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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 15:31

 

ORNIKAR ou le permis de conduire à portée de bourse

 

 

 

 

Source : L’Etudiant

 

 

Ils ont créé Ornikar : "Avec notre auto-école en ligne, on répond à un vrai besoin même si le marché existe déjà"

 

 

Benjamin Gaignault et Alexandre Chartier, deux amis de lycée, diplômés aujourd'hui d’écoles de commerce, ont lancé, en février 2014, leur auto-école en ligne. Nommée "Ornikar", leur start-up a gagné le concours de créateurs 101Projets, organisé par Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (Vente-Privée). Retour sur le parcours de ces jeunes entrepreneurs pour qui trouver l'argent s'est révélé moins compliqué que de se faire accepter par le secteur.



Benjamin Gaignault et Alexandre Chartier se sont rencontrés sur les bancs de l'école. Plus exactement au lycée privé La Salle-Passy-Buzenval de Rueil-Malmaison (92). Le plus jeune, Benjamin (25 ans) a passé un BTS commerce international avant de rejoindre Euromed (aujourd'hui Kedge business school), à Marseille. L’aîné, Alexandre (27 ans) a fait l’Essca d’Angersune école de commerce post-bac. "J’y suis allé sans grande conviction pour rassurer ma famille. Dès la troisième année j’ai monté un premier projet d’entreprise, Monsieur Chatlheureux.com, une affaire de caleçon bio dans le domaine du commerce équitable", raconte-t-il. Tous deux se retrouvent au printemps 2013 pour parler d’un projet d’entreprise à monter ensemble.
 

L’idée et le démarrage du projet

 

"On n’a pas eu l’idée du siècle, mais on répond à un besoin mal satisfait sur un marché existant", avouent les deux amis. Ce marché, c'est celui du permis de conduire. En 2012, 1.324.709 candidats se sont présentés à l’examen du permis B. Un million de jeunes entre 18 et 25 ans prennent en moyenne 35 heures de cours de conduite chaque année. "Quand on est gamin, on rêve de conduire la voiture de ses parents. Le moment venu d‘apprendre à conduire : c’est la galère", déplorent Alexandre et Benjamin. Un forfait de 20 heures de conduite revient à 1.067 € en France et jusqu'à 1.425 € à Paris. Le prix d’une heure de conduite varie de 36 € dans le Nord à 59 € dans la capitale. L’attente pour passer ou repasser le permis de conduire peut aller jusqu’à 6 mois dans certaines régions et 8 mois à Paris.

 

Le projet d’auto-école en ligne des deux amis ambitionne de simplifier et fluidifier ce marché. Comment ? "Peu de gens le savent, mais vous pouvez passer le permis de conduire en candidat libre. Il suffit de déposer un dossier à la préfecture", explique Benjamin. "Il est même possible d’apprendre la conduite sans passer par les services d’une auto-école. Vous apprenez à conduire avec un parent ou un ami qui doit avoir suivi une mini-formation et vous louez une voiture à double commande."

Les deux créateurs d’Ornikar veulent donc encourager tout à chacun de passer le permis en candidat libre et de prendre des cours moins chers, avec des moniteurs diplômés. On évite ainsi l’auto-école traditionnelle qui facture des frais d’inscription à l’examen pour lequel les places sont contingentées.

 

Le tandem recrute donc des moniteurs d’auto-école diplômés du BEPECASER (brevet pour l’exercice de la profession d’enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière). C’est ce diplôme d’Etat de niveau IV qui donne le droit d’enseigner la conduite. "Nous allons inciter des moniteurs à passer indépendants, à se mettre par exemple en auto-entrepreneurs." Par ailleurs, Benjamin et Alexandre négocient des contrats de leasing avec des constructeurs automobiles. "Les moniteurs pourront ainsi avoir leur propre voiture à double commande. On les accompagnera dans leurs démarches pour se mettre à leur compte. Il gagneront plus, auront une voiture à disposition qui pourra aussi être utilisée pour leur usage personnel...", explique Benjamin.

 

Son agrément auto-école obtenu, Ornikar va proposer de trouver un moniteur près de chez soi dès avril 2014. L'heure de conduite sera facturée 35 €. "Nous proposerons aussi le pack 20 heures de cours à 699 € partout en France quand il revient à 1200 € en moyenne dans une auto-école traditionnelle", précise Benjamin.

 

Le financement

 

Alexandre, le développeur, et Benjamin, le commercial, ont cassé leur tirelire et mis 5.000 € dans le capital social de leur société, une SAS (société par actions simplifiée).

