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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 15:39

 

 


J'ai entendu l'ayatollah Pujadas l'autre soir annoncer sur France 2 que l'Organisation Mondiale de la Santé avait déclaré que la pandémie passait au niveau 6.

 

La Ministre de la Santé, considérant sans doute que :


le nombre des personnes tuées sur les routes chaque mois en France - (4631 en terme d’équivalent annuel CVS*)


excède significativement le nombre de morts réels de la pandémie "globale" (117 morts et 19.000 contaminés sur environ 7 milliards d'habitants au 3 juin - source : TF1 /LCI info sciences),


et n'atteignant pas le nombre de personnes disparues dans la catastrophe de l'Airbus d'AIR FRANCE du vol Rio/Paris (228 morts dont nous faisons notre deuil national dans nos JT depuis l'accident),


propose au gouvernement de fixer le seuil en France au niveau 5.


Par ailleurs, le docteur consultant d'Antenne2 nous a informés que le virus a une prédilection pour  les adultes en bonne santé.

 


Or je suis en excellente santé et il y a plus de 300 visiteurs autorisés à pénétrer sur Plumeacide chaque jour.


 

C’est trop pour moi qui suis seul à gérer les flux des entrées et des sorties sur Plumeacide, ayant été contraint, du fait de la crise immobilière d'abord, puis financière et économique enfin, à réduire mes équipes.


 

De plus, mon antivirus ne dispose par encore des données pour isoler ce nouveau virus.  Et  les recettes de publicité sont insuffisantes pour que je puisse acquérir des installations de détection de type scanner à détection de chaleur susceptibles d’identifier les intrus(es).


En conséquence, vous comprendrez,

à seule fin d’ASSURER LA CONTINUITE DE LA MISE A JOUR DE CE BLOG en évitant tout risque de contamination via l’Internet,


que je sois dans l'obligation de filtrer les entrées et d'interdire l'accès à tous visiteur /teuse non muni(e) d'un masque dit "en bec de canard" de type FFP2 que vous pouvez vous procurer  pour 18 € TTC.

 



L'usage de mouffles antibactériennes, d'une souris vaccinée et d'un câblage antiseptique est également fortement recommandé.

 

Soyons vigilants contre le port de la grippe A

 

Sortons couverts contre la grippe A du porc



Tous solidaires contre ashunhainun

 

Mort aux virus !


Plume Solidaire

 


* Corrigé de l’effet des variations saisonnières et de l’effet météo

Source : Sécurité routière - Résultat d'avril 2009 / N° 110 – 12 mai 2009

 




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commentaires

geneviève 17/07/2009 12:03

une petite rectificaton : ils semble que les réactions ne se font pas après l'article mais sur des forums. Dont voici un lien : http://forums.lesoir.be/index.php?showtopic=12754Très entraînante la musique qui nous accueille! J'aime beaucoup

