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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 10:00

 

 

DALO_01.jpg

 

Il y a quelques semaines, le Président de la Commissoin d'attribution des logements du département des Deux Sèvres a manifesté sa satisfaction de recevoir...son premier dossier.

 

Le problème du logement concerne la région parisienne pour 75 à 80% des demandes dans le cadre de la loi DALO. Les villes concernées ensuite sont Lyon, Marseille, Lille; et un peu le sud : Toulouse, Montpellier.

 

Le gros du problème est concentré sur la région parisienne, et surtout à Paris.

 

Derniers chiffres connus sur le logement social à Paris (2009) :

 

  • 182 955 logements sociaux,
  • 4,5 % de taux de rotation : 4,5 % (8 232 logements par an)
  • 119 467 demandeurs de logements
  • 12 000 logements attribués


  • 26 874 demandes de Dalo
  • 20 809 décisions dont 12 682 décisions favorables et 795 demandeurs relogés.


  • Les logements attribués représentaient donc en 2009 : 2,95% des demandes de Dalo. Soit moins de trois demandes sur cent.

 

Source : stage Journées de formation des écrivains publics - II

 

Alors faut-il continuer à remplir chaque semaine des formulaires de demandes d'accès prioritaire au logement à Paris ?

 

Comme si j'ignorais tout de la réalité de la situation ?

 

Faut-il toujours faire oeuvre de bienfaisance en s'enfonçant parfois la tête dans le sable quant à l'utilité relative de certaines démarches  ?

 

En ce qui me concerne, moi et le conformisme on se fuit mutuellement dans le domaine des écritures publiques. Moi et la bonne conscience qui fait plaisir, on  est fâchés.

 

Depuis quelques mois, je continue à remplir ces formulaires, mais je les accompagne d'une information sur la réalité de la situation.

 

J'ai pris le parti d'expliquer clairement les enjeux en adaptant mes arguments au contexte individuel des personnes rencontrées. Voilà par exemple la substance de mon raisonnement à l'intention des familles dont l'un ou les deux parents travaillent :

 

- "Madame, Monsieur vous avez le choix entre rester encore pendant de nombreuses  années à 3, 4, 5, 6  personnes dans 1 ou 2 pièces dans un appartement humide avec une ou plusieurs personnes  atteintes d'asthme, en compagnie de rongeurs de diverses espèces, dans un cadre de vie qui va continuer à se dégrader ;

 

- ou vous élargissez vos demandes de logements sur différentes communes et départements de la région Ile-de-France pour accroître vos possibilités;

 

- ou mieux, si votre métier le permet, je vous suggère d'envisager de quitter la région parisienne et d'essayer d'aller vous installer en province.

 

Car si des efforts considérables sont réalisés depuis quelques années pour rénover et créer de nouveaux logements sociaux à l'intérieur du périphérique, le nombre et la nature des logements libres pour loger toutes les familles qui sont déjà désignées comme prioritaires, même après jugement favorable du Tribunal Administratif, est bien inférieur à celui de la demande qui ne cesse de croître.

 

Je les assure que la condamnation d'un Préfet ne  donne pas de logement, et qu'un certficat médical ne vaut ni plus ni moins que celui d'un autre.

 

Je les rassure sur le fait que pour le prix du même loyer, ils pourraient disposer en province où le coût de la vie est moins cher : de logements plus grands et plus confortables, et leurs enfants de chambres partagées ou personnelle pour faire leurs devoirs dans de bonnes conditions.

 

Qu'il se pourrait qu'ils y bénéficient d'un air un plus sain, d'espaces de jeux  vastes et sécures, d'infrastructures de loisirs éducatifs, culturels et sportifs bien plus qu'à Paris.

 

Et que le plus important, Madame, Monsieur, et c'est un père qui a vécu heureux longtemps en province, c'est l'avenir de vos enfants."

 

Et qu'on aille pas me dire que je veux chasser les pauvres de Paris.

 

Car si Paris est de plus en plus petit, le vaste monde réserve encore de belles surprises.

 

Il suffit de regarder au-delà du périphérique.

 

J'ai dit

 

Plume solidaire

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:00

 

  

Avec des "si" on pourrait mettre Paris en bouteille.

 

Si les gens que vous allez voir sur cette vidéo pouvaient consacrer autant de temps et de talents à générer de l'argent pour mon association d'écrivains publics qu'ils en montrent à travers les exploits qu'ils réalisent, je n'aurais pas besoin de monter des dossiers de demandes de subventions.

 

Pour voir People are awesome, cliquer sur l'image

 

 

  Le-genie-des-gens.jpg

 

 

Jésus marchait sur l’eau; lui il court sur l’eau.


Preuve apparemment que l’homme peut être à l’image de Dieu, mais pas longtemps.


 

Doron Nof, un océanographe de l’Université de l’Etat de Floride soutient qu'une plaque de glace formée sur la mer de Galilée - un lac d’eau douce en réalité - aurait été difficile à distinguer.


Hélas, il n’y avait pas de caméra pour filmer le miracle !

