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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 17:00

 

 

Recevoir, soutenir, secourir, orienter les "sans-papiers" est une conduite humaine naturelle.

 

Recevoir, soutenir, secourir, orienter les "sans-papiers" n'est pas un devoir, un obligation humanitaire. C'est une conduite normale.

 

Recevoir, soutenir, secourir, orienter les "sans-papiers" est une conduite sanctionnée par la Loi.

 

Recevoir, soutenir, secourir, orienter les "sans-papiers" est une conduite qui fait partie des règles de l'hospitalité

 

Cette hospitalité, cette gentillesse que nous apprécions tant - que certains exigent sous la forme d'une servitude consentie parfois  ! -  à l'occasion de nos séjours à l'étranger.

 

En France il existe encore une liberté de création qui nous permet aussi de dédramatiser cette tragédie humaine de l'exclusion, avec ses relents de nationalisme remis au goût du jour depuis 2007.

 

Mieux vaut en rire qu'en pleurer. Et pourquoi pas en pleurer de rire ?

 

C'est ce que vais faire aujourd'hui en allant voir ce film.

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Ciné - Vidéo - Radio
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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:00

 

 

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/2/6/9782213651620.jpg

 


Chaque semaine qui  passe, j’ai envie de créer un nouveau service pour les usagers de notre association  d’écrivains publics : une forme de microcrédit adapté au caractère très particulier de leur situation, une banque alimentaire, un atelier de perfectionnement du français parlé et écrit…

 

Et je ne touche pas un centime d’euro pour ces activités bénévoles à temps complet.

 

Parfois j’ai été tenté de « faire de la politique » dans un parti, mais lequel ? J’aurais tout à y gagner, mais pour en avoir été, je sais très bien que j’y perdrai très vite mon âme. A mes yeux, la politique c’est d’abord l’art du mensonge. A commencer par celui qu’on se fait à soi-même pour y croire, puis celui du discours idéologique, torsion permanente, simplification outrancière de la réalité, trahison permanente de la vérité. C’est le sens de tactique et ses petits arrangements, la recherche du pouvoir et le règne des egos. Regardez à quelle situation économique, sociale et, plus tragique vers quelle mentalités ils nous ont- se sont – laissé(s) dériver (Ecole de commerce, le dégoût des autres). Combien sont-ils autour de moi à devoir vivre avec 400, 600, 700 € par mois, et combien gagne un député ? Ne me dîtes que je tiens un discours démagogique car la question est bien : à quoi sert un professionnel de la politique et qui sert-il en premier sinon sa carrière ?

 

Je ne suis pas syndiqué parce que il n’y pas lieu que je le sois, n’ayant pas d’employeur et me destinant à devenir le mien propre (Et je n’ai pas l’intention du tout de me « mettre la pression »). Je suis le premier à regretter la faiblesse du mouvement syndical – moins de 8% des salariés sont syndiqués actuellement en France – et ses dérives corporatistes actuelles qui nuisent à terme à l’ensemble du monde salarié. Et le terme est déjà  là depuis longtemps.

 

Jadis j’ai envisagé la franc-maçonnerie. Mais à la façon dont une clique de franc maçons avait pris en mains pour le compte du Maire la vie culturelle d’une des communes où j’ai travaillé, j’ai vite abandonné ce projet d’insertion discret.  Et puis je déteste les réseaux d’influence et de pouvoirs, les lobbys quels qu’ils soient ; et toutes les techniques de manipulation des esprits. 

J’aurais bien aimé avoir la foi pour gagner le soutien de Dieu, mais je suis un horrible « laïcart » ! « Mais comment quelqu’un comme toi peut-il ne pas croire en Dieu ? » m’a dit un ami dernièrement. Je ne crois qu’en l’homme, dans ses faiblesses et sa puissance.

 

Il ne me reste au fond qu’une seule et véritable appartenance, une seule personne avec laquelle j’essaie de réseauter amicalement, avec qui je m’entends assez bien pour me mettre d’accord, pour décider dans quelle direction et comment je vais agir, et dont j’accepte l’évaluation bienveillante dans la mesure du possible : moi-même. 

Parfois je ris du malheur de certains, je râle ou je grogne…Parce que je suis conscient que je ne suis pas dans le monde de la souffrance imposée par d’autres, et que j’ai les moyens d’être libre, et intérieurement armé.

 

Il me reste pour dialoguer avec moi-même et les autres un compagnon essentiel  pour la méditation et l’action : le livre.

 

Le dernier livre de Cynthia Fleury est à cet égard un enchantement, de justesse et d’authenticité, de lucidité et de réalisme, d’espoir et de réconfort.

 

Je l’ai écouté aujourd’hui entre 13h et 13h30 sur France Culture.

 

Je vous laisse apprécier l’intérêt de ses propos sur cette vidéo de l’an dernier, et je vous invite à courir acheter son dernier bouquin. Si vous en avez les moyens.

