Indemnisation du chômage :
une convention pour temps de crise
Depuis 1985, l¹association Solidarités Nouvelles face au Chômage est aux côtés des demandeurs d'emploi pour les aider dans leur difficile parcours de retour vers le
travail. Au printemps dernier, en prévision de la renégociation de la convention UNEDIC, notre association avait indiqué aux partenaires sociaux les améliorations qu¹elle voulait voir apporter au
système d¹indemnisation du chômage. Nous étions alors dans une perspective de réduction de celui-ci.
Il n'en est plus de même aujourd'hui. La conjoncture s'est retournée. Une crise financière sans
précédent s'est abattue sur l'économie. Des sommes considérables ont été mobilisées pour
soutenir les banques pourtant responsables d'excès à grande échelle et parfois de fraudes.
L'urgent, reconnu par tous, est de soutenir l'activité et de reconstituer la confiance, et, en même temps, d'amorcer une nouvelle forme de développement, plus
durable et plus solidaire.
Alors que le nombre de demandeurs d'emploi s¹accroît, signe avant-coureur de l¹intensification des difficultés de retour à l¹emploi que vont connaître, dans les mois qui viennent, ceux qui en
sont privés ou qui vont l'être, l'assurance-chômage ne peut rester à l'écart de cette reconstruction générale et faire comme si rien ne s'était passé.
Dans les circonstances présentes, l'assurance-chômage :
a tout d'abord vocation à être contra-cyclique, ce qu'elle n'a pas toujours été dans le passé,quitte à accepter temporairement de redevenir déficitaire ;
doit redonner confiance aux chômeurs, au minimum en maintenant les niveaux et duréesd'indemnisation existants ; elle doit couvrir mieux les emplois de courte durée, ainsi que
les jeunesà la recherche de leur premier emploi. C'est comme cela qu'elle accompagnera efficacement la création du
RSA et évitera la tentation de tout faire reposer sur lui. Dans cette perspective, elle doit également maintenir et améliorer le régime des activités réduites ;
doit, parallèlement, conforter les entreprises dans la nécessaire montée en puissance de leurresponsabilité sociale et,
par exemple, étendre aux cotisations chômage les mécanismes existants d'allégement de charge, ce qui permettrait de créer des emplois et d'améliorer notre
compétitivité externe.
Rappelons que le système d¹indemnisation du chômage est partie intégrante de la protection sociale, l¹un des trois impératifs de la politique européenne d¹inclusion active. Sauf à perdre de
vue sa raison d¹être et à abandonner les perspectives ouvertes par la flexicurité en matière de fonctionnement du marché du travail, son niveau doit contribuer à sécuriser les parcours professionnels.
Simultanément, dans une perspective de solidarité, il faut s'orienter, comme cela a été fait pour la retraite et pour la santé, vers une universalisation de
l'assurance chômage : tous ceux qui travaillent, notamment ceux qui bénéficient de la sécurité de l'emploi, doivent progressivement cotiser afin que tous
puissent être mieux couverts, y compris ceux qui prennent le risque d'entreprendre.
Vouloir faire supporter de façon préférentielle aux demandeurs d'emploi les conséquences de la crise et risquer de détruire le potentiel humain qu¹ils représentent irait à rebours de ce qui est
aujourd'hui nécessaire.
Contact : Solidarités Nouvelles face au Chômage :
Jessica Holc - jessica.holc@snc.asso.fr - 01 42 47 13 41 - www.snc.asso.fr
Le 7 janvier 2008
Après la CGT, Force ouvrière annonce qu'elle ne signera pas la nouvelle convention d'assurance-chômage qu'elle juge trop peu favorable aux demandeurs d'emploi au moment où le chômage
augmente fortement.
Le texte, qui prévoit d'indemniser plus de chômeurs et de baisser les cotisations en cas d'excédent de l'assurance-chômage, avait été négocié avec le patronat fin décembre.
Si elle est signée par au moins un syndicat et une organisation patronale, la nouvelle convention s'appliquera pour deux ans.
La CFDT décidera jeudi de la signer ou non, la CFTC le 12 janvier, la CGPME le 14 et la CFE-CGC le 20.
(...)
Le syndicat reconnaît que quelque 100.000 chômeurs supplémentaires pourraient être indemnisés mais il juge que dans le même temps "des dizaines de milliers (...)
risquent de voir fortement réduite leur durée d'indemnisation".
FO regrette d'autre part le rejet par le patronat d'une prime pour les jeunes chômeurs et déplore que le niveau des allocations - 57,4% du dernier salaire - n'ait pas été relevé.
"Enfin, FO considère que dans le contexte de crise économique et sociale aiguë qui se traduit par une augmentation du chômage et de la durée de chômage, il est inacceptable de prévoir de
manière quasi automatique une baisse des cotisations", poursuit le communiqué.
Le chômage a bondi de 3,2% en novembre avec 64.000 demandeurs d'emploi supplémentaires, soit une hausse de 8,5% sur un an.
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C'est une histoire de fraternité républicaine et d'amitié avec celles et ceux dont je publie les lettres...Une histoire d'entraide entre celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres.
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