geneviève 17/07/2009 11:37

Bonjour, J'attendais patiemment la retranscription. Sachant que nos vies sont parfois bien remplies. Je vais aller sur son site. Vous l'avez compris, c'est un sujet qui me touche beaucoup. A Bruxelles, lorsque j'y travaillais, certaines villes de l'agglomération sont entièrement peuplées de personnes de nationalités étrangères. Les quartiers sont entièrement "conquis". Les devantures de magasins, de pharmaciens, les plaques de médecins sont toutes transcrites en Arabe. Pas un mot en nos deux langues nationales. Alors que dans certains endroits le parlement flamand veut des inscriptions en néerlandais sur les vitrines de commerces. Cela n'a pas du s'améliorer. C'est le cas à Anvers et à Charleroi. A la périphérie de Charleroi existe une petite ville : Marchiennes Au Pont. Il Y a dans cette ville Trois mosquées. Alors que c'est tout petit! Il y a une école ou les gamines peuvent aller voilées et reçoivent un enseignement Coranique. Mais qu'en est-il des lois sur la scolarité belge? Cela a valu une montée de l'extrême droite en Belgique. Qui s'est nuancée à ces élections et qui a permis - et pas seulement, il existe d'autres motifs, et cela reste un hypothèse- au parti écolo de prendre de l'ampleur. Mais celui ci a des affinités avec le CDH et prône la liberté du port du voile même dans des lieux publics et au travail. Les partis laissent faire. Surtout le parti qui accueille une personne voilée-la CDH bruxelloise Mahinur Özdemir-au parlement. C’est le parti social chrétien: il est devenu le parti humaniste. Bruxelles et sa périphérie sont des gros enjeux électoraux. De ce fait "on ratisse large" (expression bien de chez nous) , pour avoir des clients votant. Des émissions et des articles de presse sont parus à cet égard et sont fort interpellant. Cela devient un souci. Je suis consciente que les minorités doivent être représentées. C'est incontournable. Mais pas en dépit de l'intérêt de la majorité. C’est donc un sujet d’inquiétude. Au niveau de l’article, j'ai pensé qu'il manquait de liens. Les argumentations sont mal reliées et mal développées. Le fond est bon mais il manque de forme. J’émets l'hypothèse que le journaliste a retranscrit  une interview et que le sens où le développement de l'article rend parfois des contradictions. Un exemple : Cette phrase du mari citée et pas explicitée ni reliée. Je ne perçois pas de contradiction dans le sens où elle dit : espace public : montrons nos visages pour le respect des règles de savoir vivre, le respect de l'autre, le respect de soi, le respect des valeurs du pays accueillant et les femmes peuvent s'habiller comme elles veulent dans l'espace public  sous entendu si elles respectent les règles sociales c.à.d. pas nue, pas de visages cachés, dans le respect de nos valeurs sociales. Parce que je suis son raisonnement qui a (hypothèse) été tronqué pour la publication, genre nombre de mots...synthétiser l'interview... . Mais je lis peut être ce que j'ai envie de lire. Et je me pose la question : est ce que c'est lu tout court. Au vu du nombre de commentaires sur le site du soir, ce n'est pas un sujet sensible. A moins qu'il ne le soit trop et que l'on a peur de se faire taxer de racistes. Au plaisir de vous lire et de découvrir vos impressions sur ces contradictions. Geneviève

Plume Solidaire , écrivain public 21/07/2009 13:55


Très occupé par par ma vie de famille la semaine dernière, je reprends notre dialogue aujourd'hui.

Ce qui se passe en Belgique ne me semble pas de bonne augure pour l'avenir de votre nation. Les tensions linguistiques et territoriales, les déséquilibres de croissance entre la partie flamande et
la Wallonie ; et maintenant la démagogie politique à l'avantage des religieux. J'espère que la majorité du peuple belge quelle que soit sa langue - y compris la partie germanophone dont on ne parle
jamais - saura réagir dans un sursaut national.

Concernant l'article je crois que vous avez raison, il y a eu un problème d'écriture qui perturbe la compréhension. Mme Badinter est très connue en France pour ses positions et analyses en faveur
de la défense des droits des femmes. Je pense que votre compréhension de ses propos est juste sur le fond.

J'ai lu en partie le long forum. Il y a des arguments très convaincants comme celui-ci :

"

16/06/2007, 10:36


- Dièse 14
Il serait grand temps de prendre des mesures pour arrêter cette escalade de d'exigences d'ordre religieux quand on voit que tous
les pays qui sont dominés par une religion sont dans un état épouvantable et il ne faut pas aller au bout du mode pour constater cela.
L'Irlande du Nord, l'ex Yougoslavie et les pays du Moyen-Orient sont des exemples qui devraient servir à inculquer beaucoup de tolérance non pas aux habitants pays accueillant comme la Belgique
mais plutôt aux demandeurs d'asile."

A bientôt









geneviève 16/07/2009 16:47

Je ne me voilerai pas là face pour vous dire combien me réjouit cette autorisation ! Je ne l'avais d'aillieurs pas attendue pour circuler en toute liberté sur votre blog! Ne pensez pas que j'en ai manqué de la plus élémentaire des politesses : j'ai ôté mon chapeau, essuié mes pieds et laissé tout bien rangé. J'ai aimé l'article sur votre invité Malien à la permanence d'écrivain public. Je compte y mettre un commentaire. Mais je suis fort occupée ave cette carte blanche dont je vous ai laissé le lien sur ce blog. Ainsi qu'à suivre les débats sur notre députée voilée. Même madame Badinter est venue sur Le Soir.be mettre un peu de philosophie ; à visage découvert , cela va de soi. Je vous en livre le texte. Il peut être utile à ajouter à ces coms. Qui semble t'il non pas de répondant. Les voix seraient t'elle étouffées sous les masques? Ou passerait t'on sur ce blog, comme Ophélie en ses longs voiles? Bien à vous et mille mercis , Plume Solidaire, de m'accueillir ainsi. Geneviève made in belgium

Plume Solidaire , écrivain public 16/07/2009 22:42


Vous avez raison de me rappeler l'article du site Le Soir.be, qui cite d'ailleurs Adennour Bidar. Je vais le publier intégralement en écho à la transcription de son intervention.