Fin 2013, des entrepreneurs stars du Web se sont penchés sur leur berceau et leur ont versé 25.000 €. Le 18 novembre 2013, les créateurs d’Ornikar ont en effet remporté le concours 101Projets organisé par Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (Vente-Privée).

 

Les créateurs d’Ornikar bénéficient également du soutien du Moovjee, un mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs. Ils reçoivent ainsi l’appui d‘un mentor, un entrepreneur chevronné, Benoît Volatier. "Il nous a prêté 15.000 € sans nous demander de caution. Pour le remercier, nous lui avons donné symboliquement 1 % du capital de notre société". Tous ces financements additionnés représentent 50.000 € et permettent à la jeune start-up de disposer d’une capacité d’emprunt évaluée à environ 100.000 €. De quoi investir dans la structuration de la plate-forme Web.

 

Les premières "galères"

 

Pour les fondateurs d'Ornikar, le plus difficile n'est pas de rechercher des financements, mais de faire sa place parmi les acteurs existants : les auto-écoles traditionnelles. Leur business, à peine entré en phase d’exploitation, dérange la profession. Une profession qu’ils entendent dépoussiérer avec des outils modernes, plus en phase avec les jeunes qui passent le permis : le Web social et la géolocalisation. "Plus aucun étudiant n’a envie de suivre des cours d’auto-école dans une petite salle de cours sombre, alors qu’il peut apprendre où il veut avec son smartphone", argumente Benjamin. Entreprendre, c'est toujours s'attaquer à l'ordre établi. Pas étonnant que celui-ci réagisse...

 

"Nous avons encore à surmonter un problème de crédibilité, reconnaît Alexandre. "Beaucoup de patrons d’auto-écoles nous perçoivent comme deux jeunes cons sortis d’écoles de commerce qui veulent faire du cash et prendre un maximum de marge sur les clients." Et les deux amis de convenir que leur âge et leur cursus donnent cette image. "À nous de démontrer que nous ne sommes pas là juste pour faire de l’argent, revendre et partir !", assure Benjamin.

 

Aux dernières nouvelles, les choses semblent s'arranger : le président d'un des deux principaux syndicats patronaux d'auto-écoles les a écoutés avec bienveillance. "lls ont l'expérience. Nous apportons une nouvelle vision et une approche Web et utilisateur. Nous avons des intérêts communs : obtenir des délais plus courts, avoir plus d'examinateurs...", indique le duo. Alexandre et Benjamin ont bien retenu cette autre leçon des affaires : "If you can't beat them, join them !"


 

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 14:20

 

 

 

 

 

 

Bibliographie : 

 

  • Le post-humanisme, où serons-nous demain ? CD - Editions De vive voix - Jean-Michel Besnier
     
  • Aujourd'hui, le post-humanisme - Revue Cité
     
  • L'homme simplifié, le syndrome de la touche étoile - Fayard
     

    La mécanisation de l’humain a marqué le début des temps modernes. L’extension des technologies dites intelligentes consacrera-t-elle son aspiration à la bêtise ? 

    « Appuyez sur la touche étoile », répète le serveur vocal qui contraint son interlocuteur à faire la bête pour être servi. Si les machines prétendent nous simplifier la vie, elles réduisent aussi nos comportements à la logique de leur fonctionnement dépourvu d’ambiguïté, d’ironie ou d’émotions. Parce qu’elle est insidieuse, la déshumanisation est redoutable. 

    Jean-Michel Besnier dissèque ici sans ménagement « l’homme simplifié » que nous consentons à devenir, au gré des conceptions scientifiques et des innovations techniques. Étonnante, cette servitude volontaire appelle une révolte d’un nouveau style, que seule attiserait encore la littérature : celle de l’homme revendiquant sa complexité et son intériorité comme le signe de sa liberté.
     

    Philosophe, Jean-Michel Besnier est professeur à la Sorbonne et à Sciences Po. Il collabore à la revue Hermès ainsi qu’au magazine Sciences et Avenir. Il a publié une douzaine d’essais, dont une Histoire de la philosophie moderne et contemporaine (Grasset, 1993 ; le Livre de poche, 1998) et Demain les posthumains (Fayard, 2010 ; Pluriel, 2012).

     
     
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Plume Solidaire , écrivain public - dans Bibliothèque et star système
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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 18:55

 

Koyunbaba (Movimento Violao - Opus 19)

 

 

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Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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