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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 18:00

 

 

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Extrait de la première partie des Matins de France Culture du 11 novembre


Faire société en étant dans le même temps des individus singuliers : telle est notre problématique actuelle. Nous sommes dans le grand retournement et vivons la crise de l’égalité qui a marqué notre société depuis trente ans.


Les idées d’identité et d’homogénéité sont les deux poisons de l’égalité.

 

 

Présentation de l’éditeur

 


Nous vivons aujourd’hui une véritable contre-révolution. Depuis les années 1980, les plus riches n’ont en effet cessé d’accroître leur part des revenus et des patrimoines, inversant la précédente tendance séculaire à la réduction des écarts de richesse.

 


Les facteurs économiques et sociaux qui ont engendré cette situation sont bien connus. Mais la panne de l’idée d’égalité a aussi joué un rôle majeur en conduisant insidieusement à délégitimer l’impôt et les actions de redistribution. Du même coup, la dénonciation d’inégalités ressenties comme inacceptables voisine avec une forme de résignation et un sentiment d’impuissance. Il n’y a donc rien de plus urgent que de refonder l’idée d’égalité pour sortir des impasses du temps présent.

 


L’ouvrage contribue à cette entreprise d’une double façon. En retraçant l’histoire des deux siècles de débats et de luttes sur le sujet, il apporte d’abord un éclairage inédit sur la situation actuelle. Il élabore ensuite une philosophie de l’égalité comme relation sociale qui permet d’aller au-delà des théories de la justice qui, de John Rawls à Amartya Sen, ont jusqu’à présent dominé la réflexion contemporaine. Il montre que la reconstruction d’une société fondée sur les principes de singularité, de réciprocité et de communalité est la condition d’une solidarité plus active.

 


Pierre Rosanvallon est professeur au Collège de France et le fondateur de La République des Idées. Après La Contre-démocratie (Seuil, 2006 ; Points, 2008) et La Légitimité démocratique (Seuil, 2008 ; Points, 2010), le présent ouvrage constitue le troisième volet de son enquête sur les mutations contemporaines de la démocratie.

 

Date de parution 01/09/2011
Les Livres du nouveau monde
432 pages - 22.5 € TTC

 


A lire : Libération (Pour)

 

          Libération (Contre)

 


 

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La REPUBLIQUE DES IDEES organise les 11,12, 13 novembre à Grenoble le Forum « Refaire société ».

 

 

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La crise financière, la montée de la précarité et de la pauvreté, l’accroissement des inégalités mettent en péril la cohésion de notre société. Le délitement du lien social est aussi aggravé par le repli sur soi et la profonde méfiance des citoyens à l’égard des institutions. Il ne s’agit pas seulement de faire le constat de cette crise, mais de comprendre comment on peut faire - ou refaire - société. De nombreuses pistes s’offrent à nous : accroître la protection et l’autonomie de l’individu, faire de l’entreprise un projet de création collectif, renforcer l’égalité des positions sociales, enrichir la vie démocratique. Ce livre rassemble les analyses et les propositions d’un « intellectuel collectif » pour sortir de la crise multiforme que nous traversons.


 

Avec des contributions de Christian Baudelot, Magali Bessone, Robert Castel, François Dubet, Armand Hatchuel, Pierre Rosanvallon, Blanche Segrestin, Cécile Van de Velde.

 

Table 

  • « Refaire société », par Pierre Rosanvallon
  • « Les ambiguïtés de la promotion de l’individu », par Robert Castel
  • « La fabrique des solitudes », par Cécile Van de Velde
  • « Lutter contre Les discriminations raciales », par Magali Bessone
  • « L’héritage contre le mérite », par Christian Baudelot
  • « Pour un nouveau droit de l’entreprise », par Blanche Segrestin et Armand Hatchuel
  • « Faire société par le côté gauche », par François Dubet

Voir aussi, le site du forum organisé à la MC2 Grenoble, les 11, 12, 13 novembre 2011 par La République des idées.

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Bibliothèque et star système
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:32

 

carton rouge

 

 

 

 


Source : Observatoire des inégalités


Non-recours aux droits et inégalités sociales


Le non-recours, le fait de ne pas bénéficier d’un droit ou service social alors qu’on en a la possibilité, est lié en partie aux inégalités sociales. Explications de Philippe Warin, responsable de l’Observatoire des non-recours aux droits et services. – Lire la suite 


Les chiffres sont là : au vu des études disponibles les taux de non-recours (différentiel entre une population éligible potentiellement bénéficiaire et une population éligible et bénéficiaire) oscille en France entre 10 et 90 % en fonction de l’offre considérée (prestation financière et aide sociale, dispositif d’accompagnement ou de médiation), alors que la moyenne varie entre 20 et 40 % selon les pays de l’OCDE.


Philippe Warin distingue trois grands types de non-recours apparaissent et se combinent le plus souvent : la non connaissance, lorsque l’offre n’est pas connue, par manque d’information ou d’incompréhension ; la non réception, lorsqu’elle est connue, demandée mais pas obtenue (par difficulté à mener une démarche administrative ou du fait des procédures voire des pratiques des agents) ; la non demande, quand elle est connue mais pas demandée (par désintérêt pour l’offre, lassitude des gymkhanas administratifs, par la présence d’alternatives, l’autolimitation ou parfois même la perte de l’idée d’avoir des droits).