Je vous invite à faire le détour sur son site et à lire sa Charte. C'est vraiment un homme intelligent, courageux, sensible...Rare et donc précieux !

J'ai vu une séquence télé montrant des femmes voilées dans le centre de Bruxelles ; c'était impressionnant. A Paris je ne vois plus de Burka depuis la controverse politique des dernières
semaines...Pour combien de temps ?

Je viens de lire aussi l'article de l'interveiw de Madame Badinter. Mais je trouve qu'il y a une contradiction la liberté qu'elle prône dans l'espace public au moment de l'affaire du voile de Creil
et sa position actuelle concernant le port de la burka.

Comment comprenez-vous ses différences de positions ?

Je vous souhaite un bon week-end.


geneviève 07/07/2009 10:36

Tout le plaisir fut pour moi! Et je ne tousse pas! Mille mercis!

Plume Solidaire , écrivain public 07/07/2009 12:28


Alors je vous tototrise à butiner sans laisser passer sur plumeacide !


geneviève 06/07/2009 19:51

Juste pour info et sur la présence d'une femme voilée au parlement, sur  l'article précédent ( tout à fait sérieux, là) .  http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-07-06/voile-progressistes-716323.shtml  Et sur le port du voile à l'école : http://www.lesoir.be/forum/a_bout_portant/article_715876.shtmlMerci de ces bons moments de papotte de blog à commentaire. Au plaisr de vous lire. Geneviève

Plume Solidaire , écrivain public 07/07/2009 09:55


Au plaisir...


geneviève 06/07/2009 19:36

C'était, de loin , le commentaire que j'ai préféré. Vous avez fait là un bon choix !

geneviève 06/07/2009 19:33

J'ai beaucoup ri aussi! Mais avouez que cette histoire de croix à voiler était tout à fait sympathique. Nous, les belges , nous apprécions beaucoup ce genre d'humour teinté de dérision! J'étais déjà en train de voiler la croix rouge !

geneviève 06/07/2009 17:30

Puisque voici l'heure des retranscriptions, voici un article qui demande réflexion. Et comme vous semblez très au fait en matière de masques et de choses voilées , je vous soumet une question : faudra t'il voiler les croix des pharmaciens? l' article :  Les pharmacies parisiennes bientôt obligées de décrocher leur enseigne en forme de croix ?  01/04/2009 - 08h00 PARIS (NOVOpress) -  Une association maghrébine parisienne,Paris-Beurs-Cités, a adressé il y a une dizaine de jours une lettre à la mairie de Paris afin de demander que soient « progressivement supprimées des devantures des pharmacies les enseignes en forme de croix ».  La conseillère technique du Cabinet de Bertrand Delanoë en charge des cultes, Ilda Vrospinos, a officiellement répondu que la demande allait être «examinée avec la plus extrême attention ».  L'association, qui se présente pourtant comme « non confessionnelle » et entend « regrouper les jeunes Français issus de l'immigration maghrébine afin de les aider à trouver leur place dans une société encore largement discriminatoire » explique sa démarche par le fait que « ce symbole religieux ostentatoire, vestige d'une époque révolue où la religion catholique était omniprésente dans notre pays » est susceptible de «heurter la susceptibilité des croyants non chrétiens mais aussi des personnes non ou antireligieuses » et « contrevient gravement au principe républicain de laïcité ». « Alors que la crise économique accroît les risques d'affrontements intercommunautaires, ces enseignes à forte connotation religieuse pourraient être ressenties par certains comme une forme de discrimination, voire comme une provocation », poursuit Paris-Beurs-Cités.  La demande pourrait bien aboutir si l'on en croit la réponse officielle de Mme Vrospinos, qui affirme dans la lettre qu'elle a adressée à l'association « comprendre pleinement [ses] préoccupations ». La conseillère indique qu'elle va « soumettre [sa] demande à Bertrand Delanoë qui, n'en doutez pas, va l'examiner avec la plus extrême attention ». La conseillère technique précise également que le maire de Paris « qui a fait du "vivre ensemble" l'un des fondements de son engagement », « est très attentif à la bonne entente entre communautés » et qu'il est « pleinement conscient du caractère néfaste de certains anachronismes ».

