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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 13:35

 

Ils traversent l'enfer pour venir au paradis.

Ils croient que le paradis existe sur terre. Ils croient que la France c'est l'Amérique.

Leur rêve est vieux; c'est une chimère, un tissu d'illusions.

Leurs rêves mentent, personne n'a l'honnèteté de leur dire que la France sera une autre variété d'enfer : Resto du Coeur et Une Chorba pour Tous, squats et foyers d'immigrés surchargés, glanage et marchés clandestins, travail au noir ou prostitution, refus de titre de séjour, insécurité et violence, Médecins du Monde et Aide Médicale d'Etat, CIMADE-LDH-GISTI, administrations absconses et rétives, écrivains publics, aide juridictionnelle et avocat, Tribunal, Préfecture départementale  et Préfecture de Police, OQTF ou APRF*...

La France est une grande puissance qui n'est plus un pays riche de rêve. C'est une nation qui ne partage plus, et qui ne cesse de s'appauvrir humainement. 

C'est un pays dont les habitants sont de plus en plus nombreux à détester les pauvres; ceux d'ici, ceux qui sont arrivés jusqu'ici, mais aussi ceux qui viennent des autres pays. Et parmi ces pays une partie des français exprime volontiers son racisme vis-à-vis des pauvres, qui après montagnes et déserts, le paiement des passeurs, la faim et le froid, ont pu atteindre encore en vie les rives de la Méditerranée.

Et parmi les pauvres qui ont passé d'une rive à l'autre, les français-français haïssent tout spécialement les musulmans.

Car tous ces pauvres venus du sud, ont commis une faute impardonnable : ils ont mis les pieds sur le sol français, attendent tout de la France et des français, qui ne leur ont jamais rien demandé.

Excepté retourner dans leur pays.

Ce paradis auquel ils croient, c'est la France qui les attend; pour leur proposer ses plus beaux logements  : 

 

 

 

6-m-.jpg

 

 

 

Est-ce vraiment pertinent de payer 6 500 $ à une mafia  pour venir vivre dans notre pays ?

A quoi bon traverser l'enfer pour venir au pays du chômage et du racisme ?

Pour fuir la mort, les rackets, les tortures des passeurs.

Laissons le dernier mot  à l'un des jeunes afghans - interviewé dans le square Villemin - sur les premières impressions parisiennes et françaises: "j'ai compris que c'était pire que Jalabad, ma ville natale en Afghanistan. J'aurais jamais pensé que c'était comme ça. On m'avait dit qu'à mon arrivée j'aurais tout Gare de l'Est. Et puis là je vois des gens beaucoup plus malheureux que moi. Alors je fais quoi : je reste ou je rentre ? (...)

Ici je vois mes frères afghans dormir dans la rue et mon rêve est totalement brisé".

 

Il croyait que des hélocoptéères arrosaient Paris de parfum...

 

 

 

* Ordre de Quitter le Territoire Français et Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière


Plume Solidaire

 

- - - - - - - - - - 

 

 

Lien vers le documentaire :

 Clandestins : ils traversent l'enfer pour venir vivre en France

 

 

Début octobre, un bateau transportant 550 clandestins en provenance d'Afrique coulait au large de la Sicile. Bilan : 359 morts. Une semaine plus tard, une autre embarcation faisait naufrage. 33 morts de plus. C'est en cherchant à atteindre ce qu'ils s'imaginent être l'Eldorado européen que tous ces migrants africains se sont noyés. Ils sont chaque semaine de plus en plus nombreux à risquer leur vie ainsi, en traversant la méditerranée. Depuis 20 ans, 20 000 migrants arrivés par bateau auraient trouvé la mort dans ces conditions. Ils viennent du continent africain mais aussi d'Afghanistan où la guerre avec les Talibans fait chaque jour de nouvelles victimes. Tous fuient la misère, la guerre ou le désespoir et rêvent d'un monde meilleur, plus juste où leurs enfants pourront grandir en toute sécurité. Pendant de longs mois, les caméras de Zone Interdite ont suivi ces hommes et ces femmes. À pied, en camion, en voiture, en bateau, ils s'épuisent et meurent parfois sous le regard impitoyable des passeurs. Avec eux, Zone Interdite est allée aux limites du possible. Ce documentaire exceptionnel retrace l'histoire incroyable de deux groupes de clandestins en chemin vers la France. Avec 260 migrants africains, nous avons affronté la peur, le froid, la violence en traversant la Méditerranée à bord d'une chaloupe de fortune. Le même type d'embarcation que celle dans laquelle 359 personnes ont trouvé la mort début octobre. Nous avons aussi suivi le parcours d'Afghans qui ont quitté Kaboul pour une odyssée de 7 000 km à pied ou dans des conditions de transport inhumaines. Pour atteindre la France, au péril de leur vie, ils ont dû franchir les frontières interdites du Pakistan et de l'Iran. Qui sont ces hommes et ces femmes qui viennent cogner aux portes de l'Europe ? Comment travaillent les filières de passeurs, tenues par des mafias sans scrupules ? Réalisé par Camille Courcy, Paul Comiti, Olivier Jobard, Olivier Azpitarte, Claire Billet, Renaud Fessaguet. Productions Tony Comiti