 

Pas de preuve, donc pas de miracle.


 Dieu est donc bien une invention de l’imagination de l’homme.

 

La preuve : personne jusqu’à ce jour n’a été capable de courir sur l’eau plus longtemps que cet homme.

 

Mais cet homme né sur Terre a coulé, tandis Jésus descendu du Ciel sur Terre a pu continuer sa route.


Ainsi, je vous le dis, Jésus est éternel, l’homme est de passage.

 

Jésus peut marcher tranquillement, son chemin est sans fin.


L’homme croît qu'en courant plus vite que Dieu, il pourra  reculer le moment de la chute.


  Moralité : qui va piano va sano


  J’ai dit


  Plume Solidaire


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Plume Solidaire , écrivain public - dans Pensées - Humour
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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 18:00

 

 

L'"autre finance" gagne du terrain

 

 


  Image : Les doigts qui rêvent

 

LEMO


Mes 5 sens g123qekt.jpg


Lynette Rudman

Livre très interactif qui, comme son nom l'indique, traite des 5 sens : regarde la feuille verte, écoute les grelots, respire la fleur, caresse le papillon, goûte une banane comme celle représentée tactilement sur la page.

 

 

 

 

 

 

 


 

 LEMONDE.FR | 09.11.11

 

 

La deuxième édition des Grands Prix de la finance solidaire s'est déroulée, jeudi 3 novembre, au siège du Monde, à Paris. Le but de cette manifestation est de récompenser des projets à forte utilité sociale (entreprises, associations ou coopératives) financés grâce au concours de l'épargne solidaire. Chaque lauréat a reçu une dotation financière de 5 000 euros.

 

Cet événement est organisé par Le Monde Argent et Finansol, une association dont le but est de promouvoir cette épargne "différente". Cette remise de prix a marqué le coup d'envoi de la semaine de la finance solidaire, qui se déroule jusqu'au 10 novembre partout en France.

 

Au 31 décembre 2010, l'encours des produits financiers solidaires atteignait 3,1milliards d'euros, en hausse de 29% sur un an. Environ 900 000 personnes en France détiennent l'un des 126 produits solidaires labellisés par Finansol. Grâce à leur épargne, 685 millions d'euros ont été injectés dans des projets solidaires en 2010 (+35%).

 

Qui a bénéficié de cet argent ? Il a servi à financer des projets dédiés à l'environnement (39%), au logement social (37%), à l'emploi (18%) et des aides au développement économique des pays du Sud (6%). En 2010, 3 400 emplois ont été créés et 2 500 familles ont pu être logées grâce à la finance solidaire.

 

 

Lauréat catégorie "coup de cœur" : Adage
Cette association lutte contre l'exclusion des femmes du monde du travail.

 

En 2008, Sandra Gidon créé Adage (Association d'accompagnement global contre l'exclusion). Son objectif: accompagner des publics fragilisés vers l'insertion sociale et professionnelle. En 2010, plus de 130 femmes ont frappé à sa porte, en provenance de quartiers sensibles de Paris du 20e arrondissement comme de La Chapelle. Projet phare de l'association, un chantier d'insertion a été monté en 2010 avec l'hôpital Bichat. Il vise à préparer au concours des écoles d'aide-soignante et d'auxiliaire de puériculture. Pendant six mois, les personnes en insertion travaillent à mi-temps dans les services de l'hôpital, accompagnées par un tuteur. Le projet a pu voir le jour grâce à l'Etat, qui le subventionne à hauteur de 300 000euros, et de France Active et de la Nef, qui ont prêté chacun 15 000euros. Le bilan du premier chantier d'insertion est satisfaisant : sur treize personnes, six ont intégré une école, trois ont signé un CDD avec l'hôpital Bichat et une a créé son entreprise.

 


Lauréat de la catégorie "moins de 10 salariés ": Les Doigts qui rêvent

Coup de projecteur sur une maison d'édition créée par un instituteur et spécialisée dans les livres pour enfants malvoyants. 

 

Unique en Europe, le concept des Doigts qui rêvent naît en 1993, lorsque Philippe Claudet, instituteur d'une classe d'enfants malvoyants et aveugles, réalise qu'il n'existe pas de livres permettant aux déficients visuels d'apprendre à lire. Faute d'ouvrages adaptés, ils sont exclus de l'accès à la lecture. Confronté à ce vide pédagogique qu'il juge "inadmissible", il décide de créer ses propres albums tactiles : les illustrations en relief sont découpées dans des matières facilement identifiables au toucher : cartons, tissus, tulle, plastique, caoutchouc…

 


En 1994, l'association Les Doigts qui rêvent est lancée. L'instituteur part en croisade : pour monter son projet, il faut des financements et des partenaires. La solution ? Elle viendra d'une entreprise d'insertion, l'Association Côte d'Orienne pour la gestion et le développement d'actions sociales et médico-sociales (Acodège), qui réalise le façonnage des ouvrages. Le chantier emploie une dizaine de personnes en contrat d'insertion. En tout, une vingtaine de personnes travaillent pour Les Doigts qui rêvent, qui emploie cinq permanents. La mutuelle MAIF permet à l'association de bénéficier de dons collectés dans le cadre de son livret épargne Autrement. Par ce biais, l'association a déjà perçu 50 000 euros en deux ans et 53 000euros supplémentaires seront versés début 2012. Le bilan de l'aventure est édifiant. Depuis la création de l'association il y a dix-sept ans, 145 titres sont parus et 28 000 livres ont été vendus à des prix abordables.