J'ai dit

Plume Solidaire 

 


Cynthia Fleury évoque le "déshonneur des élites"
envoyé par RichardTrois. - L'info internationale vidéo.

 

 

J’ai perdu le courage comme on égare ses lunettes. Aussi stupidement. Cela m’est arrivé alors que je voyais la société dans laquelle je vivais être sans courage. J’ai glissé avec elle. Dans elle. C’est étonnant d’apprendre que parfois le monde et soi-même avons le même âge. C’est rare. Mais dans cette époque sans courage, nous sommes tous naissant. » 

Comment convertir cette épreuve du découragement en reconquête de l’avenir ? Notre époque est celle de la disparition et de l’instrumentalisation du courage, or ni les individus, ni les démocraties ne résisteront longtemps à cet avilissement moral et politique. Comment reformuler une théorie du courage, comment résister à la capitulation et à ses légitimations perpétuelles ? 

Dans cet essai philosophique enlevé, Cynthia Fleury rappelle qu’il n’y a pas de courage politique sans courage moral et démontre avec brio comment un retour à l’exemplarité politique est non seulement possible, mais urgent. 


La fin du courage Cynthia Fleury

  • Essai (broché). Paru en 03/2010
  • 14 €
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 18:42

 

 

On était parti de très bas, des douves du Château fort, pour prendre progressivement de la hauteur dans les étages, admirer au passage l’envol de la Victoire de Samothrace, et finir dans les ors baroques de Salon Napoléon III.




C’était au Louvre dimanche dernier. Notre jury de sélection darwinien avait été contraint d’opérer une sélection drastique. Sur 20 candidats inscrits, un groupe de 5 s’étaient déclarés trop tardivement, 1 n’avait pas été présélectionnée par le jury, et 2 mères respectivement accompagnée de leur enfant abandonnèrent pour cause de visite de dernière minute. Les exclus n’ont pas été trop déçus : ils savent qu’une seconde visite sera organisée et le darwinisme les favorisera.

 

 

C’est comme ça que ça fonctionne dans notre petite entreprise : t’as envie de venir tu t’inscris, t’as plus envie tu te désinscris. T’as envie trop tard t’es pas inscrit. Les sorties d’AIDEMA 19 c’est pour les gens qui ne veulent pas rester seuls avec leur solitude et leurs problèmes. Ils sont invités ailleurs, hop ils disparaissent de chez nous et leur problème est réglé ce jour là. Et c’est justement ça qu’on veut : que leurs problèmes les lâchent un peu le dimanche !

 

 

Tout le monde était arrivé pile poil à l’heure sous peine d’exclusion à la station Belleville à 13h30. Anne-Violaine, notre conférencière privée, diplômée supérieurement de l’Ecole du Louvre nous a présenté brièvement le thème de la visite : l’architecture du Louvre et ses différentes périodes. Et une demi-heure plus tard la promenade commençait à côté de l’Arc de Triomphe du Carrousel.




Et là ça a démarré très fort. A peine Anne-Violaine avait-elle évoqué l’incendie du Palais des Tuileries que tout le monde essayait de voir, qu’Amadou a enchaîné sur l’histoire du Carrousel et la naissance de l’expression Roi Soleil – le Roi Louis XIV s’était déguisé en soleil à l’occasion de cette fête du Carrousel au cours de laquelle la noblesse défilait en cercle (Carrousel) -. Quant  à moi j’ai eu la courtoisie de refuser d’évoquer le contexte de l’incendie des Tuileries. Ou si peu. Et la conférencière d’éclater de rire en demandant « ben qui c’est la conférencière là, c’est moi ou c’est vous ? Sinon je m’en vais hein. » Et on a eu le bon goût de lui demander de rester.

 


Puis précisant que la statue équestre près de laquelle nous nous tenions était une « allégorie » quelqu’un parmi nous a osé demander le plus sérieusement du monde : « c’est qui la statue, la femme à Napoléon ? ».

 


On fait un petit détour pour entrer par la galerie qui longe la cour carrée. Et avec  Marie-Thérèse, Raouda, Rabia et sa fille, Saïd, Banon et Mohamed, Amadou, Anne-Violaine et moi, on est descendu dans les entrailles du Palais par l’entrée du Carrousel, en jetant un œil malicieux vers l’immense queue du dimanche de Pâques où patientaient dans le vent les cohortes de touristes provinciaux, européens, et les petites japonaises.

 

 

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C’est la plongée dans les douves dans la pénombre des vestiges du château de la garnison royale (12 ème siècle) avec les textes de néon de Joseph Kosuth

 

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La lumière nous conduit plus profondément dans son autoréflexion, comme une récompense.

Mais c’est vous qui apportez le sens, qu’il faudra y retrouver.

 

 

 

Et on passe allègrement de Philippe Auguste à la salle Saint Louis avec ses figures grimaçantes.