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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Le pédagogue 04/09/2015 14:11

Le pédagogue :


En ce début du mois de septembre 2015, la publication par le quotidien britannique « The Independent », de la photo de la dépouille d’un enfant mort en mer, comme des milliers d’autres personnes qui tentent, depuis un certain temps déjà, d’atteindre d’autres rivages, semble avoir provoqué « une certaine émotion », face à « l’afflux des migrants ».
Depuis longtemps , bravant tous les dangers, des milliers de personnes, hommes, femmes, et enfants, fuyant les horreurs des pays d’origine, tentent d’arriver en Europe et d’y rester, en dépit de l’hostilité dont elles sont l’objet, et qui ne date pas d’aujourd’hui.
Ce « processus migratoire » ne cesse de mettre en relief certaines conséquences des méfaits du système colonialo-impérialo-sioniste qui a semé, et qui sème encore, l’oppression partout.
En arabe, les personnes qui prennent la mer pour atteindre l’Europe sont appelés « lhrraaga ».
Les « brûleurs ».
J’en ai déjà parlé, mais ce n’est pas la première fois que je reprends ce dont j’ai déjà palé.
Ce sont généralement des personnes qui tentent, à bord d’embarcations de fortune, de quitter l’Afrique (et des pays situés ailleurs) pour atteindre l’Europe la forteresse), où ils sont considérés, lorsqu’ils y arrivent (ce qui n’est pas toujours le cas), comme « clandestins » (émigration clandestine).
« Brûleurs » parce que avant de se lancer dans cette tentative d’atteindre des côtes européennes, ils brûlent tous les documents qui peuvent permettre de les identifier et donc de les expulser vers les pays de départ.
Des pays où sévissent des régimes fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Avec ces régimes, pour les populations qui y subissent les horreurs, l’Afrique (ou des pays situés ailleurs) est un bagne, un continent où la merde gicle et dégouline de partout.
Nauséabonde.
L’esclavage a fait des ravages.
Le colonialisme n’a rien épargné.
Le système colonialo-impérialo-sioniste continue d’alimenter, d’entretenir et de répandre les ordures et la pourriture.
Les régimes mis en place par ce système, sont tenus de tout mettre en œuvre afin de servir les intérêts de leurs employeurs.
Ces employeurs, qui connaissent mieux que quiconque leurs employés et qui n’ignorent rien de leurs pratiques, savent qu’ils sont assoiffés de sang, d’argent et de vices, qu’ils sodomisent et massacrent des hommes, violent, méprisent, humilient et tuent des femmes, s’adonnent à la pédophilie et font disparaître des enfants.
Ce qui a été appelé « l’indépendance dans l’interdépendance », « la révolution » ou la fin de l’apartheid, n’a pas débarrassé les « indigènes » de l’asservissement, des persécutions, de l’oppression, de l’exploitation, de l’arbitraire, des enfermements, des tortures, des humiliations, des vexations, des injustices et autres.
Les criminels mis à la « tête » des « États » dits « indépendants » ont des comptes bancaires partout, des lingots d’or, des pierres précieuses, des bijoux de grande valeur, des fermes modèles, des haras, des propriétés immobilières sans nombre, des résidences dans les « grandes capitales » et au bord de « plages pour milliardaires », des palaces, des tableaux de peintres de renom, des cabarets, des boîtes de nuit, des salles de jeu, des restaurants, des voitures luxueuses, des avions, des bateaux.
Ils affament et détruisent avec l’appui de leurs employeurs, investissent dans les lieux de la débauche, se font livrer par vols entiers des débauchés dits stars, artistes et autres, des alcools et des drogues à profusion, des mets pour « civilisés » que les « barbares » ne connaissent même pas de nom, raffolent de sexe sans frontières et de partouzes.
Ils salissent et souillent tout, recourent à la dépravation, à la censure, aux usurpations, aux falsifications, aux trafics, aux trahisons, aux tromperies, aux tricheries, aux enlèvements, aux séquestrations, aux emprisonnements, aux supplices, aux liquidations, aux tueries, aux massacres et autres à des degrés inimaginables.
Les « empires coloniaux » ont peut-être disparu, mais pas les effets du colonialisme.
Le système colonialo-impérialo-sioniste a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
Beaucoup parmi elles, rurales, se sont trouvées dans des faubourgs de villes nouvelles coloniales, contraintes de s’adapter à des modes de survie dans des bidonvilles.