 


Lauréat de la catégorie "de 10 à 50 salariés" : Terre de liens
Cette foncière achète des terres agricoles pour les louer à bas prix à de jeunes agriculteurs

 

L'association Terre de liens, dont l'ambition est de "changer le rapport à la terre, à l'agriculture, à l'alimentation et à la nature", a créé en 2006 une société foncière dont l'objectif est d'acheter des terres agricoles pour les louer à bas prix à des fermiers pratiquant l'agriculture paysanne ou biologique. La foncière Terre de liens a choisi un statut de société en commandite qui lui permet de collecter l'épargne des particuliers. Le premier appel public à l'épargne, effectué en octobre 2008, a été un succès inespéré, qui ne se dément pas : "A l'origine nous visions une collecte de 5 millions d'euros. Nous en sommes à 23 millions d'euros, dont 8,9 millions levés rien qu'en 2010", note M. Cacciabue. La foncière compte 6 500 actionnaires, dont 98% sont des personnes physiques. Natixis a apporté un million d'euros et Ideam (groupe Crédit agricole) 92 000 euros. Depuis 2006, 170 fermiers ont pu s'installer grâce à l'association, qui a acheté 57 exploitations. Dix-huit nouveaux dossiers sont en voie de finalisation.

 


Lauréat de la catégorie "plus de 50 salariés" : Groupe Archer
Cette société promeut le développement économique dans la Drôme en créant de petites entreprises.

 

Une poignée d'anciens salariés de ces deux entreprises continuent de fabriquer des chaussures à Romans-sur-Isère, dans un petit atelier du Groupe Archer, entreprise solidaire qui tente de maintenir l'emploi dans cette région menacée de désertification. La vocation de la société par action simplifiée (SAS) Groupe Archer est de racheter ou de créer des micro-entreprises artisanales pour employer des chômeurs. En 1997, elle décide d'intervenir pour sauver la filière de la chaussure. Elle acquiert une partie de l'outil industriel des usines Jourdan et recrute 6 ouvriers hautement qualifiés (ils sont 8 aujourd'hui). Quatre ans plus tard, l'opération est un succès. Les ventes de la première collection, représentant 10% du chiffre d'affaires du groupe, devraient atteindre 30% en 2012. Groupe Archer compte une quinzaine d'activités allant de la réparation de vélos à l'entretien d'espaces verts, en passant par la fabrication de palettes ou le labour à cheval. En progression constante, le chiffre d'affaires est passé de 3,7 millions d'euros en 2005 à 8 millions d'euros en 2010. L'entreprise a toujours été bénéficiaire, sauf en 2010. L'impact sur l'emploi dans la région est important. Le Groupe Archer emploie 1 200 personnes. Il est passé de 165 équivalents temps-plein à sa création à 310 aujourd'hui. Avec une vraie logique de solidarité, puisque l'échelle de salaires va de 1 à 3,5.

 

Lauréat de la catégorie "solidarité internationale" : Cocovico
Notre nouveau prix récompense une coopérative de femmes ivoiriennes qui a créé, en 2008, l'un des principaux marchés d'Abidjan.

 

La coopérative Cocovico (Coopérative des commerçantes des produits vivriers de Cocody) a été créée en 2008 par Rosalie Botti, une ancienne vendeuse de rue d'Abidjan. Trois ans après son inauguration, ce marché couvert est devenu l'un des plus importants de la capitale ivoirienne. Près de 5 000 commerçants viennent chaque jour y vendre leurs produits. L'aventure débute en 1993 lorsque ferme le petit marché de rue où Rosalie Botti vend de l'"attiéké", de la semoule de manioc qui constitue la base de l'alimentation des Ivoiriens. Avec une poignée d'autres vendeuses, cette mère de six enfants entame alors un combat pour faire construire un marché moderne "en dur". L'idée de créer une coopérative de femmes fait son chemin. En 2001, Rosalie Botti convainc néanmoins les représentants du bureau régional d'Oikocredit d'Afrique de l'Ouest, basé à Abidjan, de la suivre. Poids lourd de la microfinance, cette coopérative de financement originaire des Pays-Bas est implantée dans 34 pays. Malgré la guerre civile en Côte d'Ivoire, la coopérative Cocovico obtient trois prêts d'Oikocredit entre 2004 et 2007 pour un montant total de1,5 million d'euros. En avril 2008, le marché est enfin inauguré. D'une durée de dix ans, l'emprunt sera entièrement remboursé en 2016.


Jérôme Porier 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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