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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 17:00

 

 

Certes ce film inaugure peut-être un genre cinématographique.

 

Il faut aussi avoir assez de connaissances sur l'histoire  politique mondiale récente, celle du communisme roumain et le parcours politique de Ceausescu, pour apprécier ce documentaire consituté d'un montage de documentaires à caractère essentiellement propagandistes.

 

En effet, en l'absence de commentaire, et de musique, c'est au spectateur  de nourir sa propre réflexion.

 

Certaines scènes sont proprement stupéfiantes. Je pense en particulier à celles de la scène de la conférence de presse, au dernier Congrès du Parti Communiste Roumain, au dernier discours de Ceausescu à ses ministres.

 

Les démonstrations concernant le culte de la personnalité - en Rouamnie, comme en Chine - sont aussi très impressionnantes.

 

Encore une fois, le citoyen un tant soit peu claivoyant, se demande comment un peuple a pu supporter aussi longtemps un dictateur aussi délirant dans ses discours et dans son idéologie  (Lire l'article Nicolae Ceauşescu dans Wikipedia).

 

 

Encore une fois on se demande comment un tel personnage a pu être reçu avec autant d'égards aussi bien auprès des dirigeants soviétiques, chinois,  américains (Richard Nixon, Jimmy Carter, Gerald Ford), européens ( De Gaulle, Elisabeth II).

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

 

- - - -

 

 

 

♥♥        ah ouais quand même (bien)

 

 

♥              bof (pas de billet sur Plumeacide) 

♥♥              ah ouais quand même (bien)

♥♥♥              top (très bien)

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 

 

 

 

 

 

Au cours du procès sommaire auquel il a été soumis avec sa femme, Nicolae Ceausescu passe en revue la période de sa vie pendant laquelle il a été au pouvoir : 1965-1989. Nous assistons à un tableau d’époque qui rappelle, par son ampleur, les fresques filmiques américaines sur la génération de la guerre du Vietnam, par exemple. D’un point de vue formel, l’Autobiographie de Nicolae Ceausescu démontre qu’aujourd’hui, en utilisant exclusivement des images pré-existantes, il est possible de réaliser des oeuvres cinématographiques à propos de sujets récents, ayant un souffle épique similaire à celui que nous rencontrons dans les films historiques de fiction. Nous avons à faire ici à une démarche éminemment syntactique dans laquelle le montage à un double rôle : celui de la mise en scène, puisqu’il construit des scènes qui n’existent pas en tant que telles dans les rushes, et ensuite, celui plus classique, de relier ces scènes entre elles. Il est fort possible que nous assistions ici à la naissance d’un nouveau genre cinématographique.

 

 


 

 

"L'Autobiographie de Nicolae Ceausescu" : les images du dictateur, retournées comme un gant

 


 logo le monde| Mis à jour le 13.04.11

 

 

S'il fallait donner un visage au communisme à la roumaine, ce serait celui de Nicolae Ceausescu. Drôle d'homme et drôle de parcours, qui transforme un petit apprenti cordonnier communiste en Père Ubu. Si drôle qu'on le passa par les armes, le 25 décembre 1989, avec son épouse Elena, à la suite d'un procès expéditif.

 

Né en 1918, Ceausescu gravit tous les échelons du parti et en prend la tête en 1965, à la mort de son prédécesseur et tuteur Gheorghiu Dej. L'histoire commence plutôt bien. Sous sa conduite, la Roumanie connaît une forte croissance, cultive des relations avec les pays occidentaux, affiche son indépendance à l'égard de Moscou - il condamne, en 1968, l'intervention militaire en Tchécoslovaquie. Les choses se gâtent en 1971, quand le "Guide roumain", qui ne tarde pas à se baptiser "Génie des Carpates", tombe sous les charmes réunis de la Révolution culturelle chinoise et de la planification paranoïaque du régime nord-coréen. S'en suit : népotisme du régime, toute-puissance de l'appareil policier, culte de la personnalité et des ancêtres de la nation, politique nataliste aberrante, destruction des villes et des villages, économie menant à la famine.

 

Cette farce macabre, le film d'Andrei Ujica la relate à travers une odyssée de trois heures. Son originalité, pour ne pas dire son étrangeté, est d'être mise en scène avec les images qu'employa le despote pour sa propre édification, sans commentaire ajouté, sans témoignages, sans souci de contextualisation ni d'identification des personnages. Il en résulte, au regard de la vocation pédagogique attendue d'un documentaire historique, du désarroi, de l'égarement. Il faut en déduire que L'Autobiographie de Nicolae Ceausescu est autre chose qu'un documentaire. Une clinique de la personnification totalitaire, une fresque tragi-comique, une magnifique démonstration de la réversibilité des images.

 

PARTIE DE VOLLEY-BALL

 

Ce dernier point est celui qui rend les autres possibles. Dépouillées du commentaire, dotées d'une bande-son favorisant la distanciation, montées selon une nouvelle perspective narrative, les images asservies par le protocole totalitaire sont retournées comme un gant. Le despote est soudain mis à nu, saisi dans le grotesque de ses pantomimes, révélé par la mécanique de ses tics, essentialisé par le sinistre charabia de ses discours.

 

Chaplin et son Dictateur ne sont pas loin. Il n'est pas jusqu'à la langue roumaine qui ne contribue, pour une oreille latine, à cet effet, en attribuant au chef suprême le titre de "conducator".

 

Autant dire que ce film est d'une effrayante gaieté. Ceausescu y apparaît comme un nain caricaturé par sa folie des grandeurs. C'est clair quand l'objectif le saisit au côté du général de Gaulle, ça ne l'est pas moins quand le cameraman est obligé de recadrer brutalement un travelling pour ne pas passer au-dessus de sa tête, ou quand on le voit, en tenue de sport, massacrer une partie de volley-ball en mettant toutes les balles dans le filet. Le rire n'en finit pas moins par virer jaune.

 

Ouvert et clos par la scène où le couple Ceausescu, arrêté, est apostrophé par ses accusateurs, le film doit aussi se lire comme un long flash-back filmé depuis le cerveau du despote. La Roumanie de Ceausescu y apparaît comme le décorum d'un rêve lugubre, le pétrifiant exemple d'un pays et d'une nation transformés en simulacre. Cette imagerie du XXe siècle est aussi un précieux viatique pour qui voudrait comprendre de quel roman des origines part l'extraordinaire nouvelle génération du cinéma roumain.

 

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Source :

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