Plume Solidaire , écrivain public 06/07/2009 19:22



Là Geneviève je me dois d'abord de revenir à l’humour et même à la franche rigolade.





Car l’article est daté du 1 avril et je crois qu’il s’agissait d’un poisson d’avril ! Ou d’un canular qui semble avoir abusé la collaboratrice du Maire de
Paris. Et lui-même peut-être. A moins qu’il ne s’agisse tout simplement de démagogie de sa part. Ce que je ne crois pas, pour ma part.





Si ce n’est le cas, j’écrirais personnellement au Maire de Paris pour qu’il fasse interdire par arrêté municipal, pour des motifs identiques s’appliquant à
l’islam,  la production et la vente de croissant beurre dans les boulangeries de la capitale.





En effet, vous savez que cette viennoiserie inventée lors du siège de Vienne  par les Turcs  en 1683, est une allusion directe
au croissant représenté sur le drapeau  Ottoman (Lire l’article « L’origine du
croissant »).





Nous sortons là du débat républicain pour entrer dans une polémique, apparemment, stérile et disons le franchement stupide.  Apparemment
peut-être, parce que cette guerre des symboles peut tout aussi bien dissimuler  un véritable but : discréditer les valeurs laïques en faisant passer un symbole d’origine religieuse pour
ce qu’il n’est pas en réalité, tout simplement parce qu’il s’est banalisé et a perdu totalement sons sens originel.





Cela dit, ça ne m’empêchera d’aller manger un bon couscous ou un tajine, et d'aller parfois  au « Mac Do »comme les jeunes de
Paris-Beurs-Cités, qui y vont probablement plus souvent que moi.





Je laisserai le dernier mot à cette personne, qui s’exprimait  ainsi dans le forum de l’article de la RTBF que vous avez cité :





« 26.05.09 - 13:49 - Anonymous


Respectez les règles du pays qui vous accueille
Le port du foulard ne fait pas partie de notre culture
Si vous allez en Angleterre, vous roulez à droite ?
C'est pareil pour le foulard »


Et nous voilà revenu au point de départ. Puisque les règles de l’usage individuel de l’espace public ne sont pas définies, il y a peut-être lieu de les
édicter. Pour rappeler que, en France les principes républicains laïques sont des principes universels.


 


Je viens de trouver l'information suivante sur le site cozop.com





«... il s’agissait d’un poisson d’avril, reconnu par le site au lendemain de sa publication, « Ilda Vrospinos » étant justement l’anagramme de « poisson d’avril ».


A+, cordialement










geneviève 06/07/2009 17:24

Croyez bien que ce soit à mon corps défendant et non calculant que le compte de lettres ne s'est pas fait! Je rectifie !
Votre réflexion face à une demande « sous burqa » est un véritable cas de conscience. Cela ne sera pas facile d’y répondre. Mais par quel bout prendre ce dilemme ? Comment faire pour bien faire ?
Oh ! Mais nous revoilà dans l’éthique ! Cela alors ! Encore celle là !
Peut-on laisser ces discriminations sexistes et religieuses envahir notre espace ? Et le mien surtout ! Comment vais-je me regarder dans la glace demain matin ? Faire notre Cyrano ? Ne pas s’élever bien haut certes, mais s’élever à notre dignité et notre courtoisie ? Ah, quelle sera notre zone d’acceptation ? Hum ! Congruence ! Quand tu me tiens !  Hum ! Hum ! Trop de questions tuent la question ? Mais qu’elle est la question au juste ? Est-ce que j’écris pour une personne (bien, oui ! Pourquoi une femme ?) sous burqa ? Ou est ce que je manque aujourd’hui de courtoisie à mon égard ? Mais quelle était la question ? Et si simplement, nous laissions couler sur notre conscience un peu de respect de soi comme on laisse couler un peu d’eau savonneuse sur nos mains pour les laver ? Nous serions tout étonné  d’y  voir briller l’humanité.
 

