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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 17:00

 

 

  Mise à jour le 3 octobre 2012

 

 

On efface tout, et on recommence.

 

La vidéo Goldman Sachs est visible jusqu'à demain.

 

Rassurez-vous, demain soir Arte propose du petit lait avec la fabuleuse histoire de Nestlé.

 

Ne manquons pas Nestlé et le buisiness de l'eau en bouteille à 20h50. A déguster avec une bonne tasse de Nespresso.

 

L'indignation est un bon segment marketing...


Il faut toujours avoir de bons ennemis.


Qu'est ce qu'un bon ennemi ?


C'est un ennemi que vous désignez, ou que d'autres vous désignent et que vous adoptez parce qu'il vous convient, précisément parce que vous n'en avez pas.


Parce que au fond vous vivez très bien en réalité sans ennemi, et que vous n'en avez pas besoin.


S'inventer un ennemi vous donne le sentiment imaginaire d'exister, stimule votre désir d'en découdre à bon compte contre un objet bien spécifié.

 

Car la particularité du bon ennemi, c'est que vous ne pouvez justement pas vous battre contre lui.

 

C'est un ennemi virtuel dont les acteurs sont réels.

 

Goldman Sachs est super bon ennemi.

 

Nous regardons le contraire d'un docu fiction, d'un passé ou d'une fiction reconstruits avec des moyens réalistes. Nous participons à la reconstitution d'une réalité contemporaine devenue fiction.

 

Cette réalité est complexe, impériale, universelle, et inssaisissable.

 

Le bon ennemi est lointain et inatteignable. Et naturellement il domine le monde, et évidemment il nous conduit à la catastrophe, et forcément il est tout puissant. Et par dessus tout, il agit sous le sceau du secret absolu. C'est la représentaton du totalitarisme en soi.

 

Il y a eu le communisme, il y a eu le nazisme. Le nouveau totalitarisme serait la "finance" sans les exterminations de masse et sans le Goulag.


C'est l'ennemi idéal. Le Léviathan.


Un Léviathan peut aussi être bien commode, par exemple pour justifier ce que nous sommes, plutôt ce que nous ne sommes pas, et que nous voudrions être et que nous ne parvenons que partiellement à devenir.


Alors le Léviathan magiquement, nous procure la sensation que, sans lui nous pourrions vivre mieux. Il nous permet d'exorciser ou de purger notre mauvaise conscience.


Mais si nous nous sommes construit un idéal, c'est bien parce que la réalité ne nous satisfait pas. Ce faisant, si notre idéal est notre horizon ultime, c'est aussi un réconfort, une piètre consolation.

 

Ainsi le bon ennemi, n'est-il pas l'ennemi mythifié qui dissimule notre mal être à nos propres yeux ?


L'ennemi idéal serait donc celui de notre propre idéal - universellement verteux -, qui renvoie à notre impuissance à le réaliser.


Mais ce système de pensée forclos - qui tourne en boucle sur lui-même - ne manifeste-t-il pas en fait notre incapacité à combattre ?

 

Pis, notre refus inconscient de combattre ? Nos propres chimères d'abord, les ennemis réels ensuite ?

 

 

Tenez je vais vous faire un aveu : je m'étonne qu'auncune tentative d'assassinat ou d'attentat n'ait jamais eu lieu contre les Maîtres du monde, je veux dire de la Finance qu ont ruiné tant de gens. Je ne comprends pas, si ce documentaire est l'expression de la réalité, que cette banque puisse perdurer dans son fonctionnement et poursuivre sa stratégie.


Je viens d'écrire cela. Mais, est-il permis sur un blog d'écrire qu'il y a des hommes qui ne méritent pas de vivre à nos côtés en raison de leur incommensurable génie de nuisance planétaire ? Qu'ils devraient être mis "hors d'état de nuire" à l'économie des Etats Unis et de la planète.

Moi j'ai pas peur et je le dis. Simplement parce qu'aujourd'hui tout peut se dire et s'écrire...pouvu qu'on ne fasse rien. Pourvu qu'on sache que l'on en peut rien faire.

 

Tant le souffle de la capacité de destruction d'une banque telle que Goldman Sachs est planétaire, et anéantit toute possibilié de résistance.

 

Tant les soutiens dont elle bénéficie sont bien trop puissants pour que nous puissions les influencer et agir efficacement.

 

L'absurde régit le monde.


Voilà bien ce qui nous arrive, à vous comme à moi.

Alors, indignons-nous contre Goldman Sachs.

 

Continuer de ne rien savoir c'est rester idiot. Savoir un peu nous rend plus intelligents, sans pour autant que ni vous ni moi ne puissions rien faire contre cette entreprise.

 

Ni manifestement, aucune autre puissance nationale ou supranationale.

 

Et le fait d'en être conscient, et de mieux connaître cette entreprise non seulement ne change rien, mais conforte sa puissance.

 

Avec le film Inside job nous en avions appris suffisamment pour apprécier le degré d'ignomine du petit peuple de la finance. L'un de mes descendants en ligne directe travaillant dans ce milieu, atteste de l'exactitude du tableau dressé par ce film.

 

Nous nous sommes tous indignés, nos gouvernements ont fait pression et pris quelques mesures pour limiter le pouvoir des banques et des spéculateurs : limitation de la prise de risques des banques, transparence accrue des transactions, encadrement des bonus des dirigeants.

 

Résultat : tout continue comme avant. Pire qu'avant.

 

Pourtant une solution existe. L’interview de Simon Johnson, ex Economiste en chef du Fonds Monétaire International en fin à la fin du documentaire est édifiante.

 

 

« Goldman Sachs fait partie d’un système qui est très nuisible pour la société américaine, pour la démocratie, et pour l’économie mondiale. (…) Goldman Sachs a échappé au contrôle des peuples et influence directement la gouvernance mondiale »

 

Qu’elle est la solution ?

 

« Nous n’avons pas besoin de banques de cette taille. Nous devrions les casser, en faire des banques plus petites. »


Alors régalons-nous un peu "masochistement", en en apprenant toujours plus sur ceux qui nous surplombent et nous écraseront quand ils le décideront; si c'est leur intérêt.

 

Plume Solidaire

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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