 

 

Un tiers des titulaires de la CMU complémentaire renoncent aux soins

pour raisons financières


Malgré le recul du renoncement aux soins des titulaires de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) pour raisons financières, encore un tiers de ceux qui ont accès à cette couverture depuis plus d’un an [1] citent cette raison pour expliquer leur non recours aux soins, selon une enquête menée auprès de 4 589 allocataires, par le Centre technique d’appui et de formation des centres d’examens de santé (Cetaf) à la demande du Fonds CMU. La couverture maladie universelle complémentaire permet l’accès à une protection complémentaire santé gratuite sous conditions de ressources [2].



Les soins concernés sont principalement le dentaire, les médicaments, l’optique et les consultations de spécialistes qui demandent soit une participation financière, soit qui ne bénéficient pas de remboursements. Ces renoncements sont décidés pour 25,7 % des bénéficiaires de la CMU-C avant même d’avoir consulté un professionnel de santé. Les raisons financières peuvent conduire à ne pas soigner ses enfants. Dans l’année précédant l’enquête, 50 % des titulaires de la CMU-C n’ont pas acheté certains médicaments en raison de leur coût et 27,3 % ont renoncé à de l’orthodontie pour leurs enfants.


VS


[1] Le taux est de 45,5% pour les bénéficiaires de la CMU-C depuis moins d’un an.


[2] disposer de revenus inférieurs à 816 euros mensuels pour une personne seule, par exemple.

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 18:00

 

 

 

 

 

Source : One

 

 

Histoire de ONE

 

 

Les origines de ONE remontent à 2002, date de la fondation de DATA (« Debt, AIDS, Trade, Africa », ou dette, sida, commerce, Afrique), l’organisation de plaidoyer anti-pauvreté avec laquelle ONE a fusionné en 2008.



Suite à leur collaboration pendant le mouvement « Drop the Debt » organisé dans le cadre de la campagne du Jubilé 2000, Bono, Bob Geldof, Bobby Shriver, Jamie Drummond et Lucy Matthew se sont réunis en mars 2002 pour créer un nouveau groupe de pression nommé DATA (« Debt, AIDS, Trade, Africa », ou dette, sida, commerce, Afrique). Comme son nom l’indique, DATA a été fondé pour inciter les gouvernements des pays développés à s’impliquer dans la lutte contre l’extrême pauvreté en Afrique, tout particulièrement en ce qui concerne l’allégement de la dette, les traitements contre le sida, et la réforme des règles commerciales injustes. DATA a aussi plaidé pour une gouvernance plus démocratique, redevable et transparente, afin que la société civile dans les pays pauvres ait davantage son mot à dire quant à la manière dont les ressources sont mises en œuvre. S’étant fait connaître mondialement par une couverture du magazine TIME, DATA a établi des bureaux à Washington et à Londres pour communiquer ses priorités politiques au plus haut niveau des gouvernements aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, et au sein du G8.

 


En 2004, DATA et dix autres grandes organisations anti-pauvreté (l’institut Bread for the World, CARE USA, International Medical Corps, International Rescue Committee, Mercy Corps, Oxfam America, Plan USA, Save the Children, World Concern, Vision du Monde) se sont réunies pour créer une nouvelle campagne, non partisane, visant à mobiliser des Américains de tous bords dans la lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables dans le monde. ONE a été lancée lors d’une manifestation d’inauguration à Philadelphie, aux Etats-Unis, en mai 2004, à laquelle ont assisté des responsables d’organisations anti-pauvreté, des célébrités, des dirigeants religieux, des activistes africains, et des responsables politiques de droite comme de gauche.

 

 

En travaillant étroitement avec DATA et les autres organisations co-fondatrices, ONE s’est vite mise au travail, via des actions mondiales en ligne, grâce à la création d’une campagne publicitaire emblématique, et par la prise en charge des concerts Live 8. Ceci lui a permis de soutenir un nouveau projet de lutte contre la pauvreté en Afrique au sommet du G8 à Gleneagles, en 2005. Ceci, combiné à l’Appel Mondial Contre la Pauvreté, a contribué à faire promettre au G8 d’allouer 25 milliards de dollars supplémentaires à une aide efficace pour l’Afrique d’ici 2010. En moins d’un an, ONE a réuni plus de 2 millions de membres et a créé une puissante force politique citoyenne en faveur de meilleures politiques de lutte contre la pauvreté.


 

En 2007, ONE et DATA ont décidé de réunir leurs compétences complémentaires au sein d’une organisation mondiale unifiée anti-pauvreté. Ainsi, l’actuelle ONE résulte de la fusion des deux organisations en janvier 2008. Aujourd’hui, ONE combine les capacités de plaidoyer international à haut niveau ainsi que l’acuité politique de DATA à l’expertise de mobilisation citoyenne de ONE. Comme ses prédécesseurs, ONE a pour mission de combattre l’extrême pauvreté et les maladies évitables dans les endroits les plus pauvres de la planète, et plus particulièrement en Afrique, où les problèmes sont les plus importants.

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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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