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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 18:42

 

 

On était parti de très bas, des douves du Château fort, pour prendre progressivement de la hauteur dans les étages, admirer au passage l’envol de la Victoire de Samothrace, et finir dans les ors baroques de Salon Napoléon III.




C’était au Louvre dimanche dernier. Notre jury de sélection darwinien avait été contraint d’opérer une sélection drastique. Sur 20 candidats inscrits, un groupe de 5 s’étaient déclarés trop tardivement, 1 n’avait pas été présélectionnée par le jury, et 2 mères respectivement accompagnée de leur enfant abandonnèrent pour cause de visite de dernière minute. Les exclus n’ont pas été trop déçus : ils savent qu’une seconde visite sera organisée et le darwinisme les favorisera.

 

 

C’est comme ça que ça fonctionne dans notre petite entreprise : t’as envie de venir tu t’inscris, t’as plus envie tu te désinscris. T’as envie trop tard t’es pas inscrit. Les sorties d’AIDEMA 19 c’est pour les gens qui ne veulent pas rester seuls avec leur solitude et leurs problèmes. Ils sont invités ailleurs, hop ils disparaissent de chez nous et leur problème est réglé ce jour là. Et c’est justement ça qu’on veut : que leurs problèmes les lâchent un peu le dimanche !

 

 

Tout le monde était arrivé pile poil à l’heure sous peine d’exclusion à la station Belleville à 13h30. Anne-Violaine, notre conférencière privée, diplômée supérieurement de l’Ecole du Louvre nous a présenté brièvement le thème de la visite : l’architecture du Louvre et ses différentes périodes. Et une demi-heure plus tard la promenade commençait à côté de l’Arc de Triomphe du Carrousel.




Et là ça a démarré très fort. A peine Anne-Violaine avait-elle évoqué l’incendie du Palais des Tuileries que tout le monde essayait de voir, qu’Amadou a enchaîné sur l’histoire du Carrousel et la naissance de l’expression Roi Soleil – le Roi Louis XIV s’était déguisé en soleil à l’occasion de cette fête du Carrousel au cours de laquelle la noblesse défilait en cercle (Carrousel) -. Quant  à moi j’ai eu la courtoisie de refuser d’évoquer le contexte de l’incendie des Tuileries. Ou si peu. Et la conférencière d’éclater de rire en demandant « ben qui c’est la conférencière là, c’est moi ou c’est vous ? Sinon je m’en vais hein. » Et on a eu le bon goût de lui demander de rester.

 


Puis précisant que la statue équestre près de laquelle nous nous tenions était une « allégorie » quelqu’un parmi nous a osé demander le plus sérieusement du monde : « c’est qui la statue, la femme à Napoléon ? ».

 


On fait un petit détour pour entrer par la galerie qui longe la cour carrée. Et avec  Marie-Thérèse, Raouda, Rabia et sa fille, Saïd, Banon et Mohamed, Amadou, Anne-Violaine et moi, on est descendu dans les entrailles du Palais par l’entrée du Carrousel, en jetant un œil malicieux vers l’immense queue du dimanche de Pâques où patientaient dans le vent les cohortes de touristes provinciaux, européens, et les petites japonaises.

 

 

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C’est la plongée dans les douves dans la pénombre des vestiges du château de la garnison royale (12 ème siècle) avec les textes de néon de Joseph Kosuth

 

http://img.over-blog.com/500x320/0/41/70/57/LOUVRE/Louvre-medieval-Kosuth-crypte-lumiere.jpg

La lumière nous conduit plus profondément dans son autoréflexion, comme une récompense.

Mais c’est vous qui apportez le sens, qu’il faudra y retrouver.

 

 

 

Et on passe allègrement de Philippe Auguste à la salle Saint Louis avec ses figures grimaçantes.

 


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Et en quelques marches on monte de 3 siècles pour découvrir la salle des Caryatides, la salle des fêtes d’Henri II avec sa tribune pour les musiciens, et le « Tribunal » où le roi rendait la justice. Et là, c'est la  seconde salve d'observations des membres de notre assistance devant les statues :  

 

 

 

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- "les blanches n'ont pas de fesses",  

- "le bébé il peut pas aller faire pipi, il a plus de zizi" (à propos d'une statue d'Eros),

- "pourquoi la statue elle a pas de tête, de jambe...?".

 

 

Après cette première ascension, la pause prévue par la visite exploratoire effectuée par notre conférencière, s’imposait dans l’escalier Henri II que la Cour empruntait pour rencontrer le Roi, que nous sentions tout proche. Ah le sourire de Raouda assise sur la banquette couverte d’un royal velours, où les aristocrates commentaient la vie du souverain !

 


Nous n’en sommes qu’au tiers et déjà saturés de tant de splendeurs. Dans un nouveau sursaut le groupe se ressaisit et monte à l’assaut des dernières marches pour se retrouver dans la foule cosmopolite qui arpente les salles de l’appartement du roi.  Si Jean Jacques Aillagon a ouvert le palais de Versailles à l’art contemporain (Jeff Koons 2008),

 

P1000263.JPG                 Jeff-Koons-Versailles-2008.JPG

Jeff Koons - Versailles 2008

 

 

 

ici c’est dès 1953 avec ce plafond peint par Georges Braque, que les conservateurs du Louvre avaient inauguré cette manière ô combien impertinente à l’époque, de mettre en valeur le patrimoine royal.

 

 

 

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Nous avons  traversé les appartements royaux de louis XIV, que nous connaissons par cœur, à vitesse grand V pour filer chez Napoléon III d’une seule traite.

