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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:00

 

 

 

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Chaque semaine qui  passe, j’ai envie de créer un nouveau service pour les usagers de notre association  d’écrivains publics : une forme de microcrédit adapté au caractère très particulier de leur situation, une banque alimentaire, un atelier de perfectionnement du français parlé et écrit…

 

Et je ne touche pas un centime d’euro pour ces activités bénévoles à temps complet.

 

Parfois j’ai été tenté de « faire de la politique » dans un parti, mais lequel ? J’aurais tout à y gagner, mais pour en avoir été, je sais très bien que j’y perdrai très vite mon âme. A mes yeux, la politique c’est d’abord l’art du mensonge. A commencer par celui qu’on se fait à soi-même pour y croire, puis celui du discours idéologique, torsion permanente, simplification outrancière de la réalité, trahison permanente de la vérité. C’est le sens de tactique et ses petits arrangements, la recherche du pouvoir et le règne des egos. Regardez à quelle situation économique, sociale et, plus tragique vers quelle mentalités ils nous ont- se sont – laissé(s) dériver (Ecole de commerce, le dégoût des autres). Combien sont-ils autour de moi à devoir vivre avec 400, 600, 700 € par mois, et combien gagne un député ? Ne me dîtes que je tiens un discours démagogique car la question est bien : à quoi sert un professionnel de la politique et qui sert-il en premier sinon sa carrière ?

 

Je ne suis pas syndiqué parce que il n’y pas lieu que je le sois, n’ayant pas d’employeur et me destinant à devenir le mien propre (Et je n’ai pas l’intention du tout de me « mettre la pression »). Je suis le premier à regretter la faiblesse du mouvement syndical – moins de 8% des salariés sont syndiqués actuellement en France – et ses dérives corporatistes actuelles qui nuisent à terme à l’ensemble du monde salarié. Et le terme est déjà  là depuis longtemps.

 

Jadis j’ai envisagé la franc-maçonnerie. Mais à la façon dont une clique de franc maçons avait pris en mains pour le compte du Maire la vie culturelle d’une des communes où j’ai travaillé, j’ai vite abandonné ce projet d’insertion discret.  Et puis je déteste les réseaux d’influence et de pouvoirs, les lobbys quels qu’ils soient ; et toutes les techniques de manipulation des esprits. 

J’aurais bien aimé avoir la foi pour gagner le soutien de Dieu, mais je suis un horrible « laïcart » ! « Mais comment quelqu’un comme toi peut-il ne pas croire en Dieu ? » m’a dit un ami dernièrement. Je ne crois qu’en l’homme, dans ses faiblesses et sa puissance.

 

Il ne me reste au fond qu’une seule et véritable appartenance, une seule personne avec laquelle j’essaie de réseauter amicalement, avec qui je m’entends assez bien pour me mettre d’accord, pour décider dans quelle direction et comment je vais agir, et dont j’accepte l’évaluation bienveillante dans la mesure du possible : moi-même. 

Parfois je ris du malheur de certains, je râle ou je grogne…Parce que je suis conscient que je ne suis pas dans le monde de la souffrance imposée par d’autres, et que j’ai les moyens d’être libre, et intérieurement armé.

 

Il me reste pour dialoguer avec moi-même et les autres un compagnon essentiel  pour la méditation et l’action : le livre.

 

Le dernier livre de Cynthia Fleury est à cet égard un enchantement, de justesse et d’authenticité, de lucidité et de réalisme, d’espoir et de réconfort.

 

Je l’ai écouté aujourd’hui entre 13h et 13h30 sur France Culture.

 

Je vous laisse apprécier l’intérêt de ses propos sur cette vidéo de l’an dernier, et je vous invite à courir acheter son dernier bouquin. Si vous en avez les moyens.

J'ai dit

Plume Solidaire 

 


Cynthia Fleury évoque le "déshonneur des élites"
envoyé par RichardTrois. - L'info internationale vidéo.

 

 

J’ai perdu le courage comme on égare ses lunettes. Aussi stupidement. Cela m’est arrivé alors que je voyais la société dans laquelle je vivais être sans courage. J’ai glissé avec elle. Dans elle. C’est étonnant d’apprendre que parfois le monde et soi-même avons le même âge. C’est rare. Mais dans cette époque sans courage, nous sommes tous naissant. » 

Comment convertir cette épreuve du découragement en reconquête de l’avenir ? Notre époque est celle de la disparition et de l’instrumentalisation du courage, or ni les individus, ni les démocraties ne résisteront longtemps à cet avilissement moral et politique. Comment reformuler une théorie du courage, comment résister à la capitulation et à ses légitimations perpétuelles ? 

Dans cet essai philosophique enlevé, Cynthia Fleury rappelle qu’il n’y a pas de courage politique sans courage moral et démontre avec brio comment un retour à l’exemplarité politique est non seulement possible, mais urgent. 


La fin du courage Cynthia Fleury

  • Essai (broché). Paru en 03/2010
  • 14 €

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L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
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- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
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Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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