Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 18:00

 

 

♥    pire que top (trop rare)

 

 

♥              bof (pas de billet sur Plumeacide) 

♥            ah ouais quand même (bien)

♥           top (très bien)

♥        pire que top (trop rare)

♥       des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 

 

Ce film  aurait pu fort bien s'intituler "La vie est précieuse" sans que cela nuise en rien à sa promotion.

 

Vous préférez les actions qui éclairent le chemin de la vraie vie ?

 

Vous ne craignez pas les réponses complexes aux situations difficiles ?

 

Vous supportez les documentaires au cinéma ?

 

Vous ne vous sentez pas en insécurité dans une salle de cinéma dans laquelle il y a moins de 10 spectateurs ?

 

Le sujet du conflit israélo-palestinien ne vous rebute pas trop ?

 

Vous pouvez mettre vos préjugés sur les arabes et les israéliens au repos pendant 1h30 ?

 

Alors il faut courir voir ce film.

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

 

 


PRECIOUS LIFE : BANDE-ANNONCE VOST par baryla

 

 

 

Critique


"Precious Life" : premiers mots d'un dialogue impossible

LEMONDE | 22.03.11 | 17h21  •  Mis à jour le 22.03.11 | 17h30

 

 

D'une vedette de la télévision qui extrait un enfant d'une zone de danger, devant les caméras, on dira méchamment qu'il fait son cinéma. Shlomi Eldar, journaliste de la télévision israélienne, longtemps correspondant à Gaza, a pris en main le destin d'un bébé né dans le territoire palestinien, Mohamed Abou Mustapha. Atteint d'une grave déficience immunitaire, l'enfant ne pouvait être soigné ailleurs qu'en Israël. Eldar a trouvé un hôpital, une équipe médicale et, grâce à un appel lancé à l'antenne, l'argent nécessaire à la greffe de moelle permettant de sauver Mohamed. De cette histoire qui pourrait servir à faire de la télé-réalité, Shlomi Eldar a fait un film de cinéma, à la fois naïf et lucide, qui force la réflexion.

 

Precious Life commence par un bref autoportrait. Eldar explique comment il a couvert durant des années l'actualité de la bande de Gaza. Son plus grand titre de gloire est d'avoir obtenu l'humanisation du poste frontière d'Erez, par lequel transitaient dans des conditions indignes les travailleurs palestiniens. "Quelques jours après le réaménagement, le poste a été fermé", après la victoire électorale du Hamas, ajoute-t-il. Ce mélange de narcissisme et d'autodérision définit l'autoportrait qui se forme au fil des séquences, sans qu'il devienne tout le film.


Precious Life est aussi - surtout - le récit d'une traversée du miroir. Désormais interdit de séjour à Gaza, Eldar est alerté par un médecin israélien, Raz Somech, sur le cas de Mohamed. Avec son père, Faouzi, et sa mère, Raïda, le bébé arrive dans un grand hôpital de Tel-Aviv. On est en 2008, l'Etat d'Israël célèbre ses 60 ans et, en passant le mur, les jeunes parents quittent un monde d'enfermement, de chaos et de violence pour un pays prospère, qui - en apparence au moins - est éperdu d'admiration pour lui-même. C'est d'abord ce choc culturel que filme Shlomi Eldar, en s'attribuant le rôle du cicérone qui guide les évadés dans ce paradis artificiel.


D'une oreille neuve


Et puis, après que le père a regagné Gaza, un dialogue s'engage entre le journaliste et la mère de famille. Il culmine dans un échange assez violent : Shlomi Eldar demande à Raïda Abou Mustapha si elle est prête à ce que son fils se sacrifie pour la libération de Jérusalem (c'est de ça qu'il s'agit, jamais elle ne parle de la "cause palestinienne"), et tente d'obtenir une espèce d'abjuration. Mais la jeune femme s'obstine, le journaliste s'emporte. Ces discours parfaitement contradictoires, on les a déjà entendus, mais presque jamais tenus par deux individus qui ne représentent qu'eux-mêmes, dans un espace privé (en l'occurrence la chambre du petit Mohamed). Parce qu'elle est livrée sans autre commentaire que la voix off d'Eldar, qui ne fait que répéter ce qu'il dit à Raïda, cette séquence contraint à écouter d'une oreille neuve ces paroles déjà entendues mille fois dans d'autres bouches.


Comme il arrive souvent dans les documentaires tournés dans la région, l'Histoire fait irruption dans le récit. Fin 2008, alors que Mohamed se remet de la greffe de moelle pratiquée par le docteur Somech, l'armée israélienne entre à Gaza. L'opération "Plomb durci" dévaste le territoire. Shlomi Eldar parle avec le médecin qui a été mobilisé avec son unité ; il tente de joindre la famille d'Abou Mustapha, qui se terre sous les bombardements. Dans les couloirs de l'hôpital de Tel- Aviv, Raïda qui a réussi à accompagner son fils, victime d'une rechute, croise le docteur Abou El-Eish. Un obus israélien a tué trois filles et une nièce de ce pacifiste palestinien. Il demande à Shlomi Eldar comment une équipe de médecins peut travailler pendant des mois à sauver un enfant, alors qu'il suffit d'un obus pour en tuer quatre. Cette question traverse nombre de films israéliens récents, fictions ou documentaires, de Lebanon à Valse avec Bachir. La singularité de Precious Life est de la poser à deux voix.

 

Thomas Sotinel  

Partager cet article

Repost 0
Plume Solidaire , écrivain public - dans Ciné - Vidéo - Radio
commenter cet article

commentaires

Qui Suis-Je ?

  • : Plumeacide, le blog de Plume Solidaire, écrivain public
  • Plumeacide, le blog de Plume Solidaire, écrivain public
  • : C'est une histoire de fraternité républicaine et d'amitié avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres.
  • Contact

Allo, y a quelqu'un là ?

 
 
 
  un compteur pour votre site  J'ai mis un compteur pour que vous ne vous sentiez pas trop seul(e) dans cet endroit isolé.
 
 
 
Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers son deuxième millionième visiteur ! Mââgique !
 
 
 

  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public

Cliquer pour voir le diaporama

 
 
 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

Chercher Un Article ?

Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

charlot.jpg

Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

Quel temps sur Belleville ?