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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:00

 

Un film qui vous plonge dans la réalité quotidienne de la résistance des habitants d'un village de Cisjordanie contre l'extension des colonies qui s'emparent de leurs champs, sous la protection de l'armée d'Israël.

 

Un documentaire bouleversant qui ne peut pas vous laisser indifférent.


 

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

 

              bof 

♥♥              ah ouais quand même (bien)

♥♥♥              top (très bien)

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Ciné - Vidéo - Radio
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 18:00

 

Ce livre est, parmi ceux que j'ai lus en 2013, le plus riche d'enseignements.

Il aborde le problème très actuel de la domination du vraissemblable sur le vrai et de l'avarice cognitive, cette forme de la paresse intellectuelle, dont chacun d'entre nous est plus ou moins atteint.

Je reprends ci-dessous la présentation de l'émission de Philippe MEYER.

 

 

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Par VINCENT GIRET

Voici un livre de sociologie qu’il faudrait faire lire d’urgence dans les écoles de journalisme et les rédactions. En guise de campagne de vaccination à destination des urgentistes de l’information, tous ceux qui n’ont que quelques heures, parfois même quelques minutes, pour s’emparer d’un fait ou d’une histoire et dont la vocation est d’en donner l’intelligence. Il y a dix ans, Gérald Bronner avait ausculté la genèse intime de nos croyances et expliqué pourquoi les progrès de la science n’avaient nullement domestiqué notre «rationalité subjective»(l’Empire des croyances, PUF). Poussant plus loin son exploration du monde moderne, son nouveau livre est traversé d’une crainte, celle de voir nos démocraties «mises à genoux par leurs démons internes».


Bronner voit «le faux» et «le douteux» s’immiscer partout dans l’espace public, comme si nous vivions déjà et, sans le savoir, sous le régime décadent de «la démocratie des crédules». Toutes les études témoignent d’une diffusion croissante de la suspicion généralisée, affirme le sociologue. Le grand méchant doute et la méfiance - contre la parole officielle, les experts, les scientifiques, les politiques ou les journalistes - gagnent du terrain. Partout, les explications simples ou plutôt simplistes - «mono-causales» - s’imposent devant l’irruption du réel, comme si nos esprits se laissaient gouverner par des formules rassurantes : «il n’y a pas de fumée sans feu», «tout est lié», «rien n’arrive au hasard», ou encore «cela cache quelque chose»… La théorie du complot - ce«nihilisme mental» - semble régner en maître et avilir nos intelligences. Nul n’est à l’abri, aucune couche sociale, pas même les plus éduquées :«Il n’y a pas corrélation claire, explique Bronner, entre niveau d’études et vision perspicace du monde.» Pire, la France est un cas d’école, ou plutôt un cas clinique, tant la méfiance à l’égard de l’autre - le voisin comme le collègue -, plus élevée qu’ailleurs, alimente notre machine intérieure parano.


Truffé d’exemples tirés de la théorie des jeux, des neurosciences et, surtout, d’études de cas, plus édifiantes et dérangeantes les unes que les autres - de la pseudo-affaire Baudis aux suicides à France Télécom -, l’ouvrage de Bronner identifie au moins trois responsables : l’un qu’il faut savoir apprivoiser, le fonctionnement de notre esprit ; un autre qu’il faut analyser, le fonctionnement de nos démocraties ; un troisième, enfin, que l’auteur voudrait réguler ou même policer, le«marché cognitif» né du développement fulgurant des technologies de l’information, c’est-à-dire l’espace dans lequel se diffusent hypothèses, croyances et explications implicites ou explicites du réel. Mais l’arme la plus puissante pour résister à cette dérive demeure l’enseignement d’«une méthode» : à ceux qui réclament le droit au doute, Bronner répond que ce droit s’accompagne de «devoirs», trop peu enseignés dans les écoles. En philosophe, il sait qu’il n’est de véritable esprit critique sans un discours et une pratique de la méthode.


La démocratie des crédules de Gérald Bronner A paraître mercredi, PUF, 360 pp., 19 €.

 

 

Gérald Bronner, vous êtes sociologue, professeur à l’université Paris Diderot et codirecteur du Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain. Vous êtes membre de l’Institut universitaire de France. Vous travaillez sur les croyances collectives. Vous avez reçu le prix de l’Académie des sciences morales et politiques en 2003 pour L’Empire des croyances, et le prix européen des sciences sociales d’Amalfi en 2009 pour La Pensée extrême.

En mars dernier, vous avez publié aux Presses Universitaires de France La démocratie des crédules. Dans cet essai, vous mettez en lumière un paradoxe. Alors que nous disposons aujourd’hui de la plus grande masse d’information jamais accumulée, les croyances et les théories du complot prennent le pas sur le discours scientifique et méthodique.

Vous nous expliquez par de nombreux et riches exemples les mécanismes qui expliquent ce paradoxe. Vous tordez le coup au passage à une idée reçue : la crédulité ne diminue pas avec le niveau d’éducation, au contraire. Vous citez Paul Bert qui disait « avec la science, il n'y aura plus de superstitions ni de croyances aux miracles, plus de coups d'Etat ni de révolutions. » Or sur des sujets comme les OVNI, la télépathie ou le spiritisme, les cadres supérieurs sont statistiquement plus croyants que les ouvriers ou les agriculteurs. Vous mettez en lumière « les biais cognitifs » qui sont des travers de notre esprit paresseux. Face à toute difficulté intellectuelle, nous préférons les conclusions hâtives aux raisonnements méthodiques. Vous citez aussi Francis Bacon, qui écrivait au XVIe siècle, « l’entendement humain, une fois qu’il s’est plu à certaines opinions (parce qu’elles sont reçues et tenues pour vrai ou qu’elles sont agréables) entraine tout le reste à les appuyer ou à les confirmer ».

Les travers de la société de l’information renforcent nos défaillances intellectuelles. L’inflation des données disponibles sur internet propage les rumeurs infondées que vous appelez « légendes urbaines ». Vous écrivez par exemple que pour une croyance irrationnelle donnée, Google propose 80% de sites favorables à la croyance et 20% de sites sceptiques. L’information sérieuse est certes disponible sur internet mais ce sont les thèses conspirationnistes qui bénéficient de la mise en réseau. Des éléments de natures diverses sont juxtaposés, et produisent une masse d'arguments propices au doute.

La tendance à la crédulité est aggravée par le comportement des journalistes. Ils veulent être les premiers à publier une nouvelle « en temps réel » même s’ils ne l’ont pas vérifiée. Ainsi de l’affaire Patrice Alègre en 2001, dans laquelle Dominique Baudis avait été injustement accusé des plus noirs forfaits. Ces accusations avaient été largement relayées dans la presse, sans aucune précaution. Leurs auteurs n’avaient fait l’objet d’aucune sanction.

 

Vous montrez enfin que la démocratie porte en elle l’excessive crédulité, au nom de ce que vous appelez «  le triumviratj’ai le droit de savoir, j’ai le droit de dire, j’ai le droit de décider ». Les citoyens refusent de laisser les experts décider, mais ils manquent de compétences scientifiques et techniques. La délibération donne l’avantage aux militants, qui sont les orateurs les mieux armés. L’exigence de délibération publique aboutit donc la plupart du temps à une demande de moratoire. Ainsi progresse ce que vous appelez « l'idéologie de la précaution ».

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Bibliothèque et star système
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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 18:09

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Pensées - Humour
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Petites conférences...

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Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
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Recours - Historique - Note
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Médiateurs et conciliateurs
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Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
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de ceux qui font le mal,
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et laissent faire

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Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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