Ces populations ont connu la transplantation forcée dans leur pays d’origine, avant qu’elles ne soient poussées à le quitter parfois pour fournir la main d’œuvre, taillable et corvéable à merci, dont les métropoles avaient besoin.
Le processus migratoire ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance, dépossédés, sans moyens, dans des sociétés industrialisées qui par de multiples mécanismes ont imposé et imposent leur domination.
Les pays d’Afrique (et d’autres pays ailleurs) restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres « loisirs pour touristes », des dépotoirs multiples et variées et des décharges d’immondices.
Ces pays sont dotés d’une armée et d’une police très opérationnelles pour les oppressions et les massacres des populations.
À cet effet, le système colonialo-impérialo-sioniste leur vend les armes nécessaires et se charge de la formation.
Ces armes sont vendues au prix fort par ce trafiquant, qui alimente, oriente, entretient et contrôle les conflits armés entre ses employés.
Doté d’avions bombardiers des plus performants dans les exterminations, d’une flotte maritime pour les agressions, d’innombrables chars de carnage, de missiles, d’équipements militaires les plus récents, d’armements sophistiqués, d’armes nucléaires, le système colonialo-impérialo-sioniste répand la terreur.
Dans ce domaine, une certaine « préséance » est reconnue à la France en Afrique, qu’elle continue de considérer comme sa « chose ».
Depuis un certain temps, l’Europe ne veut plus que ces « hrraaga » émigrent pour atteindre « la forteresse ».
Elle fait tout afin d’empêcher leur venue, mais ces « brûleurs » sont décidés à tout faire pour s’évader du bagne des pays d’origine.
Ils n’ont rien à perdre.
Ils continuent de mourir pour fuir ce qu’ils ne peuvent plus supporter.
Afin de les contenir, l’Europe verse des sommes énormes à ses employés pour qu’ils usent de tous les moyens de rétention.
Par ailleurs, en plus des possibilités illimitées de chaque État d’Europe, l’Union Européenne a mis en place une force (Frontex) avec des avions, des hélicoptères, des navires et autres, destinés à renforcer « la forteresse ».
Mais rien n’arrête « lhrraga » :
Ni les naufrages au large de l’île italienne de Lampedusa et ailleurs qui ont entraîné la mort de centaines de personnes, qui s’ajoutent aux milliers d’autres naufragés dans la mer contrôlée par cette Europe où ils rêvaient de survivre plus décemment que « chez eux ».
Les criminels installés à la « tête » des « États » d’Afrique s’en foutent bien sûr.
Complètement, et recourent au pire.
Tout cela est noyé bien sûr.
Les imposteurs, à l’œuvre depuis des lustres, ont toujours usé d’une diarrhée verbale pour camoufler leurs crimes.
Des mots qui alimentent et entretiennent le faux.
Gonflés d’orgueil et d’arrogance, ils répandent leur diarrhée.
Ils donnent des leçons qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes.
Sèment les tromperies et toutes les horreurs selon l’étable de leur loi (les tables de leur loi).
Veulent imposer leur « Histoire », avec hache majuscule, pour décapiter la Vérité.
Ils font semblant de « s’offusquer » des effets de ce dont ils sont la cause.
Les coups les plus inimaginables sont montés.
Les manipulations les plus incroyables sont pratiquées.
Les mensonges les plus éhontés sont servis.
Les hommes, les femmes et les enfants qui continuent d’arriver en Europe(et ailleurs), ne sont pas différends de ce qui a été décrit il y a des décennies :
« Ils avaient le pas pesant, les bras ballants et la face effarée. Ceux qui s’arrêtaient pour les voir passer fermaient brusquement les yeux, en une minute de doute intense et subit, où l’origine et la fin conventionnelles de l’homme étaient vélocement révisées, les classifications des règnes et les métaphysiques mises à bas et échafaudées de nouveau comme un château de cartes sur leurs mêmes fondements et suivant la même systématique […] ils ouvraient les yeux : la faillite de la civilisation, sinon de l’humanité, qu’ils avaient vu défiler vêtue de fripes, ou, à tout le moins, des fripes emplies de néant » (Driss Chraïbi, Les Boucs, Paris, éditions Denoël, 1955, P. 26).

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Petites conférences...

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Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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