qu'il impose au nom de l'intérêt général, que les citoyens aient des droits y compris contre lui, cela était devenu une évidence, phase ultime de progrès de la démocratie. Celle-ci avait permis l'accomplissement de la volonté de la majorité. L'Etat de droit protégeait désormais la minorité.


La mondialisation et son corollaire, l'affaiblissement de l'Etat, le terrorisme et la nécessité d'accroître les contrôles pour mieux protéger les individus, une prise en compte accrue du droit des victimes considéré comme plus fondamental que les droits du fautif : tous ces éléments de nature et d'ampleur différentes sont venus transformer aussi profondément cette vision irénique d'un monde saisi par le droit.



Le politique, habité par un nouveau volontarisme semble de plus en plus souvent opposer la légitimité de son élection au gouvernement des juges.


Le bel idéal de l'Etat de droit était-il donc une chimère ou garde-t-il une réelle portée ?
Telle est la question à laquelle ces XXIIIèmes Rencontres de Pétrarque s'efforceront de répondre.

 

 

Plume Solidaire

 

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Plume Solidaire - dans Actualité
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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

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Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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