Plume Solidaire , écrivain public 06/07/2009 17:35


Belle conclusion qui rejoint la mienne.


geneviève 06/07/2009 16:31

Ce n’est pas étonnant si l’humour engendre toujours une réflexion, parfois riche, parfois inconsciente. C’est sans doute grâce à ce facétieux cerveau primitif qui prend les commandes de l’ensemble de notre personne dès qu’il le peut. Comme il fonctionne au plaisir il doit je suppose aimer l’humour en noir et en couleur…Et tant qu’à mettre des couleurs , ajoutons des images et des  métaphores ; allons y. L’hémisphère droit pourra ainsi faire la fête avec le primitif. Le cerveau reptilien y adjoindra quelques émotions pour faire couleur locale et le voile sera levé sur le sens par les sens. De là à écrire qu’il vaut mieux un petit dessin qu’un grand discours il n’y a qu’un pas que la conscience collective a déjà posé.
Les pandémies sont aussi efficaces que les images et les métaphores quand il s’agit de retrouver la philosophie et l’éthique comportementale. Je suis d’accord avec vous : un peu de respect et de courtoisie pour ces adversaires minuscules sera bientôt de mise. Cela devrait faire sens qu’une petite bête peut en tuer une grosse. Une minorité peut s’étoffer et devenir majoritaire. Savez vous, cher Plume Acide que si par mégarde vous avez oubliez une bactérie sur le bout de votre plume, dans 48 h vous en aurez assez que pour construire une chaîne autour de la terre. Méfions nous donc de ce qui nous parait insignifiant ! Même une idée qui flotte dans l’air peut devenir signifiante. Lisez donc ce qui arriva aux accents – voir la révolte des accents, Orsenna -  Je suis d’accord avec vous : retrouvons dignité et courtoisie. Et charité bien ordonnée commence par soi.
Je lirai avec attention cette retranscription. En échange je vous laisserai quelques articles écrit en mon pays à moi. En effet, je suis Belge et surtout citoyenne de la terre. La Belgique : pays du surréalisme et des compromis à la belge. Il existe dans ce pays un réel souci de tolérance. Nous avons une femme voilée au parlement. C’est une longue histoire que je vous narrerai, c’est promis. Pour en savoir plus et lire les coms : sur le site de la RTBF
http://www.rtbf.be/info/elections/cdh-un-foulard-qui-derange-111264
Où sur mon blog. – il ferme le 13/07.  D’autres articles sont parus depuis. Je les chercherai
Elle parle d’égalité. D’ailleurs  je me pose quelques questions au  sujet de l’égalité des chances et du voile. Que je laisse ici. Et J'aimerais  trouver une réponse non sur le fond religieux, ni sur l'aspect religieux du foulard qui est trop souvent débattu.  Mais sur l'aspect éthique et discriminatoire du foulard. J’y apposerai ma réflexion. Des questions :
1.    Dans certaines écoles  belges le port du foulard est autorisé mais pas le port de la casquette pour les garçons, pas de bonnet pour les filles et garçons. Discrimination : pourquoi un couvre chef et pas l'autre. cela devient discriminatoire pour les non musulmans. Et discriminatoire pour la fille qui le porte puisqu'elle porte le foulard à partir du moment où elle est pubère. Signe distinctif non religieux. Egalité ? Fraternité ?
2.    Pour ma photo de carte d'identité j'ai des instructions précises : la photo doit me montrer afin de pouvoir être facilement identifiable. Les femmes musulmanes ont le droit de garder leur foulard. Si je présentais une photo sans mes cheveux elle serait refusée. Sous le foulard quels sont les cheveux? Discrimination pour les non musulmans. Egalité ?
Je  me sens punie. Si, si ! Je le sens…
Et je sens cette personne punie ainsi que moi-même pour avoir une déclinaison différente de la loi et de nos droits. Exit l’égalité. Exit l’égalité des chances.
 
Le masque, la burqa, le voile est une prothèse et un handicap. Oui, nous pouvons voir cela comme cela. Sans doute. Moi, je dirais que c’est un outil de communication. Mais que dit-on à l’autre lorsque l’on porte un masque, une burqa, un voile ? Chacun sait que c’est le non verbal qui dit le vrai de la relation ! Mais que dis-je lorsque je me cache face à l’autre ? Refuse-t-on la relation ? Dit on : j’ai peur d’attraper quelque chose qui réside sur et en toi ? Peux-tu ne pas me regarder de haut en bas ?  Peux-tu ne rien savoir de mon corps qui risque de te dire la vérité plus que mes paroles ? Peux-tu n’entendre que mes paroles comme si les autres sens que tu as ne fonctionnaient pas ? Que d’hypothèses pourrions nous encore émettre …Mais une question reste : mais où se situe la fraternité lorsque nous envoyons un message clair à l’autre du dessous d’une burqa ? Mais où s’inscrit l’intégration lorsque je m’isole sous une burqa ?
Votre réflexion face à une demande « sous burqa » est un véritable cas de conscience. Cela ne sera pas facile d’y répondre. Mais par quel bout prendre ce dilemme ? Comment faire pour bien faire ?
Oh ! Mais nous revoilà dans l’éthique ! Cela alors ! Encore celle là !
Peut-on laisser ces discriminations sexistes et religieuses envahir notre espace ? Et le mien surtout ! Comment vais-je me regarder dans la glace demain matin ? Faire notre Cyrano ? Ne pas s’élever bien haut certes, mais s’élever à notre dignité et notre courtoisie ? Ah, quelle sera notre zone d’accep