 


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Et en quelques marches on monte de 3 siècles pour découvrir la salle des Caryatides, la salle des fêtes d’Henri II avec sa tribune pour les musiciens, et le « Tribunal » où le roi rendait la justice. Et là, c'est la  seconde salve d'observations des membres de notre assistance devant les statues :  

 

 

 

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- "les blanches n'ont pas de fesses",  

- "le bébé il peut pas aller faire pipi, il a plus de zizi" (à propos d'une statue d'Eros),

- "pourquoi la statue elle a pas de tête, de jambe...?".

 

 

Après cette première ascension, la pause prévue par la visite exploratoire effectuée par notre conférencière, s’imposait dans l’escalier Henri II que la Cour empruntait pour rencontrer le Roi, que nous sentions tout proche. Ah le sourire de Raouda assise sur la banquette couverte d’un royal velours, où les aristocrates commentaient la vie du souverain !

 


Nous n’en sommes qu’au tiers et déjà saturés de tant de splendeurs. Dans un nouveau sursaut le groupe se ressaisit et monte à l’assaut des dernières marches pour se retrouver dans la foule cosmopolite qui arpente les salles de l’appartement du roi.  Si Jean Jacques Aillagon a ouvert le palais de Versailles à l’art contemporain (Jeff Koons 2008),

 

P1000263.JPG                 Jeff-Koons-Versailles-2008.JPG

Jeff Koons - Versailles 2008

 

 

 

ici c’est dès 1953 avec ce plafond peint par Georges Braque, que les conservateurs du Louvre avaient inauguré cette manière ô combien impertinente à l’époque, de mettre en valeur le patrimoine royal.

 

 

 

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Nous avons  traversé les appartements royaux de louis XIV, que nous connaissons par cœur, à vitesse grand V pour filer chez Napoléon III d’une seule traite.

 


Quand soudainement la foule suspendit ses pas, interrompit son souffle, écarquilla les yeux, et s’arma de ses appareils photos en passant devant la Victoire de Samothrace. Elle était là, le regard tendu vers le Ciel, ses mythiques ailes déployées. S’essayant du haut d’un majestueux escalier  à  prendre un imaginaire envol.

 


 

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Nous prîmes un tantinet de recul, patientâmes ; mais dûmes quitter à regret la Victoire de ce Monsieur Samothrace ; qui d’ailleurs n’avait daigné nous honorer  de sa présence et assister à la spectaculaire tentative de sa Victoire pour se joindre aux migrations printanières de ses consœurs, vers d’antiques contrées.

 

 

P1030054.JPG

 


Je crois que c’est dans ces quartiers du Palais qu’Anne-Violaine nous avait réservé l’un de ces « apothéoses » : une salle dans laquelle nous – le public – sommes autorisés à  tripoter les statues. Et je l’avoue franchement : on en a profité au maximum ! En fermant les yeux j’ai promené mes mains partout sur Louis XIV, et je suis tombé sur celles de Marie-Thérèse qui le tripotait au même endroit. Sur les sabots de son cheval : vous ne croyez tout de même pas qu’on peut tripoter le Roi n’importe où tout de même ! Et en tout cas jamais à deux en même temps !

 


Après ces émois nous terminerons la visite en montant encore des étages en chantant d’un air guilleret « Are you sure hank done it this way » jusqu’à la crèche Napoléon III.

 


Epatant le lustre ! Il est si lourd que le public doit rester à l’écart en cas de chute. Et éteint ce qui n’éclaire pas vraiment d’une lumière avantageuse les fastes du troisième Empereur corse de la famille Bonaparte. Par contre les dorures sont imposantes, et peu reposantes pour un œil peu habitué à de tels débordements d’apparat dans l’habillage de la puissance.  Carrément bling bling d’époque, et ça invite à sortir vite.

 


C’était la seconde apothéose de  Anne-Violaine. Et si elle voulait nous en mettre la vue, c’était réussi.



Et la journée aussi. Mieux que réussi : idylique.




2 sexes, 3 générations et un concert de 7 nations, réunissant l’illettré et le docteur en droit. C’est encore, comme au Musée des Arts Premiers, l’image qui me touche le plus : celle d’une fraternité qui est notre seule voie possible du vivre ensemble aujourd’hui et demain.

 


Et nous on n’a pas besoin d’expérimentation ; on y va carrément et ça marche dans la rigolade.

 


La visite était prévue pour 1 heure chrono.

 


Mais avec nos commentaires, nos papotages, les escaliers montants et descendants qui taraudaient Raouda l’inépuisable, la pause sur les banquettes de l’escalier Henri II, et le gâteau que nous avait apporté Marie-Thérèse qu’on a mangé à la cafèt’ de la galerie Sully, on n’a pas été rentrés dans notre quartier avant 19 heures.

 


Ce n’était pas de l’abus ça quand même ?

 


J’ai dit

 


Plume Solidaire

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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