 


Quand soudainement la foule suspendit ses pas, interrompit son souffle, écarquilla les yeux, et s’arma de ses appareils photos en passant devant la Victoire de Samothrace. Elle était là, le regard tendu vers le Ciel, ses mythiques ailes déployées. S’essayant du haut d’un majestueux escalier  à  prendre un imaginaire envol.

 


 

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Nous prîmes un tantinet de recul, patientâmes ; mais dûmes quitter à regret la Victoire de ce Monsieur Samothrace ; qui d’ailleurs n’avait daigné nous honorer  de sa présence et assister à la spectaculaire tentative de sa Victoire pour se joindre aux migrations printanières de ses consœurs, vers d’antiques contrées.

 

 

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Je crois que c’est dans ces quartiers du Palais qu’Anne-Violaine nous avait réservé l’un de ces « apothéoses » : une salle dans laquelle nous – le public – sommes autorisés à  tripoter les statues. Et je l’avoue franchement : on en a profité au maximum ! En fermant les yeux j’ai promené mes mains partout sur Louis XIV, et je suis tombé sur celles de Marie-Thérèse qui le tripotait au même endroit. Sur les sabots de son cheval : vous ne croyez tout de même pas qu’on peut tripoter le Roi n’importe où tout de même ! Et en tout cas jamais à deux en même temps !

 


Après ces émois nous terminerons la visite en montant encore des étages en chantant d’un air guilleret « Are you sure hank done it this way » jusqu’à la crèche Napoléon III.

 


Epatant le lustre ! Il est si lourd que le public doit rester à l’écart en cas de chute. Et éteint ce qui n’éclaire pas vraiment d’une lumière avantageuse les fastes du troisième Empereur corse de la famille Bonaparte. Par contre les dorures sont imposantes, et peu reposantes pour un œil peu habitué à de tels débordements d’apparat dans l’habillage de la puissance.  Carrément bling bling d’époque, et ça invite à sortir vite.

 


C’était la seconde apothéose de  Anne-Violaine. Et si elle voulait nous en mettre la vue, c’était réussi.



Et la journée aussi. Mieux que réussi : idylique.




2 sexes, 3 générations et un concert de 7 nations, réunissant l’illettré et le docteur en droit. C’est encore, comme au Musée des Arts Premiers, l’image qui me touche le plus : celle d’une fraternité qui est notre seule voie possible du vivre ensemble aujourd’hui et demain.

 


Et nous on n’a pas besoin d’expérimentation ; on y va carrément et ça marche dans la rigolade.

 


La visite était prévue pour 1 heure chrono.

 


Mais avec nos commentaires, nos papotages, les escaliers montants et descendants qui taraudaient Raouda l’inépuisable, la pause sur les banquettes de l’escalier Henri II, et le gâteau que nous avait apporté Marie-Thérèse qu’on a mangé à la cafèt’ de la galerie Sully, on n’a pas été rentrés dans notre quartier avant 19 heures.

 


Ce n’était pas de l’abus ça quand même ?

 


J’ai dit

 


Plume Solidaire

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 17:00



http://www.pole-emploi.fr/accueil/image/site/interpe/logo-pole-emploi.gif



 

Source : Pôle Emploi

La loi du 1er août 2008 a créé la fonction de médiateur à Pôle emploi pour faciliter les relations avec tous les utilisateurs de ses services : demandeurs d’emploi, employeurs et partenaires.

 


Quand saisir le Médiateur Pôle emploi ?

Il est nécessaire d’avoir préalablement déposé une réclamation auprès de votre Pôle emploi. Si sa réponse ne règle pas le différend, vous pouvez alors saisir le Médiateur.

 


Comment saisir le Médiateur ?

Vous pouvez saisir le médiateur par voie postale, en joignant à votre demande toutes les pièces qui sont utiles à son examen.

Le médiateur Pôle emploi, Direction Générale
1 avenue du Docteur Gley
75987 Paris Cedex 20

 


L’examen de votre réclamation par le Médiateur

Le médiateur procèdera à un nouvel examen de votre demande, de façon impartiale et indépendante. Il pourra formuler une recommandation, propre à votre situation spécifique, auprès du service Pôle emploi en charge de votre dossier. Il peut aussi arriver que votre dossier soit irrecevable ou ne puisse aboutir favorablement, le médiateur vous fournira toutes explications dans ce cas.

 


Le Médiateur et les autres voies de recours

La saisine du Médiateur est un droit nouveau qui s’ajoute aux autres procédures de recours prévues par la loi, mais qui ne les remplace pas. Attention la saisine du Médiateur n’interrompt pas les délais de recours devant les tribunaux.

 


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Plume Solidaire , écrivain public - dans Travail - Chômage
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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 17:00

 

 

http://vinivi.typepad.fr/vinivi_blog/images/2007/10/01/fessebook.jpg

 

 

Sans être entré en bourse le capital de Facebook  est de 15 milliards de dollars. La publicité ciblée et la vente de fichiers de données génèrent  un chiffre d’affaires de 150 millions de dollars par an environ.



La fortune de son créateur, Mark Zuckerberg, classé par le magazine Forbes à la 52e place des personnalités les plus influentes de la planète, est évaluée aujourd’hui à 1,5 milliard de dollars. Il est depuis 2008, à 23 ans, le plus jeune milliardaire de l’histoire du capitalisme.



Dans le litige qui l’a opposé aux frères Winklevoss dans l’affaire ConnectU/Facebook, Mark Zuckerberg leur aurait signé un chèque en 2008 d’un montant de 65 millions de dollars.

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Plume Solidaire , écrivain public
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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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