Plume Solidaire , écrivain public 06/07/2009 17:05


Je vous lisais avec le plus grand intérêt quand...je me suis aperçu que vore message a été interrompu !

Est-ce parce que nous sommes dans un espace dans lequel nous pouvons nous exprimer publiquement mais régi par des règles propres à une entreprise qui s'appelle Overblog ?

J'attends la suite avec impatience et en attendant je vais saisir le texte de Abdennour Bidar.

A beintôt


geneviève 04/07/2009 12:40

Il me parait entièrement nécessaire que le coin du voile soit levé sur certaines pratiques fort peu recommandables. Surtout au sein de notre métier et à notre corps défendant! En parlant de corps défendant, savez vous que vos mains sont extrèmement partie prenante dans la transmission des virus et autres bestioles déposées en toute inconscience sur l'ensemble de votre environnement? ( 80 % des transmissions de germes!) . Que dire de la bise qui propage et transmet ( transmission goutelettes) aux joues , aux lèvres petites et grandes, aux maquillages bien gras, aux voiles, aux mains petites et manucurées, ....Mais c'est au philosophe qu'il revient peut être le devoir exigeant et pertinent de lever le coin de  ce voile un peu plus longuement. Ils pourraient se servir de la fameuse phrase de ce Comte pour érudit et non de conte des milles et une nuit , qui nous dit : "trop de tolérance tue la tolérance". Enfin je vous renvoie aux cours d'éthique et de législation dont  notre corps de métier se remplit pour soigner tous les gens avec beaucoup de tolérance . Car chacun sait : "la loi ne dit pas la vérité , elle est là pour être respectée. " La première loi dont je me sers en tant qu'infirmière pour guider mon seuil d'aceptation est celle de la convention des droits de l'homme. Cela dit  : La loi soit elle punit , soit elle protège. Et je me dis que je dois protéger le plus grand nombre. Et dès lors je lève le voile. Au plaisir de vous lire!  Geneviève

Plume Solidaire , écrivain public 04/07/2009 20:46



J'apprécie votre réflexion personnelle pleine de sens. C'est curieux comme parfois l'humour peut engendrer une réflexion riche !

Pour ce qui est de l'hygiène publique, c'est devenu un réflexe pour moi de me laver les mains dès que je rentre chez moi ; surtout si je me suis tenu à une barre dans le métro…

C'est une question de respect pour mes proches et de dignité personnelle.

Peut-être que la mondialisation des virus et des microbes va nous contraindre, comme vous le dîtes "à notre corps défendant", à plus de pudeur et de réserve dans l'expression de nos
sentiments et de nos émotions. A un retour à une certaine distance comme marque de respect. Car l'absence de contact physique ne signifie pas l'absence d'estime ou de reconnaissance
d'autrui. Bien au contraire. A condition qu'il ne s'agisse pas d'hypocrisie.

Les générations qui nous précèdent savaient entretenir de relations courtoises sans nécessairement s'embrasser. La courtoisie comme savoir-être a peut-être de nouveau un bel avenir
! Pour ma part j'y vois une relation entre santé, art de vivre ensemble, et dignité.

Concernant le voile, je veux dire la burka et la iqab, j'ai retranscrit une séquence entière de l'émission « Mots croisés » d'Yves Calvi. Je vais la publier parce que,
Abdennour Bidar,  philosophe et écrivain qui se définit comme  républicain, d'origine arabe et musulman a su trouver les mots pour traduire ce que je
ressens lorsque je croise ces femmes dans la rue.

En la circonstance je pense que la loi doit "protéger l'espace public". Et pour faire le lien avec les virus, la burka est bien sûr un masque, dont l'avantage est aussi d'éviter de transmettre
ses microbes aux autres.

