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Situation qui explique le recours, par les populations immigrées, aux écrivains publics bénévoles et parfois professionnels. Or les citoyens français ne sont pas les derniers à exiger ou attendre un "effort d'intégration" de ces populations sur le territoire national. Tandis que dans le même temps nous constatons que l'offre de formation est très inférieure à la demande.
Ainsi, à la carence de l'Education Nationale, qui génère en partie l'illettrisme par des méthodes d'apprentissage inadaptées, s'ajoute les défaillances de l'Etat à intégrer les populations immigrées à la vie nationale depuis la mise en oeuvre du regroupement familial depuis les années 1970 sous la présidence de Giscard d'Estaing.
Les immigrés qui désirent s'intégrer par la pratique de la langue et de l'écriture ne disposent donc pas dans notre pays, des moyens qui leur permettraient de s'assimiler harmonieusement à la population française.
L'importance de la population analpahbète dans le monde montre la faiblesse de l'intérêt de nombreux états pour l'éducation.
Comme en témoigne le Rapport mondial 2009 sur l'éducation pour tous de l'UNESCO.
C'est, hélas, rassurant pour les écrivains publics du monde entier.
Mais pas autant que nous pourrions l'espérer pour celles et ceux qui se heurtent, en France, à la défiance ou l'ignorance teintée parfois de condescendante des collectivités publiques, afin de faire reconnaître leur formation, leurs qualifications et leurs talents.
J'ai dit
Plume Solidaire
Source l'Observatoire des inégalités
Malgré de réels progrès, l’éducation pour tous reste une préoccupation majeure : près de 800 millions d’adultes sont analphabètes dans le monde dont 64 %
de femmes.776 millions de personnes de plus de 15 ans sont analphabètes dans le monde, soit 1 adulte sur 5. La situation s’améliore lentement au fil des générations : ce chiffre est passé de 871 millions d’individus en 1994 à 776 millions en 2006.
Dans les pays riches, la quasi-totalité de la population est alphabétisée. A l’inverse, les pays en développement comptent le plus grand nombre d’individus ne possédant pas les compétences de base en lecture et en écriture : 392,7 millions en Asie du Sud et de l’Ouest, 161 millions en Afrique Sub-saharienne.
Les femmes sont tout particulièrement touchées : elles représentent 64 % des analphabètes. Ce taux grimpe à 80 % en Europe centrale et orientale, à 71 % en Asie de l’Est et Pacifique. Pourtant leur alphabétisation constitue une condition majeure du développement et de la réduction des inégalités mondiales. Elle leur permet de mieux maîtriser leur propre destin, de pouvoir participer davantage à la société et à la vie économique, ce qui est un facteur d’enrichissement pour tous.
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Pour en savoir plus :
Sur le site de l’Unesco :






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