Est-ce que vous et moi apprécierions de vivre équipés d'un masque en "bec de canard de type FFP2" ? Personnellement j'en doute  ! Justement parce que cette protection antivirale
- comme nous pouvons le voir sur les photos venant du Mexique - est un obstacle à la communication orale. Le masque nous prive, comme la burka de la possibilité d’identifier les autres
dans l’espace public et donc de s’identifier les uns aux autres, de bien nous entendre/comprendre, de voir l'expression des visages, de partager des idées, des sentiments, des
convictions... Le masque est à la fois une prothèse et un handicap.

Le masque est un rappel constant de la présence virtuelle de la mort, comme la burka signifie une relation exclusive - qui m'exclut - entre la femme et Dieu et son mari (qu'elle y soit
contrainte ou que ce soit son propre choix, voire les deux...). La burka semble tout dire sur la personne qui la porte, elle ne permet  pas la communication sans
contraindre l’interlocuteur à l’accepter comme condition préalable à toute relation.

Le masque comme la burka voilent toujours la relation : ils l'altèrent soit par la dissimulation de la personne qui  le porte, soit ils tordent le regard en "voilant" la
perception (comme on dit d’une roue voilée).


Je me suis posé la question : comment devrais-je me comporter si une femme portant la burka venait me demander de rédiger une lettre...


 


C'est un cas limite et je vais m’efforcer d’aller  au bout de la réflexion.


D'un côté je refuse la provocation religieuse et/ou cette forme de domination sexuelle, ou encore cette forme de soumission à l'un ou aux deux à la fois. Elle heurte de front mes convictions
laïques et républicaines. Elle m’impose une liberté individuelle et religieuse contraire à la Liberté comme principe républicain universel  et laïque. Elle
m’impose l’image de l’inégalité entre homme et femme. Elle m’impose le refus de la Fraternité dans l’espace public.



D'un autre côté, imaginez que cette personne vienne s'informer pour engager une démarche de divorce (cas peu problable je le... confesse), ou simplement me faire remplir une demande de logement
social.




Qu'est-ce qui du point de vue éthique m'interdirait de lui accorder la possibilité d'accéder à ce droit ?




Est-ce que mes a priori, mes préjugés sur le voile comme refus du partage de l'espace public doivent l'emporter sur mon but de concrétiser mes convictions laïques et républicaines 
dans ma pratique d'écrivain public ?




Je ne pense pas. Il est probable donc que  j'accueillerai cette personne comme les autres. Je regarderai la légitimité et la faisabilité de sa démarche comme pour les
autres.

Puis je tenterai d’engager  un dialogue avec elle sur le port de la burka pour au moins comprendre les motivations de cette personne à la porter.


 


Et si à chaque permanence plusieurs femmes en burka venaient faire appel à mes prestations, combien de temps ferai-je preuve – « à mon corps défendant - « de « tolérance
face à l’intolérance » ?  Je ne sais pas.


 


Bien sûr, je serais très heureux si l'Etat français adoptait  une loi interdisant le port de la burka dans l'espace public et par conséquent dans les services publics.
Le problème ne se poserait  pas car cette personne n'aura pas accès à mes services.




Mais qui traitera alors ses dossiers ?


 


Les mollahs ?













geneviève 03/07/2009 16:19

Je suis infirmière ! Je prend les précautions nécessaire pour éviter que la transmission n'arrive jusque chez moi. Très attentive à certains partages

Plume Solidaire , écrivain public 03/07/2009 23:35


Ah comme vous tombez bien Geneviève ! Justement puisque vous êtes infirmière , ne pourriez-vous faire un rempart de votre corps - de métier - contre celles et ceux qui pénètrent dans mon intimité
internaute sans voile ?

Heu, sans masque je veux dire !

Bise.

Heu non non non non, je vous serre la main c'est largement suffisant.

A deux mains,

Heu non, bon week-end je voulais dire


geneviève 19/06/2009 14:27

Trop bon ! J'adopte moi aussi! Genevive

Plume Solidaire , écrivain public 03/07/2009 11:38


Dîtes-moi Geneviève, une petite question comme ça tout hasard : vous avez mis votre masque pour m'envoyer votre commentaire ?

A bientôt et bonne santé !


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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers son deuxième millionième visiteur ! Mââgique !
 
 
 

  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public

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Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

Quel temps sur Belleville ?